Archive for the ‘Histoire et Politique’ Category

Il y a un an… l’anniversaire de la Révolution

mercredi, juillet 21st, 2010

La Consigna, l’un des hymnes de la révolution Nicaraguayenne de 1979, de Carlos Mejia Godoy

Ce chant, répété par des milliers de personnes, dans une atmosphère d’allégresse, sous un soleil de plomb. Du rouge et du noir sur les drapeaux, sur les vêtements, sur les visages. Une scène, des discours, mais surtout, les retrouvailles d’un peuple qui fête la victoire, sa victoire. Jamais je n’avais ressenti avec un telle force : la joie d’une foule, transmise à quiconque s’en approche. Le bonheur commun d’être ensemble et d’avoir gagné.

19 juillet 2009. Le trentième anniversaire de la Révolution Sandiniste. Le trentième anniversaire de la mise en place de la république démocratique. Le trentième anniversaire de la fuite de Somoza, le dictateur.

30 ans de la révolution. Marque sur le visage.

30 ans de la révolution. Marque sur le visage.

30 ans de la révolution. Drapeau du FSLN.

30 ans de la révolution. Drapeau du FSLN.

30 ans de la révolution. Marque sur le visage.

30 ans de la révolution. Bracelet FSLN.

30 ans de la révolution. Marque sur le visage.

30 ans de la révolution. En l’air

30 ans de la révolution. Marque sur le visage.

30 ans de la révolution. La tribune.

30 ans de la révolution. Marque sur le visage.

30 ans de la révolution. L’enfant aux drapeaux.

Au-delà de la fête, beaucoup d’autres choses se jouaient derrière cette fête de la révolution. La masse de la foule représentait le soutien de la population au président actuel, l’un des anciens leaders de la révolution de 1979, Daniel Ortega. Un soutien qui ne va pas de soi. Après quinze ans de gouvernement libéral, le parti Sandiniste a de nouveau gagné les élections en 2006, grâce à des manigances politiques et à une alliance avec les chrétiens. Une concession majeure fut l’interdiction totale de l’avortement, même thérapeutique. Depuis, une partie de la population trouve que les mesures du président sont de trop faible ampleur et ne sont plus en adéquation totale avec les idéaux originaux du FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale – Parti Sandiniste). Il y avait du monde sur la Place de la Révolution le 19 juillet, mais pas autant que les années précédentes.

Malgré les campagnes de publicité, les discours à répétition dans tout le pays, Daniel Ortega perd peu à peu l’estime des nicaraguayens. Mais si Daniel Ortega n’est pas apprécié par tous, la révolution ne l’est pas non plus complètement. Les partisans de l’ancien dictateur et les libéraux sont nombreux. Ce n’est pas sans raison qu’ils ont gagné les élections de 1990 à 2002. Ce n’est pas un hasard s’il a été si difficile au Parti Sandiniste de reprendre le pouvoir. Pourtant, en discutant dans la rue avec les personnes que j’ai croisé, il est rare de les rencontrer, ces personnes qui s’avouent ouvertement libérales. Elles sont là, présentes mais elles se taisent. Les représailles ne seraient pas violentes mais tout le monde sait que les avantages que le gouvernement offre aux plus pauvres reviennent essentiellement, si ce n’est seulement, aux partisans du FSLN. Un bon élève issu d’une famille ouvertement Sandiniste aura plus de chance de décrocher une bourse d’étude qu’un très bon élève issu d’une famille non engagé officiellement politiquement. Le favoritisme politique et la corruption des membres politique de haut niveau ne sont pas un secret. Il ne s’agit pas d’une spécificité Sandiniste. Les gouvernements libéraux travaillaient de la même manière. Pour exemple les pots de vin monstrueux et les détournements de fonds internationaux des ONG censés venir en aide aux familles touchées par l’ouragan Mitch qui avait fait plus de 10 000 morts et sinistré des dizaines de milliers de personnes en 1998.

Il pourrait être intéressant de donner des chiffres pour étayer cet article, mais entre non-dit, manigances et corruption, il est difficile d’avoir confiance en les instituts de sondages. Ce qui est sûr, c’est que la population est partagée et que le FSLN est sur la défensive. L’importance des rumeurs de manipulation de la part du FSLN lors des élections municipales de 2008 en est la preuve. Mythe ou réalité, je ne me prononcerai pas, je n’en suis pas capable. Mais l’Union Européenne et les USA ont tranché en supprimant leur aide au Nicaragua. Daniel Ortega fait mine de s’en moquer mais la hausse des aides du Venezuela d’Hugo Chavez ne compensera pas les pertes. Le grand perdant dans cette histoire est, encore et toujours, le peuple.

