Archive for the ‘Spécialités Nica. et traditions’ Category

Il y a un an… La Santo Domingo

mardi, août 10th, 2010

Le 10 août au matin, Auxiliadora m’emmenait voir les fêtes de Santo Domingo, le Saint patron de Managua. Quelques mois plus tard, j’en ai créé un petit reportage pour le concours de Photo-reportage Paris-Match. Cela fait un an…

Pour voir toutes les images : cliquez sur la photo ou sur ce lien. Vous serez redirigé vers mon site de photographie Lumières d’Images.

Le danseur indigène

Le danseur indigène

La Santo Domingo, fête du Saint Patron de Managua

Fête catholique traditionnelle aux accents indigènes, la Santo Domingo rassemble les habitants de la ville autour d’un culte commun. L’occasion de faire la fête pour la majorité, une bonne journée de vente pour d’autres et un défi à relever pour les forces de l’ordre.

Les festivités se déroulent en deux temps : la « descente du Saint » le 1er août, une procession qui amène le Saint, une petite statuette d’une quinzaine de centimètres recouverte de fleurs et posée sur une chaise à porteur, de l’église où il réside pendant l’année à l’ancienne Cathédrale de Managua et la « remontée du Saint » le 10 août où il effectue le trajet inverse. Les deux jours sont fériés pour les Managuayens pour pouvoir participer à cet événement rassembleur. Lors de la cérémonie, le Saint et ses porteurs s’arrêtent régulièrement pour danser pendant que la foule se presse autour d’eux. Le spectacle est difficile à percevoir. Les pères portent leurs enfants à bout de bras, certains galopins montent sur les toit et tous les espaces surélevés sont pris d’assaut.
Pour remercier Santo Domingo de ses actions au cours de l’année, de nombreuses personnes, essentiellement des hommes, se peignent le corps de noir ou de marron et dansent avec leur bâton. Des femmes et fillettes en robes traditionnelles tournoient avec des mouvements amples.

Après le passage du cortège, la fête est à l’honneur. Quelques travestis profitent de la Santo Domingo pour s’exhiber. Le rhum et la bière, les alcools locaux, coulent à flot. Les ventes de sucreries en tout genre explosent : buñuelos (petits gâteaux nicaraguayens), pommes d’amour et autres chewing-gums. Quelques heures plus tard, les femmes et les enfants ne s’attardent pas, laissant la rue continuer de festoyer. Il faudra plusieurs jours pour que les restes du passage de Santo Domingo s’effacent.

Ancienne célébration du dieu du Maïs transformée par les prêtres colonisateurs en Santo Domingo, ces deux jours forment un savant mélange de catholicisme, fêtes ibériques et tradition indigène.

La Banda rythmique et les fêtes patriotiques

lundi, septembre 21st, 2009
La Banda défile dans les rues de Condega

La Banda défile dans les rues de Condega

Les 14 et 15 septembre se fête chaque année l’indépendance du Nicaragua. Le 14 septembre 1856, à  San Jacinto, 120 soldats nicaraguayens défirent 300 soldats bien armés et menés par William Walker. Démonstration du patriotisme nicaraguayen, cette bataille reste ancrée dans l’histoire du pays. La  date du 15 septembre correspond quant à elle à l’Indépendance proprement dite de la colonie espagnole du Nicaragua et des États d’Amérique Centrale.

Pour l’occasion, toutes les « bandas » des écoles défilent dans la rue. Une Banda est un groupe de musique rythmique, il y a en une dans chaque école. Tous les ans, à partir du mois de juin, des élèves s’entraînent plusieurs heures par jours; les entraînements s’intensifient rapidement à l’approche des commémorations. Ils atteignaient  des journées complètes du lundi au vendredi et cinq heures le samedi pour les jeunes de la banda que je connais.

Le jour du défilé, dans les rues de la ville, chaque Banda tient à briller et se trouve plus ou moins en concurrence avec les autres Bandas. L’enjeu est important et la prestation peut fortifier la réputation d’une école. Pour un élève, faire partie de la Banda est un honneur et si une photo existe, qui prouve la participation au défilé, soyez sûr qu’elle aura une place de choix sur un mur. Chaque année, la Banda s’équipe d’uniformes différents, chacun des étudiants doit l’acheter; cette animation donne donc un travail conséquent aux professeurs et couturiers de la ville !

La tête de la Banda de lIDCO

La tête de la Banda de l’IDCO

« Ma » Banda, celle que je soutenais le 14 septembre est celle de l’IDCO de Condega, menée par Jorje, un ancien élève de l’école. La journée est intense : elle commence par une organisation rigoureuse pour rentrer en ordre et au pas dans le stade où se déroule la célébration officielle ornée de discours… Les élèves doivent rester en rang sous un soleil de plomb, avec un uniforme  qui n’est pas des plus légers, et cela pendant près d’une heure sans pouvoir boire ou bouger le petit doigt… ça ne doit vraiment pas être évident. Puis commence le défilé. Il fait le tour de la ville, en voici quelques photos :

Jorje, le chef de la Banda et Daemon, le plus jeune de la troupe

Jorje, le chef de la Banda et Daemon, le plus jeune de la troupe

 

La tête de la Banda de lIDCO

Un semblant de marche militaire en tête

Les majorettes

Les majorettes

Masaya, capitale du folklore

jeudi, septembre 10th, 2009
Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Jeudi dernier, j’étais à Granada quand je me suis rappelée que tous les jeudis soir, c’est la fête à Masaya. Ni une, ni deux, je prends le bus, trouve un hôtel où passer la nuit et me rend au Mercado Antiguo (le vieux marché) pour profiter des danses folkloriques et des groupes de musique. Avec ma chance, je suis arrivée le jour des 170 ans de la ville. A cette occasion ont eu lieu beaucoup de discours mais le monde n’étais pas au rendez-vous. Le publique été peu nombreux et peu présent.

