Archive for the ‘Septembre 2009’ Category

Les ruines du Vieil Hôpital de Granada

mercredi, septembre 30th, 2009
Le viel hôpital de Granada

Le viel hôpital de Granada

Comme je l’ai dit, en arrivant en bus à Granada, j’ai vu ce vieux bâtiment en ruine. Un garde est posté à l’entrée. Me voyant discuter avec un vieil homme qui passait dans la rue, il s’approche craignant le danger j’imagine. Le vieil homme part et le garde m’interroge sur les photos que je prends. Il me propose d’entrer pour visiter les ruines. J’accepte avec plaisir !

Noel Enrique Bonilla, garde du viel hôpital

Noel Enrique Bonilla, garde du viel hôpital

Il s’appelle Noel Enrique et travaille pour la ville de Granada depuis quelques mois pour veiller sur les ruines tous les jours de 14h à 22h. Cela fait une dizaine d’année que l’hôpital à cesser de fonctionner. Les gens de la ville venaient s’approvisionner en pierre et en tôle ce qui donne l’impression d’un bâtiment abandonné depuis nettement plus longtemps. Noel me présente chacun des lieux spécifique de l’hôpital de la salle d’opération aux appartements des malades. Il est née ici, dans cet hôpital comme beaucoup d’habitants de Granada. La mairie se préoccupe actuellement de l’état des ruines car elle va transformer les lieux en bureaux et magasins tout en gardant ce qui peut être réutilisé.

Les ruines

Les ruines

Le soleil se couche, je dit au revoir à Noel et le remercie. Hasta la proxima. (à la prochaine)

Les rues de Granada

mercredi, septembre 30th, 2009

En arrivant en bus à Granada, j’ai vu un vieux bâtiment en ruine. Comme il me plaisait, je suis allée faire un tour par là pour éventuellement prendre quelques photos.

Les rues de Granada vers 5 heure de l’après-midi, c’est à dire une heure avant le couché du soleil sont agréable, l’ambiance est à la fois calme est vivante, en voici quelques photos :

En face du viel hôpital

El Salto del Estenzuela

mardi, septembre 29th, 2009
La Cascade de lEstenzuela

La Cascade de l’Estenzuela

Proche du Tisey, se trouve la cascade de l’Estenzuela, haute de 36 mètres de haut. Elle est l’occasion d’une belle petite promenade au bord de l’eau, tout en regardant les oiseaux et toute la faune et la flore locale. Puis-je répéter une nouvelle fois que la nature est merveilleuse par ici. Jamais je ne pourrai m’en lasser…

La vue du haut de la cascade

La vue du haut de la cascade

Une promenade au bord de leau

Une promenade au bord de l’eau

Une fleur

Une fleur

Levé de soleil sur la montagne ?

mardi, septembre 29th, 2009
Une éclaircie furtive le temps dapercevoir le lac Xolotlan au loin

Une éclaircie furtive le temps d’apercevoir le lac Xolotlan au loin

Motivée, je me suis levée à 5 heure du matin pour aller observer un levé de soleil à partir du mirador du Tisey. Le temps était tellement embrumé que je ne voyais pas bien loin. Une fois levé, je n’allais pas me recoucher et je suis partie appareil photo et trépied à la main, espérant une éclaircie. Les paysages embrumés avec le soleil qui se lève en valent d’ailleurs la peine.

La fôret embrumée

La fôret embrumée

Finalement, arrivée au sommet, j’ai attendu une éclaircie qui n’est pas venue mais de courts instants, j’ai pu apercevoir de loin le lac Xolotlán et les volcans de de l’Ometepe. Le Nicaragua, c’est vraiment tout petit en fait !
En haut d’une colline embrumée, seule, avec un appareil photo et un trépied, à 5h30 du matin, je me suis dit que le mieux était de prendre des photos. De quoi? De moi. Alors une fois n’est pas coutume, je vous offre un cliché de moi, inspiré de la série Jumping de Halsmann : Au mirador du Tisey.

Moi au mirador du Tisey

Moi au mirador du Tisey

El Tisey – Ecoposada

jeudi, septembre 24th, 2009
La montagne

La montagne

Éprise de nature, je me suis rendue pour quelques jours au Tisey dans un lieu de tourisme rural communautaire, près d’Esteli (cf. carte touristique) L’avantage de cette communauté rurale est que l’on peut s’y rendre en bus, ce qui est non négligeable pour les touristes qui n’ont pas d’autres moyens de transport.