Ajout : Souvenir de la révolution par les affiches : lien BBC News http://www.bbc.co.uk/news/world-latin-america-10689502

Le bateau pour San Carlos

samedi, octobre 31st, 2009

Deux fois par semaine, un bateau traverse le lace Cocibolca de Granada à San Carlos. Cette liaison de plus de 10h permet d’éviter un tout aussi long trajet en bus sur un piste. Le bateau transporte marchandises et passagers en 1er et seconde classe.

J’ai fait ce trajet de nuit afin de me rendre au Rio San Juan à partir de l’île d’Ometeppe. Je dois vous avouer que j’ai peu dormi grâce à tout ce qui s’y passe.

Histoire d’un trajet en bateau sur le lac Cocibolca.

Désirant vivre tant que possible avec les Nicaraguayens, j’ai demandé une seconde classe en arrivant au port. On m’a donné une première. Idem pour une jeune fille du Liechtenstein que j’ai rencontré dans le taxi en arrivant, de toute évidence les étrangers n’ont pas le choix. Le bateau est constitué de deux étages. Au premier se trouvent les marchandise et la seconde classe (une centaine de place sur des bancs en bois) et à l’étage la première classe peux accueillir une 60aine de personnes sur des banquettes (mais elle n’ai jamais guère plus remplie qu’à moitié ce qui donne plus d’espace que de nécessaire pour s’allonger si l’on le désire).

Le pont de la seconde classe

Le pont de la seconde classe

Je suis restée sur le pont, l’air conditionnée de l’intérieur de la cabine m’étant insupportable et je préfère l’air de la mer. Très rapidement, tout le monde s’allonge où il peut pour dormir, sur le sol et si possible à l’abri du vent.

Le pont de la première classe après le départ

Le pont de la première classe après le départ

Je reste près d’une cheminée qui me chauffe le dos tout en observant la vie calme de la seconde classe. Cette positon haute me gène. Je m’assied par terre pour moins la sentir.

Deux jeunes sont sur les escaliers qui mène à l’étage de l’autre côté de la porte à barreau, fermée à clef. Petit à petit, nous nous mettons à discuter. L’un d’entre eux à 22 ans, l’autre 18. Ils partent pour le Costa Rica pour participer à la récolte du café. Là-bas, les salaires sont 2 à 2,5 fois plus élevé qu’au Nicaragua pour le même travail. Ils n’ont pas de cedula (carte d’identité) comme de nombreux nicaraguayens. Les démarches sont longues et chères pour obtenir la régularisation dans son propres pays, et d’autant plus dures quand on ne fais pas officiellement parti du parti au pouvoir et que l’on a pas d’ami dans l’administration. Alors pour passer la frontière, il « ami » viendra les chercher. Dans trois jours, ils seront au Costa Rica dans la plantation du nord où ils travailleront jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de travail. « C’est la quatrième fois que je vais au Costa Rica. J’y passe entre 6 et 9 mois puis je reviens au Nicaragua » m’indique le plus âgé. Son compagnon, lui, va passer la frontière pour la première fois. « Il n’y a pas de travail ici ». Ils sont calmes, ils sourient. C’est peut être la nuit ou l’air de la mer qui fait du bien. Peut-être voient-ils leur trajet comme un voyage. Ils sont conscients des risques qu’ils prennent en passant illégalement la frontière mais ne semblent pas s’en inquiéter. Nous arrivons à la première escale du bateau, un membre du personnel de bord nous sépare pour demander le passage. Je ne les reverrai plus.

De futurs immigrés au Costa Rica. Dans trois jours, ils y seront...

De futurs immigrés au Costa Rica. Dans trois jours, ils y seront…

La population du Nicaragua est de 5,6 millions d’habitants au dernier recensement. Il y aurait 2 millions de personnes qui travailleraient au Costa Rica, 1 million aux États-Unis. Ces chiffres sont sont pas vérifiés mais différentes personnes me les ont donné. De nombreux nicaraguayens travaillent également en Espagne. L’idée est de partir un temps pour économiser suffisamment d’argent pour construire une maison et voir l’avenir avec plus de confiance une fois de retour au pays.

