Archive for the ‘Septembre 2009’ Category

Gallo Pinto

samedi, septembre 12th, 2009

Dans la plupart des familles nicaraguayennes, le Gallo Pinto (riz/haricot rouge).  accompagne tout et l’on en mange matin, midi et soir (enfin presque…). Suite à quelques demandes, je vous en donne la recette, telle qu’énoncé par Maynor (le seul Nicaraguayen – homme – que j’ai jamais vu cuisiner – et qui cuisine bien !)

Gallo Pinto (prononcez Gayo Pi-nto) (Attention : recette non Weat Watcher)

Ingrédients : Riz / Haricot rouge cuits (ou en boite) – 1/2 riz, 1/2 haricot rouges plus ou moins. Vous ne verrez jamais un nicaraguayen normal peser les quantités pour faire du Gallo Pinto.

Laver le riz à l’eau. Le faire revenir dans l’huile avant d’ajouter deux fois le volume d’eau. Faire revenir longtemps les haricots rouges à la casserole avec pas mal d’huile. Faire revenir le riz à la poêle et mélanger avec les haricots rouges. Faire revenir une dernière fois (pas besoin de rajouter de l’huile cette fois !)

La recette est décrite de manière un peu simpliste mais cette nourriture est tellement basique que l’on me regarde de travers quand je demande la recette ! D’ailleurs cela doit être aussi la raison qui explique que je n’ai même pas de photo du Gallo Pinto, pourtant Dieu sait que j’en mange depuis 3 mois !

Montuca, spécialité d’Esteli

samedi, septembre 12th, 2009

Les Tamales sont des spécialités nicaraguayennes (je ne suis pas sûre que cela n’existe pas dans les pays frontaliers). Il s’agit de repas à base de Masa de maïs (farine de maïs cuisinée) avec de la tomate, des poivrons des oignions et des épices. Le tout est entourée de feuilles de maïs et mis à cuire dans une casserole remplie d’eau.

Il existe différents types de Tamales : le Tamal simple est uniquement de la Masa de maïs cuisiné, le Nacatamal est de la Masa de maïs cuisiné avec de la viande par exemple. Les photos représentent un Montuca, spécialité de Pueblo Nuevo au nord du pays. Il s’agit d’un tamal de maïs tierno (tout petits épis de maïs, pas encore arrivés  à maturité).

Montuca

Montuca

 

 

J’ai trouvé un livre qui donne pas mal de recettes nicaraguayennes liées au maïs (la base de la nourriture nicaraguayenne à l’origine et toujours un peu). Après lecture un peu plus approfondi, la recette semble étrange, certains ingrédients sont oubliés au début mais on en parle dans la recette et cela me semble bien plus compliqué que ce que j’ai pu voir cuisiner. Pour vous donner une idée, je vous donne la recette telle que je l’ai traduite (et c’est pas forcément évident. J’ai essayé de rester le plus fidèle possible…

Voici donc la recette du Nacatamal selon Humberto Tapia Barquera dans son livre Nicaragua : Maïs y Folklor. :

Nacatamal (12 portions) :

7 lb (3kg) de Maïz blanc sec / 3lb (1,350kg) de filet de porc / 1L de graisse de porc / 4 oignons / 4 têtes d’ail / 2 tomates / 3 pommes de terres / 3 chiltomas (petits poivrons que l’on trouve ici) / 24 gains de achiote (voir sur le net, cela ne doit pas être indispensable) / 12 feuilles de banabes plantins (?) / 24 chiles Congo (doit pouvoir se remplacer par de la sauce chili) / Sel / eau 

Égrainer le maïs, le faire cuire jusqu’à ce que les grains soient cuits, enlever l’eau, laver les grains à l’eau froide, en faire de la farine tout en ajoutant la graisse de porc petit à petit ainsi que les oignons coupés en rondelles, l’ail pressé et le sel.

