Archive for the ‘Lieux – Tourisme’ Category

Niquinohomo, un village des Pueblos Blancos

lundi, octobre 12th, 2009

Juste une petite photo d’un parc coloré. Au Nicaragua, les parques centrales sont des lieux de rassemblement pour se retrouver entre amis à la fin de la journée où de la semaine. Conviviaux, ils sont souvent tout couleur avec de nombreux bancs…

Le parc central de Niquinohomo

Le parc central de Niquinohomo

El Salto del Estenzuela

mardi, septembre 29th, 2009
La Cascade de lEstenzuela

La Cascade de l’Estenzuela

Proche du Tisey, se trouve la cascade de l’Estenzuela, haute de 36 mètres de haut. Elle est l’occasion d’une belle petite promenade au bord de l’eau, tout en regardant les oiseaux et toute la faune et la flore locale. Puis-je répéter une nouvelle fois que la nature est merveilleuse par ici. Jamais je ne pourrai m’en lasser…

La vue du haut de la cascade

La vue du haut de la cascade

Une promenade au bord de leau

Une promenade au bord de l’eau

Une fleur

Une fleur

Levé de soleil sur la montagne ?

mardi, septembre 29th, 2009
Une éclaircie furtive le temps dapercevoir le lac Xolotlan au loin

Une éclaircie furtive le temps d’apercevoir le lac Xolotlan au loin

Motivée, je me suis levée à 5 heure du matin pour aller observer un levé de soleil à partir du mirador du Tisey. Le temps était tellement embrumé que je ne voyais pas bien loin. Une fois levé, je n’allais pas me recoucher et je suis partie appareil photo et trépied à la main, espérant une éclaircie. Les paysages embrumés avec le soleil qui se lève en valent d’ailleurs la peine.

La fôret embrumée

La fôret embrumée

Finalement, arrivée au sommet, j’ai attendu une éclaircie qui n’est pas venue mais de courts instants, j’ai pu apercevoir de loin le lac Xolotlán et les volcans de de l’Ometepe. Le Nicaragua, c’est vraiment tout petit en fait !
En haut d’une colline embrumée, seule, avec un appareil photo et un trépied, à 5h30 du matin, je me suis dit que le mieux était de prendre des photos. De quoi? De moi. Alors une fois n’est pas coutume, je vous offre un cliché de moi, inspiré de la série Jumping de Halsmann : Au mirador du Tisey.

Moi au mirador du Tisey

Moi au mirador du Tisey

El Tisey – Ecoposada

jeudi, septembre 24th, 2009
La montagne

La montagne

Éprise de nature, je me suis rendue pour quelques jours au Tisey dans un lieu de tourisme rural communautaire, près d’Esteli (cf. carte touristique) L’avantage de cette communauté rurale est que l’on peut s’y rendre en bus, ce qui est non négligeable pour les touristes qui n’ont pas d’autres moyens de transport.

Lentrée du Tisey-Ecoposada

L’entrée du Tisey-Ecoposada

Arrivée sur les lieux, il m’a semblé arriver dans un hôtel tout confort au milieu de la nature : les bâtiments sont en bois, récents, les jardins très bien entretenus. On y trouve un bar-restaurant avec de nombreuses tables et chaises à l’abri de la pluie dans un cadre rustique.

Le bar-restaurant

Le bar-restaurant

Après y avoir passé une nuit, je me suis rendue compte que le « tout confort » était peut-être exagéré. Pour les personnes qui dorment en dortoirs (comme moi), les douches et toilettes sèches se trouvent au fond de la propriété. Il y en a deux pour les deux dortoirs de 15 personnes mais je n’est pas eu de problème pour y accéder, j’étais la seule à dormir en dortoir lors de mon séjour. Il y a un interstice entre le toit et le haut des murs comme souvent au Nicaragua mais le Tisey est l’un des seuls endroit où il y a de la rosée matinale… on a vite fait de retrouver ses affaires humides en se levant le matin. Le second inconvénient de cet interstice assez large est la compagnie de certains animaux, j’ai passé ma seconde nuit avec une chauve-souris qui volait autour de moi ! Après de vains efforts pour la faire sortir, je me suis faite à sa présence. Ce n’est pas si terrible finalement.