Le Costa Rica voisin permet de pouvoir revenir de temps en temps au pays et de voir les enfants que l’on laisse souvent à la charge des grands-parents, d’un membre de la famille ou d’un ami. Quand les gens partent aux États-Unis, c’est souvent pour plus longtemps ou pour toujours. Les papiers sont durs à obtenir et nombreux sont ceux qui meurent sur la route d’une entrée clandestine en passant par le Mexique. Le passage est cher (on m’a parlé de 7000 dollars) et j’ai de quoi me demander si c’est vraiment rentable. La vision des USA est idyllique et à mon avis très éloignée de la réalité qu’ils vont trouver sur place.

Déchargement, chargement, descente et montée de passagers. Quand le calme revient, je retourne m’asseoir près de la cheminée au fond du bateau. Un garçon s’installe à côté de moi. Il travaille sur le bateau. Avec 7 autres jeunes, il s’occupe de la manutention lors des escales. Les autres sont allongés sur le pont au milieu des autres passagers endormis. Lui n’arrive pas à dormir pendant le trajet alors il vient s’installer ici, près de la cheminée, car il y fait chaud. Il a 18 ans, a terminé la segundaria (l’équivalent du lycée qui se termine à 16 ans). Pendant 2 ans, il a aidé sa mère à s’occuper de la maison, cuisinant et s’occupant de son petit frère. Depuis 3 mois, il travaille sur le bateau. Deux aller/retour par semaine. Départ le lundi de Granada à 14h, retour le mercredi à 5h du matin. Départ le jeudi à 14h, retour le samedi à 5h du matin. Seulement 4 heures de pause à San Carlos à chaque fois, 3 escales à chaque trajets, ce qui signifie peu de nuit complète dans la semaine. « C’est fatiguant » me dit-il. Je veux bien le croire. Pour cela, il gagne 1300C$ par mois, soit moins de 50 euros. Pas de quoi vivre dignement à mon avis, mais cela aide la famille. « Ce que je veux, c’est me marier et aller vivre ailleurs, au Honduras, au Salvador, voyager un peu… J’ai plusieurs amis qui ont fait ça ». Ce que j’admire, c’est qu’il y a ces rêves et la volonté de les accomplir.

Jason, qui travaille sur le bateau.

Jason, qui travaille sur le bateau.

Nouvelle escale. Déchargement, chargement. Le quai est bondé. Pour pouvoir faire rentrer tout le monde, on ouvre la première classe. Entre 100 et 200 personnes montent à bord. Au loin, on entend l’hymne du FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale, parti de la révolution de 1979, de nouveau au pouvoir depuis 2006) et les exclamations enregistrées de  » ¡Viva Sandino! ». La grande majorité des nouveaux arrivants font parti des Jeunesses Sandinistes. Ils vont rejoindre San Carlos pour assister au discours de Daniel Ortega, le président de la république le lendemain. Malgré mes questions, je n’ai pas réussit à comprendre quel était exactement le but du discours et de la réunion.

La montée des passagers sous le chant de lhymne du FSLN

La montée des passagers sous le chant de l’hymne du FSLN

Maintenant, je souhaite dormir un peu. Il n’y a plus un espace libre. Tant pis, je me recroqueville dans un coin et attends l’arrivée au port, au levé du jour.

Le port de San Carlos au levé du jour. Il est 5h du matin.

Le port de San Carlos au levé du jour. Il est 5h du matin.

« Chilisa », nouveau quartier d’Esteli

lundi, octobre 12th, 2009
Les tentes de lentrée du quartier Chilisa

Les tentes de l’entrée du quartier « Chilisa »