Lentrée du Tisey-Ecoposada

L’entrée du Tisey-Ecoposada

Arrivée sur les lieux, il m’a semblé arriver dans un hôtel tout confort au milieu de la nature : les bâtiments sont en bois, récents, les jardins très bien entretenus. On y trouve un bar-restaurant avec de nombreuses tables et chaises à l’abri de la pluie dans un cadre rustique.

Le bar-restaurant

Le bar-restaurant

Après y avoir passé une nuit, je me suis rendue compte que le « tout confort » était peut-être exagéré. Pour les personnes qui dorment en dortoirs (comme moi), les douches et toilettes sèches se trouvent au fond de la propriété. Il y en a deux pour les deux dortoirs de 15 personnes mais je n’est pas eu de problème pour y accéder, j’étais la seule à dormir en dortoir lors de mon séjour. Il y a un interstice entre le toit et le haut des murs comme souvent au Nicaragua mais le Tisey est l’un des seuls endroit où il y a de la rosée matinale… on a vite fait de retrouver ses affaires humides en se levant le matin. Le second inconvénient de cet interstice assez large est la compagnie de certains animaux, j’ai passé ma seconde nuit avec une chauve-souris qui volait autour de moi ! Après de vains efforts pour la faire sortir, je me suis faite à sa présence. Ce n’est pas si terrible finalement.

Le dortoir, de lextérieur.

Le dortoir, de l’extérieur.

Après coup, ces « inconvénients » donnent du charme à l’endroit et l’on oublie tout les désagréments quand on peut manger en regardant les lézards s’agiter et les oiseaux volter à moins de trois mètres de soi. Le premier matin, la première chose que j’aie vu en ouvrant ma porte fut un colibri tournoyer autour d’une fleur de bananier, ce n’est quand même pas donné à tout le monde !

Enfin, si les chauve-souris, la rosée du matin et les toilettes sèches vous font peur, sachez que le Tisey possède aussi de très beaux bungalows avec hamacs, bien fermés et avec sanitaires privés. Tout confort pour le coup !

L’histoire du Tisey et les attraits

El Tisey-Ecoposada est la propriété d’une communauté d’une dizaine de familles de paysans, tous frères et sœurs. En 1992, la zone est devenue une aire protégée. Les membres de l’organisme gérant l’aire ont commencé à venir y dormir et petit à petits, les groupes se faisaient plus nombreux. En 2003, les frères éparpillés dans tout le Nicaragua se sont retrouvés pour créer cet espace pour les touristes permettant de dormir puis de manger. Toute la famille y travaille aujourd’hui en plus des travaux des champs et des soins aux bestiaux qu’ils possèdent.

Le public du Tisey est essentiellement nicaraguayen. Il s’agit de familles en vacances ou de groupes de jeunes d’Esteli qui profitent du week-end pour sortir du cadre familial. Pendant la semaine, le public est plus professionnel. Ce sont des groupes de travail ou des ONG qui organisent des séjours et formations (cela est facilité par la présence d’une salle de réunion/conférence). Par exemple, quand je suis arrivée, plus d’une trentaine de personnes étaient présentes. Il s’agissait d’une réunion de trois jours organisée par une ONG évangélique américaine afin de présenter les projets et de former les leaders des communautés rurales dans lesquels ils travaillent.
A partir du Tisey, il est possible de visiter le mirador (point de vue) qui permet de voir tout le Nord-Ouest du Nicaragua avec un panorama qui part du lac Xolotlán pour aller jusqu’au golf de Fonseca à la frontière du Salvador ! On peut aussi visiter les sculptures directement gravées dans la montagne de Don Alberto (cf : Don Alberto Gutierrez Giron, tailleur de pierre), la cascade de l’Estenzuela -36m de hauteur- (cf : El salto del Estenzuela) et la communauté de la Garnacha où ils fabriquent du fromage de brebis selon une recette suisse et où se trouve également un autre mirador.

Coordonnées :

Famille Cerrato
Tél : (505) 2713-6213
De Esteli, prendre un bus direction le Tisey à la Cotran Sur à 7h30 ou à 13h30. Le retour se fait par bus à 8h45 ou à 15h30.

Une soirée à Condega

jeudi, septembre 24th, 2009
Une partie de foot dans la rue

Une partie de foot dans la rue

La chaleur du soleil disparu émane du sol et des murs. Il fait nuit, il est tôt et comme chaque soir à Condega, je suis dans la rue, assise sur une chaise, accompagnée des membres de la famille chez qui je vis : Candida, Xilonem, Citlali. L’atmosphère est calme et paisible. Les voisins jouent au foot sous la lumière des réverbères et s’arrêtent régulièrement pour laisser les voitures passer. Comme si de rien le charmant voisin d’en face fait l’objet de toute l’attention des jeunes filles de la maison.