Le dortoir, de lextérieur.

Le dortoir, de l’extérieur.

Après coup, ces « inconvénients » donnent du charme à l’endroit et l’on oublie tout les désagréments quand on peut manger en regardant les lézards s’agiter et les oiseaux volter à moins de trois mètres de soi. Le premier matin, la première chose que j’aie vu en ouvrant ma porte fut un colibri tournoyer autour d’une fleur de bananier, ce n’est quand même pas donné à tout le monde !

Enfin, si les chauve-souris, la rosée du matin et les toilettes sèches vous font peur, sachez que le Tisey possède aussi de très beaux bungalows avec hamacs, bien fermés et avec sanitaires privés. Tout confort pour le coup !

L’histoire du Tisey et les attraits

El Tisey-Ecoposada est la propriété d’une communauté d’une dizaine de familles de paysans, tous frères et sœurs. En 1992, la zone est devenue une aire protégée. Les membres de l’organisme gérant l’aire ont commencé à venir y dormir et petit à petits, les groupes se faisaient plus nombreux. En 2003, les frères éparpillés dans tout le Nicaragua se sont retrouvés pour créer cet espace pour les touristes permettant de dormir puis de manger. Toute la famille y travaille aujourd’hui en plus des travaux des champs et des soins aux bestiaux qu’ils possèdent.

Le public du Tisey est essentiellement nicaraguayen. Il s’agit de familles en vacances ou de groupes de jeunes d’Esteli qui profitent du week-end pour sortir du cadre familial. Pendant la semaine, le public est plus professionnel. Ce sont des groupes de travail ou des ONG qui organisent des séjours et formations (cela est facilité par la présence d’une salle de réunion/conférence). Par exemple, quand je suis arrivée, plus d’une trentaine de personnes étaient présentes. Il s’agissait d’une réunion de trois jours organisée par une ONG évangélique américaine afin de présenter les projets et de former les leaders des communautés rurales dans lesquels ils travaillent.
A partir du Tisey, il est possible de visiter le mirador (point de vue) qui permet de voir tout le Nord-Ouest du Nicaragua avec un panorama qui part du lac Xolotlán pour aller jusqu’au golf de Fonseca à la frontière du Salvador ! On peut aussi visiter les sculptures directement gravées dans la montagne de Don Alberto (cf : Don Alberto Gutierrez Giron, tailleur de pierre), la cascade de l’Estenzuela -36m de hauteur- (cf : El salto del Estenzuela) et la communauté de la Garnacha où ils fabriquent du fromage de brebis selon une recette suisse et où se trouve également un autre mirador.

Coordonnées :

Famille Cerrato
Tél : (505) 2713-6213
De Esteli, prendre un bus direction le Tisey à la Cotran Sur à 7h30 ou à 13h30. Le retour se fait par bus à 8h45 ou à 15h30.

Los pueblos Blancos y Evert Pavón

dimanche, septembre 20th, 2009
Evert Pavón et ses produits à Granada

Evert Pavón et ses produits à Granada

En août, j’avais rencontré à Granada un homme qui vendait de magnifiques poteries en tout genre. Assis à la terrasse d’un café, nous avions discuté: il produisait lui-même ces poteries, accompagné des membres de sa famille. Comme il me voyait intéressée par son travail, il m’avait invité à me rendre  chez lui, à San Juan de Oriente, si un jour je passais par là. J’y suis allée la semaine dernière, accompagnée de mon fidèle appareil photo.

San Juan de Oriente est un village de los Pueblos Blancos, un groupe de villages spécialisés dans l’artisanat, près de la ville de Masaya. Les trois-quart de la population de San Juan de Oriente est constitué d’artisans potiers. La rue principale est bordée de magasins qui vendent sur place une partie de la production. La maison de Evert Pavón est située un peu en retrait, à l’ouest, près d’un sentier duquel on aperçoit la Laguna de Apoyo (cf.: article sur la Laguna de Apoyo). Evert m’attendait au croisement et me fit entrer chez lui. Sur son terrain se trouvent trois bâtiment en bois : deux d’entre eux constituent les pièces de la maison et le troisième, son atelier avec les matières premières et son tour de potier.