La viande se coupe en morceaux de 4 onces et se fait mariner avec l’achiote, des oignons, de l’ail et du sel. Laver le riz à l’eau et le faire cuire. Faire sécher les feuilles de bananes plantains et découpez les (en 2 je suppose)

Placer deux moitiés de feuilles  en croix et déposez dans l’ordre : la farine de maïs, la viande, le riz, le poivron, l’oignon, les tomates, les pommes de terres, tout en rondelles et finissez par deux Chile congo entiers. Fermez les feuilles avec de la ficelle fine, mettez le tout dans l’eau pour une cuisson de 5h. Mangez chaud.

Avis aux courageux !

Mi Museo, le musée d’art précolombien de Granada

vendredi, septembre 11th, 2009

Quatre pièces. Le musée n’est pas très grand et les explications sont succinctes mais comme il est gratuit, il vaut le détour si l’on passe pas très loin ou s’il on est passionné.

J’aime la phrase de l’un des panneau d’explication de l’entrée : « Un pueblo sin conocimiento de su Historia, Origen o Cultura es como un árbol sin raises » (Un peuple qui ne connaît pas son Histoire, ses Origines ou sa Culture est comme  un arbre sans racines)

Les poteries sont très belle et j’ai toujours un petit pincement au coeur quand je me dit qu’elle ont plusieurs centaines d’années. D’après ce qu’un guide d’un autre lieu m’a dit, toutes ces pièces ont été récupérées aux frontières. La contrebande d’art primitif est très importante, d’autant plus que le pays ne prend pas le temps de s’occuper de l’étude de ces documents. La plupart des sites auprès desquels on peut trouver ces poteries à un mètre cinquante sous la terre ne sont pas considéré comme tels mais reconnu par les contrebandiers qui en profitent pas mal…

Je vous laisse admirer :

Trois poteries précolombienne de Mi Museo a Granada

Trois poteries précolombienne de Mi Museo a Granada

Masaya, capitale du folklore

jeudi, septembre 10th, 2009
Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Jeudi dernier, j’étais à Granada quand je me suis rappelée que tous les jeudis soir, c’est la fête à Masaya. Ni une, ni deux, je prends le bus, trouve un hôtel où passer la nuit et me rend au Mercado Antiguo (le vieux marché) pour profiter des danses folkloriques et des groupes de musique. Avec ma chance, je suis arrivée le jour des 170 ans de la ville. A cette occasion ont eu lieu beaucoup de discours mais le monde n’étais pas au rendez-vous. Le publique été peu nombreux et peu présent.

J’ai quand même assisté à de nombreuses danses mais me suis éclipsée après quelques musiques d’un groupe qui ne comprenait même pas de Marimba ! (la Marimba est un instrument originaire de Masaya, au son très clair, je suis fan)

Quelques images des danses traditionnelles :

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Danse folklorique à Masaya

Hip Hop, non stop !

jeudi, septembre 10th, 2009
Les jeunes réunit encouragent celui qui fait sa présentation.

Les jeunes réunit encouragent celui qui fait sa présentation.

A Granada, la Calle Central (Rue Principale) est le lieu de rendez-vous de tous les touristes une fois la nuit venue. En conséquence, de nombreux vendeurs et enfants en quête de quelques pesos (sous) viennent y faire un tour.

Tous les soirs, un groupe de jeune se réunit avec un poste de musique pour faire une démonstration de danse qui ressemble vaguement à du Hip Hop. Je ne sais pas de quoi il s’agit exactement mais ils sont fort et je ne me lasse pas de les regarder.

Un enfant est accroché à un jeune pendant que ce dernier fait une roue.

Un enfant est accroché à un jeune pendant que ce dernier fait une roue.

Les bus

vendredi, septembre 4th, 2009

Je suis fan des bus nicaraguayens, plein de couleurs et plein de vie. Le plus souvent quelques mots de remerciement à Jésus sont peint sur le pare-brise.