Une partie de foot dans la rue, rien de plus. Pourtant cela suffit pour profiter du temps qui passe…

Les symboles du Nicaragua

mercredi, septembre 23rd, 2009

A l’occasion de la fête patriotique (enfin, avec une semaine de retard), je vous présente les symboles du Nicaragua que l’on retrouve un peu partout : dans les écoles, au sièges des associations et organismes en tout genre, et beaucoup plus présent qu’en France me semble-t-il.

Le drapeau du Nicaragua :

Drapeau du Nicaragua

Deux bandes bleues encadrent une bande blanche, toutes de tailles égales. Les bandes bleues représantes les océans Pacifiques et Atlantiques qui bordent le pays. Elles sont symbole de justice, loyauté, et de force. La couleur blanche symbolise la nation, la pureté, et la paix.

L’écusson intérieur représant le Nicaragua avec l’eau des lacs, 5 volcans qui expriment l’Union et la Fraternité des 4 pays d’Amérique Latine), le soleil et un arc en ciel (symbole de liberté) qui surplombe le tout. Le triangle dans lequel se retrouvent ces symboles représente l’Égalité.

La fleur nationale : la fleur de Sacuanjoche.

La fleur de Sacuanjoche

La fleur de Sacuanjoche

L’oiseau National : Guardabarranco (nom latin : Eumomota superciliosa)

Guardabarranco, photo prise á Chagüitillo.

Guardabarranco, photo prise á Chagüitillo.

L’hymne National :

Chanté avant tous les événements qu’il soient nationaux ou représentations théâtrales, spectacles…

¡Salve a tí, Nicaragua! En tu suelo
ya no ruge la voz del cañón,
ni se tiñe con sangre de hermanos
tu glorioso pendón bicolor.

Brille hermosa la paz en tu cielo,
nada empañe tu gloria inmortal,
que el trabajo es tu digno laurel
y el honor es tu enseña triunfal.

Traduction personnelle :

« Salut à toi, Nicaragua ! Que sur ton sol,
ne rugissent plus la voix des canons,
ni ne tâche du sang de tes frères,
ton glorieux bandeau bicolore.

Que brille la paix dans ton ciel,
que rien ne ternisse ta gloire immortelle,
que le travail soit ton digne laurier
et que l’honneur soit le signe de ton triomphe. »

L’hymne nationale du Nicaragua a été créé à l’occasion d’un concours en 1918. Le but était d’écrire deux quatrains sur les thèmes de la paix et du travail, qui s’adaptent à une mélodie définie à l’avance. Le gagnant fut à l’unanimité le poète Salomón Ibarra Mayorga.

Mister Nicaragua

mercredi, septembre 23rd, 2009

Mon objectif est de parler du Nicaragua en général alors comme les éléments me viennent sous la main, je vous présente l’un des concours pour lequel il y a pas mal de pub à Managua et sur les blogs nicaraguayens. C’est la pause détente…

A chaque fois que j’arrive à Managua en bus, je me retrouve face à des pubs de Mister Nicaragua présentant tel ou tel candidat. Je dois avouer que je n’ai personnellement jamais suivi les concours de Miss France et cela me fais sourire que de voir Mister Nicaragua. En soit cela n’a pas grand intérêt, mais c’est amusant a remarquer. Si vous cliquez sur la photo, vous pourrez allez sur le site de ce candidat de Granada, pour voir…

(PS: Je ne fais pas particulièrement la promo de ce « mister Nicaragua » mais ce site m’est tombé sous la main)

La Banda rythmique et les fêtes patriotiques

lundi, septembre 21st, 2009
La Banda défile dans les rues de Condega

La Banda défile dans les rues de Condega

Les 14 et 15 septembre se fête chaque année l’indépendance du Nicaragua. Le 14 septembre 1856, à  San Jacinto, 120 soldats nicaraguayens défirent 300 soldats bien armés et menés par William Walker. Démonstration du patriotisme nicaraguayen, cette bataille reste ancrée dans l’histoire du pays. La  date du 15 septembre correspond quant à elle à l’Indépendance proprement dite de la colonie espagnole du Nicaragua et des États d’Amérique Centrale.

Pour l’occasion, toutes les « bandas » des écoles défilent dans la rue. Une Banda est un groupe de musique rythmique, il y a en une dans chaque école. Tous les ans, à partir du mois de juin, des élèves s’entraînent plusieurs heures par jours; les entraînements s’intensifient rapidement à l’approche des commémorations. Ils atteignaient  des journées complètes du lundi au vendredi et cinq heures le samedi pour les jeunes de la banda que je connais.