Le tour de potier

Le tour de potier

Accompagné par sa femme et ses enfants, il m’a présenté toutes les étapes de production : la création de la forme, l’enduit, la peinture, la gravure et la cuisson. Chacun dans la maison a sa spécialité : Evert s’occupe de la forme, sa femme peint, ses fils gravent et l’une de ses fille fabrique des perles avec la terre pour confectionner des bracelets de toutes les couleurs. Deux autres de ses filles travaillent sur le  marché de Masaya. Il y vend une partie de ses poteries, mais actuellement les temps sont durs…

Evert m’a répété ce que m’avait déjà dit Modesto, un artisan rencontré à Esteli : depuis plus d’un an, avec la crise économique, il y a moins de touristes et ceux-ci achètent moins. Il y a deux ans, Evert employait d’autres artisans pour pouvoir produire toutes les pièces demandées par des associations des États-Unis qui venaient acheter les produits directement chez lui. L’une des association avait même constitué un catalogue de certaines pièces  afin de faire des commandes spécifiques pour les clients. Aujourd’hui, les associations viennent encore mais les visites se font plus rares. Evert va donc à Granada le vendredi et le samedi pour vendre et être plus proche des clients potentiels : les touristes. Il ne peux pas passer par l’intermédiaire des magasins, ceux-ci achètent les produits à des prix à peine rentables.

Comme je lui présentai mon projet au Nicaragua, Evert m’a dit que si cela intéressait certains de mes lecteurs, il présentera avec plaisir tout ce qu’il m’a montré à qui le désire, alors si vous passez à proximité, n’hésitez pas à lui rendre visite !

fsdffd

Portrait de la famille et de l’artisant Evert Pavón

Coordonnées :

Evert Antonio Pavón Cano et sa famille
Tél : (505) 8869-3869   ou    (505) 8979-1416
E-Mail : heberartesaniaspavon@yahoo.es
Adresse : Del Colegio Republica Alemana, 150 varas al Norte, Barrio Bueno Vista, Zana #4

Suite à une fausse manipulation, voivi les commentaires sur cette page :

4 commentaires to Evert Pavón y los Pueblos Blancos

ZOE6000
22 septembre 2009

tes photos sont très jolies …

il fait de jolies choses cet artisan … quelle chance tu as de côtoyer autant de personnes si intéressantes.

Bizzz

Hélène Legay
24 septembre 2009

La chance, ou l’opportunité ? Récemment une amie Nicaraguayenne m’as dit qu’elle pensait que la chance n’existe pas mais ce sont des opportunités que Dieu met sur ta route et que tu peux prendre ou non… Je ne sais pas ce que je pense moi-même mais il est vrai que de nombreuses rencontres que j’ai faites, je ne les aurait peut-être pas faites si j’avais agit comme j’agissais il y a quelques mois. Ce que je veux dire est que je me suis ouverte et que je parle plus facilement aux personnes dans la rue, ce qui peux ouvrir sur des rencontres extraordinaires. Par exemple, cet artisan a commencé à discuter avec moi car sans vouloir lui acheter des produits, je lui ai porté intérêt : “c’est vous qui les produisez?”, ” vous habitez Granada?” et de son côté, lui a fait de même : “vous êtes ici pour du tourisme?, Vous restez combien de temps?”…
L’une des choses que j’ai appris ici, c’est à accepter ce que l’on m’offre, sans avoir peur de gêner, sans se poser de questions. Accepter. Avant, je disait souvent “non” par peur de déranger et je me suis rendue compte que lorsque quelqu’un te propose quelque chose c’est qu’il a envie de donner et que d’aucune manière, cela peut le déranger au contraire. Ainsi si quelqu’un te propose de te faire visiter la ville, de t’offrir un livre, un collier, ou d’entrer et de te présenter des ruines interdites d’accès et dont il est le gardien, il ne faut pas avoir peur de déranger ou penser aux mauvaises choses que pourrait te faire cette personne. J’accepte de rentrer dans son monde sans peur et je découvre de nouvelles choses.
Plusieurs Nicaraguayens qui se sont ainsi ouvert à moi m’ont parlé d’étrangers qui refusaient leur propositions et je crois bien qu’ils ne les comprenaient pas ou qu’ils se rendaient compte que ces personnes avaient peur… De quoi ? de leur habits qui prouve qu’ils ne sont pas riches économiquement, de déranger ou je ne sais quoi encore…
Accepterce que l’on m’offre est l’une des choses de moi-même que j’ai appris au cours de ce voyage, et avec toutes les autres, cela m’a donné de l’assurance, cela m’a affirmé dans ce que je suis et que j’ai toujours été. Cela fait partie des choses qui fabriquent le bonheur de tous les jours. Je souhaite à toutes les personnes de la planète de s’en rendre compte un jour.
Merci pour ton message Zoe6000.
Helene