Norma Morales est ma professeur d’espagnol. Fin septembre, je suis retournée chez elle pour une semaine de cours et de tourisme. Après m’avoir présenté à l’un de ses amis libéral afin que je puisse lui poser toutes les questions que je me posais, elle a tenu à me montrer l’un des quartier d’Esteli (la ville dans laquelle elle vit) : le quartier « Chilisa » où se sont installées des familles et groupes de personnes qui n’ont pas de toit. Le terrain appartient en partie à un propriétaire terrien qui n’utilise pas cette portion de terre. Officiellement donc, ces nicaraguayens se sont installés sur une propriété privée en toute illégalité, c’est pourquoi on les appelle les « Toma-Tierra » (preneurs de terres). Plus de deux mille personnes vivent aujourd’hui sur plusieurs dizaines d’hectares. L’expansion démographique du Nicaragua explique en parti ce phénomène. La maison familiale devient trop petite pour les enfants devenus adultes et leur familles. Ils ne peuvent plus construire sur le terrain familial car il devient trop petit. N’ayant pas les moyens d’acheter ou de louer une maison, les familles sans-toit se regroupent afin de survivre en s’installent sur des terres à l’abandon afin de survivre comme ils peuvent. Et effectivement, les conditions de vie dans quelque camping français que ce soit sont bien meilleures que les conditions de vie dans le quartier « Chilisa ». Ici, il n’y a pas d’eau ni d’électricité. Les abris sont construit avec ce que l’on trouve. Les toits sont fait le plus souvent d’amoncellements de cartons et de sacs poubelles en plastique qui laissent s’infiltrer l’eau quand il pleut. Peu à peu, certains des habitants parviennent à s’acheter des matériaux afin de construire un abris de meilleure qualité comme ce couple avec bébé qui vit dans les 5-6 m² d’une cabane en bois.

Une famille dans leur maison

Une famille dans leur maison

La propreté personnelle et l’attention portée à la tenue vestimentaire des personnes qui partent à la ville pour travailler ou trouver du travail m’impressionne. Les chemises sont mieux repassées que ce que je suis personnellement capable de faire avec tout le matériel que je possède. Les voisins s’offrent le café, l’on fait les repas en famille. La plupart des familles tentent d’améliorer leur sort en travaillant d’une manière ou d’une autre, à l’image de cette femme qui cuisine des nacatamales (plat typique) pour aller les vendre en ville. Comme partout dans le monde, les enfants jouent ensemble, courent, et s’entraînent au baseball avec une balle de tennis. La vie continue…

Une femme cuisine des nacatamales

Une femme cuisine des nacatamales

Les symboles du Nicaragua

mercredi, septembre 23rd, 2009

A l’occasion de la fête patriotique (enfin, avec une semaine de retard), je vous présente les symboles du Nicaragua que l’on retrouve un peu partout : dans les écoles, au sièges des associations et organismes en tout genre, et beaucoup plus présent qu’en France me semble-t-il.

Le drapeau du Nicaragua :

Drapeau du Nicaragua

Deux bandes bleues encadrent une bande blanche, toutes de tailles égales. Les bandes bleues représantes les océans Pacifiques et Atlantiques qui bordent le pays. Elles sont symbole de justice, loyauté, et de force. La couleur blanche symbolise la nation, la pureté, et la paix.

L’écusson intérieur représant le Nicaragua avec l’eau des lacs, 5 volcans qui expriment l’Union et la Fraternité des 4 pays d’Amérique Latine), le soleil et un arc en ciel (symbole de liberté) qui surplombe le tout. Le triangle dans lequel se retrouvent ces symboles représente l’Égalité.

La fleur nationale : la fleur de Sacuanjoche.

La fleur de Sacuanjoche

La fleur de Sacuanjoche

L’oiseau National : Guardabarranco (nom latin : Eumomota superciliosa)

Guardabarranco, photo prise á Chagüitillo.

Guardabarranco, photo prise á Chagüitillo.

L’hymne National :

Chanté avant tous les événements qu’il soient nationaux ou représentations théâtrales, spectacles…

¡Salve a tí, Nicaragua! En tu suelo
ya no ruge la voz del cañón,
ni se tiñe con sangre de hermanos
tu glorioso pendón bicolor.

Brille hermosa la paz en tu cielo,
nada empañe tu gloria inmortal,
que el trabajo es tu digno laurel
y el honor es tu enseña triunfal.

Traduction personnelle :

« Salut à toi, Nicaragua ! Que sur ton sol,
ne rugissent plus la voix des canons,
ni ne tâche du sang de tes frères,
ton glorieux bandeau bicolore.

Que brille la paix dans ton ciel,
que rien ne ternisse ta gloire immortelle,
que le travail soit ton digne laurier
et que l’honneur soit le signe de ton triomphe. »

L’hymne nationale du Nicaragua a été créé à l’occasion d’un concours en 1918. Le but était d’écrire deux quatrains sur les thèmes de la paix et du travail, qui s’adaptent à une mélodie définie à l’avance. Le gagnant fut à l’unanimité le poète Salomón Ibarra Mayorga.