Le jour du défilé, dans les rues de la ville, chaque Banda tient à briller et se trouve plus ou moins en concurrence avec les autres Bandas. L’enjeu est important et la prestation peut fortifier la réputation d’une école. Pour un élève, faire partie de la Banda est un honneur et si une photo existe, qui prouve la participation au défilé, soyez sûr qu’elle aura une place de choix sur un mur. Chaque année, la Banda s’équipe d’uniformes différents, chacun des étudiants doit l’acheter; cette animation donne donc un travail conséquent aux professeurs et couturiers de la ville !

La tête de la Banda de lIDCO

La tête de la Banda de l’IDCO

« Ma » Banda, celle que je soutenais le 14 septembre est celle de l’IDCO de Condega, menée par Jorje, un ancien élève de l’école. La journée est intense : elle commence par une organisation rigoureuse pour rentrer en ordre et au pas dans le stade où se déroule la célébration officielle ornée de discours… Les élèves doivent rester en rang sous un soleil de plomb, avec un uniforme  qui n’est pas des plus légers, et cela pendant près d’une heure sans pouvoir boire ou bouger le petit doigt… ça ne doit vraiment pas être évident. Puis commence le défilé. Il fait le tour de la ville, en voici quelques photos :

Jorje, le chef de la Banda et Daemon, le plus jeune de la troupe

Jorje, le chef de la Banda et Daemon, le plus jeune de la troupe

 

La tête de la Banda de lIDCO

Un semblant de marche militaire en tête

Les majorettes

Les majorettes

Los pueblos Blancos y Evert Pavón

dimanche, septembre 20th, 2009
Evert Pavón et ses produits à Granada

Evert Pavón et ses produits à Granada

En août, j’avais rencontré à Granada un homme qui vendait de magnifiques poteries en tout genre. Assis à la terrasse d’un café, nous avions discuté: il produisait lui-même ces poteries, accompagné des membres de sa famille. Comme il me voyait intéressée par son travail, il m’avait invité à me rendre  chez lui, à San Juan de Oriente, si un jour je passais par là. J’y suis allée la semaine dernière, accompagnée de mon fidèle appareil photo.

San Juan de Oriente est un village de los Pueblos Blancos, un groupe de villages spécialisés dans l’artisanat, près de la ville de Masaya. Les trois-quart de la population de San Juan de Oriente est constitué d’artisans potiers. La rue principale est bordée de magasins qui vendent sur place une partie de la production. La maison de Evert Pavón est située un peu en retrait, à l’ouest, près d’un sentier duquel on aperçoit la Laguna de Apoyo (cf.: article sur la Laguna de Apoyo). Evert m’attendait au croisement et me fit entrer chez lui. Sur son terrain se trouvent trois bâtiment en bois : deux d’entre eux constituent les pièces de la maison et le troisième, son atelier avec les matières premières et son tour de potier.

Le tour de potier

Le tour de potier

Accompagné par sa femme et ses enfants, il m’a présenté toutes les étapes de production : la création de la forme, l’enduit, la peinture, la gravure et la cuisson. Chacun dans la maison a sa spécialité : Evert s’occupe de la forme, sa femme peint, ses fils gravent et l’une de ses fille fabrique des perles avec la terre pour confectionner des bracelets de toutes les couleurs. Deux autres de ses filles travaillent sur le  marché de Masaya. Il y vend une partie de ses poteries, mais actuellement les temps sont durs…

Evert m’a répété ce que m’avait déjà dit Modesto, un artisan rencontré à Esteli : depuis plus d’un an, avec la crise économique, il y a moins de touristes et ceux-ci achètent moins. Il y a deux ans, Evert employait d’autres artisans pour pouvoir produire toutes les pièces demandées par des associations des États-Unis qui venaient acheter les produits directement chez lui. L’une des association avait même constitué un catalogue de certaines pièces  afin de faire des commandes spécifiques pour les clients. Aujourd’hui, les associations viennent encore mais les visites se font plus rares. Evert va donc à Granada le vendredi et le samedi pour vendre et être plus proche des clients potentiels : les touristes. Il ne peux pas passer par l’intermédiaire des magasins, ceux-ci achètent les produits à des prix à peine rentables.