Ambre
23 novembre 2009

Hélène , tu as eu beaucoup de chance de rencontrer de telles opportunités mais je ne pense pas que cela soit aussi évident ds notre pays dit ” civilisé” où les gens s’ignorent ..j’en ai des exemples tous les jours !!

J’adore ton blog ….je ne m’étais même pas rendue compte de l’heure , j’étais vraiment “partie en voyage ” !! Je n’ai pas pu tout voir …je reviendrai !! Magnifique ..continue de nous faire rêver !!
Ambre

Hélène Legay
23 novembre 2009

Merci beaucoup !
En ce qui concerne les opportunités que j’ai rencontre sur place, il est sur que ce n’est pas aussi évident en France mais je pense que si l’on cherche dans un ville que l’on finit par connaitre, on peut aller chercher ces opportunités-là. Je n’en suis pas sur mais vais chercher a le vérifier des mon retour. C’est au fond le travail de chacune des personnes qui le cherche de nous retrouver tous ensemble pour en profiter et permettre a ceux qui ne savent pas ou aller de nous retrouver. Je vais voir si mes paroles se vérifient lors de mon retour en France (car je suis aujourd’hui au Canada jusque décembre)

Merci encore et a très bientôt sur le net !
Hélène

Chagüitillo, le musée précolombien et les pétroglyphes

vendredi, septembre 11th, 2009
Le pétroglyphe de référence du Musée

Le pétroglyphe de référence du Musée

Suivant les indications de plusieurs français attachés au Nicaragua, je me suis rendue ce week-end au musée précolombien de Chagüitillo. Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer le couple de Français vivant dans la région et qui ont contribué à la création du musée avec le comité de Solidarité de Vaulx-en-Velin/ Sébaco mais le guide, Nestor Davila, ne m’a pas déçue pour autant …

Avant de visiter le musée, il m’a présenté les deux sentiers de pétroglyphes. Il s’agit en fait d’un ballade dans la nature avec des arrêts fréquents pour observer les dessins précolombiens gravés dans la roche :

Un pétroglyphe gravé dans la roche

Un pétroglyphe gravé dans la roche

avec cela, Nestor donne quantité d’informations sur les pétroglyphes mais également l’environnement, la région, les projets, les problèmes… De quoi découvrir le Nicaragua (encore) d’une autre manière !

Le premier sentier est en phase d’aménagement (l’inauguration est prévue le 27 septembre, j’y serai) : un sentier plat afin de faciliter l’accès aux personnes qui ne peuvent pas courir dans tous les sens, et des points à l’ombre pour se reposer quand on est arrivé en haut de la colline. De là-haut, on a un panorama sur une partie de la région de Sebaco (la ville la plus proche). Le groupe Pellas (le plus riche du Nicaragua) possède des rizières sur toute la plaine. En plus d’infester toute la région de moustiques, le groupe décharge quantité de pesticides qui pollue les environs.

