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Festival de Photo-reportage BarrObjectif

vendredi, septembre 24th, 2010

Le festival de photo-reportage BarrObjectif se déroule actuellement dans le petit village de Barro, en plein coeur de la Charente. Une quarantaine d’expositions de tous pays sont présentées dans un cadre enchanteur le temps d’une semaine.

Le vernissage de dimanche dernier s’est très bien passé sous un magnifique soleil. Je suis très contente (et fière, il faut l’admettre) de présenter mon exposition « Portraits de Nicaraguayens » dans le lieu même où j’ai découvert mes premières expositions de photographies à l’âge de 17 ans.

Merci à l’association La Coulée Douce pour son accueil, merci à tous les visiteurs de cette 11ème édition du festival et merci à vous pour votre soutien !

Il y a un an… La Santo Domingo

mardi, août 10th, 2010

Le 10 août au matin, Auxiliadora m’emmenait voir les fêtes de Santo Domingo, le Saint patron de Managua. Quelques mois plus tard, j’en ai créé un petit reportage pour le concours de Photo-reportage Paris-Match. Cela fait un an…

Pour voir toutes les images : cliquez sur la photo ou sur ce lien. Vous serez redirigé vers mon site de photographie Lumières d’Images.

Le danseur indigène

Le danseur indigène

La Santo Domingo, fête du Saint Patron de Managua

Fête catholique traditionnelle aux accents indigènes, la Santo Domingo rassemble les habitants de la ville autour d’un culte commun. L’occasion de faire la fête pour la majorité, une bonne journée de vente pour d’autres et un défi à relever pour les forces de l’ordre.

Les festivités se déroulent en deux temps : la « descente du Saint » le 1er août, une procession qui amène le Saint, une petite statuette d’une quinzaine de centimètres recouverte de fleurs et posée sur une chaise à porteur, de l’église où il réside pendant l’année à l’ancienne Cathédrale de Managua et la « remontée du Saint » le 10 août où il effectue le trajet inverse. Les deux jours sont fériés pour les Managuayens pour pouvoir participer à cet événement rassembleur. Lors de la cérémonie, le Saint et ses porteurs s’arrêtent régulièrement pour danser pendant que la foule se presse autour d’eux. Le spectacle est difficile à percevoir. Les pères portent leurs enfants à bout de bras, certains galopins montent sur les toit et tous les espaces surélevés sont pris d’assaut.
Pour remercier Santo Domingo de ses actions au cours de l’année, de nombreuses personnes, essentiellement des hommes, se peignent le corps de noir ou de marron et dansent avec leur bâton. Des femmes et fillettes en robes traditionnelles tournoient avec des mouvements amples.

Après le passage du cortège, la fête est à l’honneur. Quelques travestis profitent de la Santo Domingo pour s’exhiber. Le rhum et la bière, les alcools locaux, coulent à flot. Les ventes de sucreries en tout genre explosent : buñuelos (petits gâteaux nicaraguayens), pommes d’amour et autres chewing-gums. Quelques heures plus tard, les femmes et les enfants ne s’attardent pas, laissant la rue continuer de festoyer. Il faudra plusieurs jours pour que les restes du passage de Santo Domingo s’effacent.

Ancienne célébration du dieu du Maïs transformée par les prêtres colonisateurs en Santo Domingo, ces deux jours forment un savant mélange de catholicisme, fêtes ibériques et tradition indigène.