Comme je lui présentai mon projet au Nicaragua, Evert m’a dit que si cela intéressait certains de mes lecteurs, il présentera avec plaisir tout ce qu’il m’a montré à qui le désire, alors si vous passez à proximité, n’hésitez pas à lui rendre visite !

fsdffd

Portrait de la famille et de l’artisant Evert Pavón

Coordonnées :

Evert Antonio Pavón Cano et sa famille
Tél : (505) 8869-3869   ou    (505) 8979-1416
E-Mail : heberartesaniaspavon@yahoo.es
Adresse : Del Colegio Republica Alemana, 150 varas al Norte, Barrio Bueno Vista, Zana #4

Suite à une fausse manipulation, voivi les commentaires sur cette page :

4 commentaires to Evert Pavón y los Pueblos Blancos

ZOE6000
22 septembre 2009

tes photos sont très jolies …

il fait de jolies choses cet artisan … quelle chance tu as de côtoyer autant de personnes si intéressantes.

Bizzz

Hélène Legay
24 septembre 2009

La chance, ou l’opportunité ? Récemment une amie Nicaraguayenne m’as dit qu’elle pensait que la chance n’existe pas mais ce sont des opportunités que Dieu met sur ta route et que tu peux prendre ou non… Je ne sais pas ce que je pense moi-même mais il est vrai que de nombreuses rencontres que j’ai faites, je ne les aurait peut-être pas faites si j’avais agit comme j’agissais il y a quelques mois. Ce que je veux dire est que je me suis ouverte et que je parle plus facilement aux personnes dans la rue, ce qui peux ouvrir sur des rencontres extraordinaires. Par exemple, cet artisan a commencé à discuter avec moi car sans vouloir lui acheter des produits, je lui ai porté intérêt : “c’est vous qui les produisez?”, ” vous habitez Granada?” et de son côté, lui a fait de même : “vous êtes ici pour du tourisme?, Vous restez combien de temps?”…
L’une des choses que j’ai appris ici, c’est à accepter ce que l’on m’offre, sans avoir peur de gêner, sans se poser de questions. Accepter. Avant, je disait souvent “non” par peur de déranger et je me suis rendue compte que lorsque quelqu’un te propose quelque chose c’est qu’il a envie de donner et que d’aucune manière, cela peut le déranger au contraire. Ainsi si quelqu’un te propose de te faire visiter la ville, de t’offrir un livre, un collier, ou d’entrer et de te présenter des ruines interdites d’accès et dont il est le gardien, il ne faut pas avoir peur de déranger ou penser aux mauvaises choses que pourrait te faire cette personne. J’accepte de rentrer dans son monde sans peur et je découvre de nouvelles choses.
Plusieurs Nicaraguayens qui se sont ainsi ouvert à moi m’ont parlé d’étrangers qui refusaient leur propositions et je crois bien qu’ils ne les comprenaient pas ou qu’ils se rendaient compte que ces personnes avaient peur… De quoi ? de leur habits qui prouve qu’ils ne sont pas riches économiquement, de déranger ou je ne sais quoi encore…
Accepterce que l’on m’offre est l’une des choses de moi-même que j’ai appris au cours de ce voyage, et avec toutes les autres, cela m’a donné de l’assurance, cela m’a affirmé dans ce que je suis et que j’ai toujours été. Cela fait partie des choses qui fabriquent le bonheur de tous les jours. Je souhaite à toutes les personnes de la planète de s’en rendre compte un jour.
Merci pour ton message Zoe6000.
Helene

Ambre
23 novembre 2009

Hélène , tu as eu beaucoup de chance de rencontrer de telles opportunités mais je ne pense pas que cela soit aussi évident ds notre pays dit ” civilisé” où les gens s’ignorent ..j’en ai des exemples tous les jours !!

J’adore ton blog ….je ne m’étais même pas rendue compte de l’heure , j’étais vraiment “partie en voyage ” !! Je n’ai pas pu tout voir …je reviendrai !! Magnifique ..continue de nous faire rêver !!
Ambre

Hélène Legay
23 novembre 2009

Merci beaucoup !
En ce qui concerne les opportunités que j’ai rencontre sur place, il est sur que ce n’est pas aussi évident en France mais je pense que si l’on cherche dans un ville que l’on finit par connaitre, on peut aller chercher ces opportunités-là. Je n’en suis pas sur mais vais chercher a le vérifier des mon retour. C’est au fond le travail de chacune des personnes qui le cherche de nous retrouver tous ensemble pour en profiter et permettre a ceux qui ne savent pas ou aller de nous retrouver. Je vais voir si mes paroles se vérifient lors de mon retour en France (car je suis aujourd’hui au Canada jusque décembre)

Merci encore et a très bientôt sur le net !
Hélène