Risières

Risières

Le second sentier se trouve 1,5 km plus au nord. Le temps d’y aller, Nestor me présente à la flore locale : arbres fruitiers en tout genre, dont un qui produit des coques rouges longilignes que les indigènes utilisaient pour se laver les dents ! En passant devant un bâtiment en travaux, il sensibilise les visiteurs à la contrebande de poteries précolombienne. Arrivée au début du second sentier, l’anti-moustique n’est pas de trop : chacun en a près d’un trentaine sur lui. Il ne faut pas s’arrêter afin d’éviter de se faire piquer. Le sentier fait ma joie. Il est rempli de pierres énormes sur lesquelles il faut marcher et sauter parfois d’un peu haut. Il s’agit par moment presque d’escalade. J’adore ça !

Le second sentier de Chagüitillo

Le second sentier de Chagüitillo

La nature est toujours sublime. Les arbres poussent en faisant corps avec la pierre. J’ai l’impression de me trouver une nouvelle fois au milieu de nul part, sans un bruit de voiture, seulement le vent et les oiseaux…

Nous arrivons au pétroglyphe-symbole du musée. C’est le plus grand que l’on ai vu. Il se trouve au milieu d’un lieu que l’on suppose être un lieu de sacrifices humains afin de calmer la colère des Dieux. Nestor me raconte que les sacrifices n’étaient pas barbares et les sacrifiés, quand ils étaient de la communauté, savaient depuis la plus tendre enfance qu’ils allaient être sacrifié. Que cela était un honneur. Si la personne n’était pas de la communauté, c’était un ennemi de la tribu. Autre enseignement : Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique. L’Amérique n’a pas attendu Christophe Colomb pour vivre et exister. Je le savais mais c’est formulé d’une autre manière.

Je voudrai ajouter pour les éventuels touristes qui passent sur mon site qu’en plus du musée et des sentiers de pétroglyphes, la communauté propose hébergement et nourriture pour 15$ (nuit + 3 repas) dans des familles de la communauté, et je vous prie de croire, vous n’aurez pas faim en sortant de table !

Contact :

Villa Chagüitillo Km, 107 Carretera Sebaco a Matagalpa
Nestor Davila : (00505) 865 975 67
mpch05@gmail.com
www.adchchaguitillo.com
(prendre un bus pour Matagalpa et demander au chauffeur de s’arrêter à l’entrée de Chagüitillo quand vous avez dépassé Sebaco. De l’entrée du village, le musée est indiquée. Il est située à quelques centaines de mètres)

Mi Museo, le musée d’art précolombien de Granada

vendredi, septembre 11th, 2009

Quatre pièces. Le musée n’est pas très grand et les explications sont succinctes mais comme il est gratuit, il vaut le détour si l’on passe pas très loin ou s’il on est passionné.

J’aime la phrase de l’un des panneau d’explication de l’entrée : « Un pueblo sin conocimiento de su Historia, Origen o Cultura es como un árbol sin raises » (Un peuple qui ne connaît pas son Histoire, ses Origines ou sa Culture est comme  un arbre sans racines)

Les poteries sont très belle et j’ai toujours un petit pincement au coeur quand je me dit qu’elle ont plusieurs centaines d’années. D’après ce qu’un guide d’un autre lieu m’a dit, toutes ces pièces ont été récupérées aux frontières. La contrebande d’art primitif est très importante, d’autant plus que le pays ne prend pas le temps de s’occuper de l’étude de ces documents. La plupart des sites auprès desquels on peut trouver ces poteries à un mètre cinquante sous la terre ne sont pas considéré comme tels mais reconnu par les contrebandiers qui en profitent pas mal…

Je vous laisse admirer :

Trois poteries précolombienne de Mi Museo a Granada

Trois poteries précolombienne de Mi Museo a Granada

Masaya, capitale du folklore

jeudi, septembre 10th, 2009
Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Jeudi dernier, j’étais à Granada quand je me suis rappelée que tous les jeudis soir, c’est la fête à Masaya. Ni une, ni deux, je prends le bus, trouve un hôtel où passer la nuit et me rend au Mercado Antiguo (le vieux marché) pour profiter des danses folkloriques et des groupes de musique. Avec ma chance, je suis arrivée le jour des 170 ans de la ville. A cette occasion ont eu lieu beaucoup de discours mais le monde n’étais pas au rendez-vous. Le publique été peu nombreux et peu présent.