J’ai quand même assisté à de nombreuses danses mais me suis éclipsée après quelques musiques d’un groupe qui ne comprenait même pas de Marimba ! (la Marimba est un instrument originaire de Masaya, au son très clair, je suis fan)

Quelques images des danses traditionnelles :

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

La Santo Domingo à Managua

samedi, août 15th, 2009
La fête de la Santo Domingo à Managua. Au centre, le Saint entouré de fleur est porté par des danseurs. Tout autour les gens dansent également selon la coutume et la danse tradionnelle.

La fête de la Santo Domingo à Managua. Au centre, le Saint entouré de fleur est porté par des danseurs. Tout autour les gens dansent également selon la coutume et la danse traditionnelle.

Le 1er août, Managua fête son saint patron, Santo Domingo. Pour l’occasion, la Ville organise une grande célébration. La statue (toute petite – 20 ou 30 cm) est entourée de fleurs en plastiques et transportée de son église pour faire un tour dans la ville (en direction d’un lieu que j’ai oublié). Tout autour des porteurs et de la statue, les Managuayens dansent au son de la musique plus ou moins traditionnelles et des pétards qui sifflent dans les airs.

Cette fête possède des origines indigènes. Auparavant, il s’agissait de la fête du Dieu du maïs. Je suppose en tant qu’historienne de formation que l’Église a peu à peu modifié cette fête païenne pour la transformer en fête chrétienne et obtenir le baptême de nombreux indigènes. Le fait est qu’aujourd’hui persistent de nombreuses traditions ancestrales. Certaines personnes pour montrer leur respect et son remerciement à Santo Domingo, se peignent le corps de noir ou de marron pour danser avec des bâtons. Les femmes et fillettes, portent parfois des habits traditionnels pour danser.

Un homme, peint de noir, danse pour remercier Santo Domingo.

Un homme, peint de noir, danse pour remercier Santo Domingo.

Il existe au moins deux Santo Domingo. Les deux statues partent de leur églises propres et se rejoignent pour faire la fête. J’ai surtout assisté à cette partie du défilé. Celui-ci commence tôt le matin et se termine tard dans la nuit voir même le lendemain au levé du soleil. Dix jours plus tard, c’est le retour du Saint dans son église. La même fête se répète pour le bonheur de tous les Managuayens.

Toutes les villes du Nicaragua possèdent un Saint patron qui se fête selon la coutume locale. Je vais essayer d’assister à quelques unes de ces fêtes, mais déjà, la Santo Domingo de Managua donne une idée de la manière dont tout cela se passe.

Una niña danse pour le Saint vêtue des habites traditionnels de la ville.

Una niña danse pour le Saint vêtue des habites traditionnels de la ville.

El macho

samedi, août 8th, 2009
Helen tente de faire une pyramide avec son jeu du Macho

Helen tente de faire une pyramide avec son jeu du Macho

Il ne s’agit pas des hommes Nicaraguayens (quoi que…) mais d’un jeu auquel jouait la petite fille qui vivait avec moi chez Norma Morales, ma professeur d’espagnol.

Ce jeu ressemble plus ou mois aux osselets. Il se joue avec une balle rebondissante et dix pions de couleurs. On lance les pions sur le sol et on lance la balle rebondissante. Il faut attraper un pions avant que la balle ne fasse 2 rebonds. Si l’on perd, on recommence à zéro. Après avoir rattrapé les 10 pions, on recommence en en attrapant 2, puis 3. Si on perd, on recommence au derniers pallier (2, 3,etc.) Après 3, il faut mettre les pions dans la cabane (sa main sur le sol, qui ne peut pas bouger) et non plus dans sa main. Après, il faut mettre les poins dans le hoyo, le trou de sa main.

Le premier qui a fini a gagné si l’on joue à plusieurs (à tour de rôle, a chaque fois que l’on perd)

La pinata

jeudi, juillet 16th, 2009

C’est bientôt parti pour les fêtes de la révolution. Demain, je suis à Esteli pour la fête de la libération de la ville et dimanche, je pars a Managua pour la fête nationale de la révolution. Comme je risque de ne pas donner de nouvelles pendant quelques jours, je vous laisse une petite photo.

La piñata, boîte décorée remplie de bonbons, clôt le spectacle de l’école en donnant des friandises à tous les enfants. Le but est que les enfants, chacun leur tour, les yeux bandés, tentent de taper dans la piñata. Le dernier coup de bâton ouvre la boîte qui déverse ses bonbons sur le vainqueur. Tous les enfants se ruent alors pour attraper sa part.

A faire sous haute surveillance car il faut savoir calmer les ardeurs enfantines !
Au Nicaragua, tout anniversaire a sa piñata, c’est une tradition inébranlable !

La Piñata

La Piñata