Voici une photo prise au terminal de bus du marché Masaya :

Bus du Nicaragua sur le marché Masaya

Bus du Nicaragua sur le marché Masaya

Zopilotes

vendredi, septembre 4th, 2009

Les busards sont très présents dans le ciel nicaraguayens. J’aime bien les regarder voler dans le ciel.

Des busards volent dans le ciel Nicaraguayen

Des busards volent dans le ciel Nicaraguayen

Le volcan Masaya

jeudi, septembre 3rd, 2009
Le cratère San Jéronimo vu du sommet dun autre cratère.

Le cratère San Jeronimo vu du sommet d’un autre cratère.

Hier, j’ai décidé d’aller observer mon premier volcan. Je suis au pays « des Lacs et des Volcans », il faut bien que j’en profite !

La réserve du volcan Masaya comprend en fait deux volcans et 5 cratères dont un seul actif. L’attraction principale et bien entendu le cratère San Jeronimo dont la vapeur s’échappe sans discontinuer.

Lintérieur du cratère San Jéronimo (volcan Masaya)

L’intérieur du cratère San Jéronimo (volcan Masaya)

Mais aussi, le paysage vaux (encore une fois) le coup d’oeil. Sur les flancs du cratères, la végétation cohabitent avec les rochers de pierres volcaniques, l’un gagnant parfois du terrain sur l’autre. Certains espaces sont les lacs de pierres volcaniques que l’on reconnaît au loin comme de grandes surfaces noires et poreuses, d’autres ressemblent plus à des forêts ou des champs sauvages oú poussent de magnifiques fleurs.

Intérieur de lun des cratère etaint du volcan Masaya.

Intérieur de l’un des cratère etaint du volcan Masaya.

La laguna de Apoyo

jeudi, septembre 3rd, 2009

Ces derniers jours, je me suis mise au tourisme pour de vrai. Jusqu’ici, je me voyais plutôt en train de découvrir les associations que vous connaissez, rencontrer les nicaraguayens, ceux que je vous ai présenté, ceux que je vous présenterai au retour et tant d’autres. Je parlais espagnol tout le temps et j’ai appris la langue de cette manière et très rapidement.

Depuis quelques jours, je parle plus anglais et français qu’autre chose : l’anglais car c’est la langue internationale des touristes et français parce que je rencontre quelques français et québecois au détours des villes touristiques de Granada et de Léon…

Dimanche, je me suis rendue à Masaya, la ville considérée comme la plus traditionnelle du Nicaragua.

La Laguna de Apoyo, Masaya

La Laguna de Apoyo, Masaya

A peine arrivée, alors que je marchais dans les quartier extérieurs de la ville, une jeune homme à vélo est venu me parler. Il s’appelle José et est artisan du bois dans la ville. Il fabrique des jouets pour enfants en bois avec ses frères et ils vont les vendre un peu partout au Honduras, Guatemala et El Salvador car ils ne se vendent pas trop au Nicaragua. Il m’a proposer de me faire découvrir la ville et les lagunes alentour. J’acceptai avec plaisir. Ensemble, nous avons pris un taxi, vélo dans le coffre, pour monter en haut d’une colline à partir de laquelle nous avons pu contempler la Lagune de Apoyo.

Assis là-haut, nous avons discuté de la vie et de la difficulté de vivre pauvre au Nicaragua. « Nous sommes pauvres mais notre richesse, elle est là » m’a-t-il dit en me montrant le paysage. Il a raison. Il m’a dit que rien que pour acheter une nouvelle paire de chaussures, il faut parfois faire de grands sacrifices. Et ce que je trouve extraordinaire, c’est que malgré tout cela, il sait prendre le temps de se poser à l’ombre d’un arbre et de profiter de la beauté de la Nature.

Au moment de partir, José est monté sur son vélo, je me suis mise à l’avant sur le cadre et nous avons descendu la colline en « roues-libres ».