Mi Museo, le musée d’art précolombien de Granada

vendredi, septembre 11th, 2009

Quatre pièces. Le musée n’est pas très grand et les explications sont succinctes mais comme il est gratuit, il vaut le détour si l’on passe pas très loin ou s’il on est passionné.

J’aime la phrase de l’un des panneau d’explication de l’entrée : « Un pueblo sin conocimiento de su Historia, Origen o Cultura es como un árbol sin raises » (Un peuple qui ne connaît pas son Histoire, ses Origines ou sa Culture est comme  un arbre sans racines)

Les poteries sont très belle et j’ai toujours un petit pincement au coeur quand je me dit qu’elle ont plusieurs centaines d’années. D’après ce qu’un guide d’un autre lieu m’a dit, toutes ces pièces ont été récupérées aux frontières. La contrebande d’art primitif est très importante, d’autant plus que le pays ne prend pas le temps de s’occuper de l’étude de ces documents. La plupart des sites auprès desquels on peut trouver ces poteries à un mètre cinquante sous la terre ne sont pas considéré comme tels mais reconnu par les contrebandiers qui en profitent pas mal…

Je vous laisse admirer :

Trois poteries précolombienne de Mi Museo a Granada

Trois poteries précolombienne de Mi Museo a Granada

Augusto César Sandino

vendredi, juillet 31st, 2009
Lombre de Sandino qui trône au dessus de la ville de Managua.

L'ombre de Sandino qui trône au dessus de la ville de Managua.

Dans toutes les villes, dans tous les musées, au cours de toutes les promenades dans le pays l’on peut apercevoir son ombre ou son visage.

Augusto César Sandino est le « général des Hommes Libres ». Il a lutté contre l’impérialisme américain en menant la bataille pour la sortie des troupes américaine du territoire Nicaraguayen au début du siècle.

Victorieux, il signe le traité de paix et se fait assassiné par le chef des armées Nicaraguayenne en sortant de la table des négociations.

Sandino est resté le héros national pour tous les Nicaraguayens et inspira le partie révolutionnaire actuellement au pouvoir : le Front Sandiniste de Libération Nationale.

Les fêtes des 30 ans de la révolution Sandiniste

mercredi, juillet 22nd, 2009

 ( Pour cet article, je posterai les photos plus tard. Si vous voulez les voir tout de suite, vous pouvez vous rendre sur Citizenside.com et rechercher Nicaragua)

Elles ont eu lieu dimanche, à partir de 11h sur la Plaza de la Fé (Place de la foi), la grande place à proximité de la place de la révolution. Si vous avez eu l’occasion de voir les images de cet énorme rassemblement, vous avez pu vous rendre compte de nombre de personnes qui étaient présente. Je ne saurai donner un chiffre exact, plusieurs centaines de milliers de personnes très certainement. Malgré la foule, je ne me trouvais pas si loin que cela de l’estrade et ce tout en pouvant circuler sans grande difficultés. Il ne s’agit pas de mouvements de foule comme j’ai pu en connaître lors de l’ouverture de Lille 3000 à Lille par exemple.

Toutes les personnes que l’ai rencontré au Nicaragua m’ont dit que aller sur la place serai dangereux, qu’il ne fallait pas que j’apporte mon appareil photo… Ne pouvant résister, j’y suis tout de même allée, seule, et avec un petit appareil et je ne le regrette pas ! Les Nicaraguayens présent se trouvaient dans un état d’euphorie contagieux, riaient, dansaient, formaient des pyramides humaines afin de porter le drapeau sandiniste le plus près du soleil !

Ils partageaient tout, même avec moi, l’étrangère. Les discours, peu de personnes les écoutaient au fond, ce qui importait étais d’être présent et de partager ce moment, ensemble.

Entre embrassades et danses, j’aurai presque oublié qu’il s’agissait d’un rassemblement politique dont l’homme a l’honneur et de plus en plus critiqué dans la capitale. Pourtant partout et particulièrement dans les campagne, Daniel Ortega est largement aimé et apprécié car il représente un pouvoir proche et soucieux de la vie des plus pauvres. Je ne peux pas, à l’heure actuelle, donner plus de précision sur la politique réelle de Daniel Ortega, du Front Sandiniste et du pays en général mais j’y travail et je vous ferai par de ce que j’aurai appris d’ici la fin de mon voyage. Il va me falloir du temps pour tout intégrer.