J’ai quand même assisté à de nombreuses danses mais me suis éclipsée après quelques musiques d’un groupe qui ne comprenait même pas de Marimba ! (la Marimba est un instrument originaire de Masaya, au son très clair, je suis fan)

Quelques images des danses traditionnelles :

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Le volcan Masaya

jeudi, septembre 3rd, 2009
Le cratère San Jéronimo vu du sommet dun autre cratère.

Le cratère San Jeronimo vu du sommet d’un autre cratère.

Hier, j’ai décidé d’aller observer mon premier volcan. Je suis au pays « des Lacs et des Volcans », il faut bien que j’en profite !

La réserve du volcan Masaya comprend en fait deux volcans et 5 cratères dont un seul actif. L’attraction principale et bien entendu le cratère San Jeronimo dont la vapeur s’échappe sans discontinuer.

Lintérieur du cratère San Jéronimo (volcan Masaya)

L’intérieur du cratère San Jéronimo (volcan Masaya)

Mais aussi, le paysage vaux (encore une fois) le coup d’oeil. Sur les flancs du cratères, la végétation cohabitent avec les rochers de pierres volcaniques, l’un gagnant parfois du terrain sur l’autre. Certains espaces sont les lacs de pierres volcaniques que l’on reconnaît au loin comme de grandes surfaces noires et poreuses, d’autres ressemblent plus à des forêts ou des champs sauvages oú poussent de magnifiques fleurs.

Intérieur de lun des cratère etaint du volcan Masaya.

Intérieur de l’un des cratère etaint du volcan Masaya.

La laguna de Apoyo

jeudi, septembre 3rd, 2009

Ces derniers jours, je me suis mise au tourisme pour de vrai. Jusqu’ici, je me voyais plutôt en train de découvrir les associations que vous connaissez, rencontrer les nicaraguayens, ceux que je vous ai présenté, ceux que je vous présenterai au retour et tant d’autres. Je parlais espagnol tout le temps et j’ai appris la langue de cette manière et très rapidement.

Depuis quelques jours, je parle plus anglais et français qu’autre chose : l’anglais car c’est la langue internationale des touristes et français parce que je rencontre quelques français et québecois au détours des villes touristiques de Granada et de Léon…

Dimanche, je me suis rendue à Masaya, la ville considérée comme la plus traditionnelle du Nicaragua.

La Laguna de Apoyo, Masaya

La Laguna de Apoyo, Masaya

A peine arrivée, alors que je marchais dans les quartier extérieurs de la ville, une jeune homme à vélo est venu me parler. Il s’appelle José et est artisan du bois dans la ville. Il fabrique des jouets pour enfants en bois avec ses frères et ils vont les vendre un peu partout au Honduras, Guatemala et El Salvador car ils ne se vendent pas trop au Nicaragua. Il m’a proposer de me faire découvrir la ville et les lagunes alentour. J’acceptai avec plaisir. Ensemble, nous avons pris un taxi, vélo dans le coffre, pour monter en haut d’une colline à partir de laquelle nous avons pu contempler la Lagune de Apoyo.

Assis là-haut, nous avons discuté de la vie et de la difficulté de vivre pauvre au Nicaragua. « Nous sommes pauvres mais notre richesse, elle est là » m’a-t-il dit en me montrant le paysage. Il a raison. Il m’a dit que rien que pour acheter une nouvelle paire de chaussures, il faut parfois faire de grands sacrifices. Et ce que je trouve extraordinaire, c’est que malgré tout cela, il sait prendre le temps de se poser à l’ombre d’un arbre et de profiter de la beauté de la Nature.

Au moment de partir, José est monté sur son vélo, je me suis mise à l’avant sur le cadre et nous avons descendu la colline en « roues-libres ».