Le point actuel important de la politique Nicaraguayenne est l’annonce que le président a faite ce jour de la révolution Sandiniste – comme quoi quelques personnes ont quand même écouté le discours :-). Daniel Ortega va proposer un référendum populaire pour pouvoir briguer un second mandat consécutif. Quand on pense qu’il y a moins d’un mois, le président Hondurien a subit un putsch pour avoir proposer la même chose, on a de quoi se poser des questions. Mais je crois en la stabilité du Nicaragua et quoi qu’il advienne, cela me donnera l’occasion de faire des photos d’actualité internationales !

Les 30 ans de la Révolution Sandiniste

mercredi, avril 29th, 2009

Le 19 juillet 2009, le Nicaragua fête les trente ans de sa Révolution : la révolution Sandiniste.

Pendant plus de quarante ans, une dynastie de dictateurs, les Somoza, a régné sur le pays. Au fil des quatre générations qui se sont succédées, la pauvreté des Nicaraguayens empirait et la richesse des dictateurs  augmentait de manière colossale.

En 1972, un tremblement de terre détruisit une grande partie de la capitale, Managua. Somoza Deybale, alors au pouvoir, détourna à son profit la majeure partie des aides humanitaires, si bien qu’au sein du peuple, la contestation prit de l’ampleur. Les attaques du FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale) devinrent de plus en plus pressantes. Ce mouvement avaient été fondé en 1961 en hommage à César Sandino qui avait combattu l’impérialisme américain dans la première partie du siècle)

Somoza Deybale, pour calmer le jeu, rétablit la liberté de la presse. Chamorro, directeur du journal La Prenza, en profita pour contester le pouvoir établit. Il devient célèbre et c’est son assassina en 1978 qui marque le début de la révolution ouverte.

Le gouvernement se rendit le 19 juillet 1979. Une république fut mise en place.

Idées reçues sur le Nicaragua

mercredi, avril 29th, 2009

Souvent lorsque je parle du Nicaragua, on m’interpelle :

  • « Il n’y a pas la guerre là-bas?  »

NON, le Nicaragua est relativement stable politiquement (depuis la fin des années 80) et possède de « bonnes » relations avec ses voisins : Costa Rica et Honduras.

  • « Ce n’est pas un pays producteur de drogue? »

NON, le Nicaragua est un pays comme les autre. Si la production de drogue existe, elle n’est pas plus  importante qu’en France ( si ce n’est que le climat doit y être plus favorable) et elle est illégale.

Ces idées viennent de l’amalgame Colombie/Amérique Centrale.  Les réponses que j’ai donné pour le Nicaragua valent également pour ses voisins Costa Rica et Honduras.

Carte d’identité du pays

jeudi, avril 23rd, 2009

Le Nicaragua est un pays d’Amérique Latine, situé entre le Honduras et le Costa Rica.

La superficie du pays correspond à 1/3 de la France (129 000 km²).

carte du Nicaragua

Libre de Droit – Wikipédia

Le relief du pays a été forgé par les volcans. Ils ont notamment formé les grands lacs du pays:

– Le Lago de Nicaragua (le lac!) fait 8200 km². Il est relié à la mer des Caraïbes par le fleuve San Juan et abrite deux îles, l’ île d’ Omotepe et l’île de Solentiname. (îles volcaniques)

– Le Lago de Managua est un autre grand lac du pays.

Volcans du nicaragua

Copyright INETER

Le pays est, hélas, sujet aux catastrophes naturelles : tremblements de terre (Managua, 1972), ouragans (Mitch, 1998).

Les grandes villes du pays sont :

Managua, la capitale est peuplée de 1 817 000 habitants (estimation 2004)

Granada et Léon sont les deux villes historiques du pays, respectivement les siège des conservateurs et des libéraux pendant une bonne partie du XXème siècle.

L’économie du Nicaragua est essentiellement tournée vers l’agriculture :  le maïs, le café et le coton. Le pays reste dépendant des importations alimentaires. C’est l’un des plus pauvres d’Amérique Latine. 12% du PIB nicaraguayen est provient des émigrés qui vivent et travaillent, le plus souvent illégalement, au Costa Rica.