Archive for the ‘Carnet de voyage’ Category

Le Rio San Juan

samedi, octobre 24th, 2009
Un envol doiseaux sur le bord du Rio San Juan

Un envol d’oiseaux sur le bord du Rio San Juan

Une balade de 7 heures au bord de l’eau à observer les oiseaux, les tortues marines et même quelques crocodiles… C’est le trajet que j’ai effectué sur le Rio San Juan pour me rendre de El Castillo à San Juan de Nicaragua (ancien San Juan del Norte). La descente dure toute la journée mais la faune et la flore ne lassent pas. Mon exercice principal a consisté à capturer en photo les animaux observés mais la vitesse du bateau ne permet pas de faire des miracles et les crocodiles n’ont pas voulu que je leur fasse un portrait.

Les tortues et le vols des papillons jaunes (détail dune photo)

Les tortues et le vols des papillons jaunes (détail d’une photo)

Le Rio San Juan est un fleuve qui constitue la frontière sud-est entre le Nicaragua et le Costa Rica. Long de plus de 100km, il prend sa source dans le lac Cocibolca et plonge dans la mer des Caraïbes. Il est bordé de forêt vierge par endroits et de quelques petits villages et maisons au bord de l’eau.

Un mur de verdure de plusieurs dizaines de mètre de haut au bord du Rio San Juan

Un mur de verdure de plusieurs dizaines de mètre de haut au bord du Rio San Juan

Il est parfois étonnant d’observer la vie d’une famille au bord du fleuve : il n’y a pas d’électricité et la plupart des familles doivent vivre en quasi autonomie pour la nourriture et tous les produits du quotidien car l’épicerie la plus proche est souvent à plus d’une demi-heure en barque a moteur et beaucoup plus à la rame. Les femmes lavent le linge dans le fleuve pendant que les enfants se baignent et plongent de la rive.

Un garçon au bord du Rio San Juan

Un garçon au bord du Rio San Juan

Je n’ai pas eu l’occasion de m’arrêter pour discuter avec les habitants mais il est clair que la vie est très différente de la nôtre en France mais également de la vie de la majorité des Nicaraguayens de la côte Pacifique.

La forêt vierge qui borde le Rio San Juan est pour une grande partie protégée en tant que réserve naturelle : la réserve Indio-Maiz. Je souhaitais y faire un petit tour à partir du Refugio Bartola (un centre de tourisme communautaire qui borde la réserve) mais le manque d’organisation et la difficulté d’accès dans ce lieu m’en a empêché. La réserve est un lieu magique pour observer la richesse de la faune et de la flore. Moi-même, non spécialiste, ai pu observer à partir d’une balade à San Juan de Nicaragua un très grand nombre de papillons, d’oiseaux et de libellules.
Aujourd’hui, cet espace naturel s’ouvre peu à peu aux touristes avec la création d’hôtels et de restaurants. J’espère que la croissance certaine du tourisme dans les prochaine années se fera dans le respect de la nature et des populations locales, selon les principes du tourisme durable et responsable car sinon, les dangers sont grands. Le versant Costa Rica du fleuve, possédait les même richesses. Ouvert aux touristes depuis longtemps, la diversité exceptionnelle que le pays possédait à aujourd’hui disparue (l’instabilité politique du Nicaragua dans les années 80-90 explique cette différence).

Le mirador du volcan Maderas

samedi, octobre 24th, 2009
Mirador du volcan Maderas

Mirador du volcan Maderas

Une heure et demi d’escalade en prenant son temps et nous voici arrivé au mirador du Volcan Maderas, l’un des deux volcan de l’île d’Ometepe.

Le chemin pour venir est très agréable, aux milieu des champs et des cailloux qui font parfois facilement notre taille. Si l’on regarde bien, nous avons l’occasion d’observer quelques pétroglyphes sur le chemin (gravures précolombiennes). De loin, nous entendons des cris étranges qui font un boucan d’enfer… Il s’agit d’une quantité impressionnante de singes regroupés dans un arbres. A notre approche, ils se taisent mais s’habituent très vite à notre présence et se montre de nouveau. La fin de la balada, dans la forêt avec la terre gonflée d’eau, glisse un peu, la pente se corse mais l’arrivée au Mirador nous fait oublier toute la fatigue éventuelle.

La vue est sublime. Nous passons deux petites heures à profiter de la beauté du paysage et à voir passer les courageux transpirants qui sont partis au sommet (8 heures de marche aller/retour) avant de rentrer à l’auberge écologique où nous logeons au pied du volcan.

Si vous avez l’occasion d’y passer, rien que pour la vue, cela vaut le coup !

Bientôt des nouvelles !

mercredi, octobre 21st, 2009

A partir d’Ometepe, je viens d’effectuer un superbe voyage, très instructif sur la côte Caraïbe sur Nicaragua. Je n’ai pas eu l’occasion de passer beaucoup de temps sur un ordinateur car les connections internet sont réduites de ce côté du pays mais mon retour à la capitale est très proche… D’ici un ou deux jours, je vous raconterai tout !

Merci de suivre ce voyage et ¡ Hasta Pronto !

La Lagune de Charco Verde

mercredi, octobre 14th, 2009
Proche de la Lagune

Proche de la Lagune

De nombreuses légendes circulent sur le lac de Charco Verde. Celle contée par le propriétaire de l’Hôtel Ortiz où je suis descendue est la suivante : quiconque mange du poisson péché à minuit dans l’eau du lac de Charco Verde se mariera avec un habitant originaire de l’île d’Ometepe… Avis aux amateurs du Nicaragua qui veulent y trouver l’âme soeur.

Le lac de Charco Verde

Le lac de Charco Verde

L’île d’Ometepe

mardi, octobre 13th, 2009

Après avoir traversé le nord du pays pendant plusieurs mois, je pars pour un périple plus « touristique » dans les îles et le sud du pays. Le Nicaragua est un pays de 6 millions d’habitants, plus de 70% vivent dans le nord et la côte pacifique du pays. La quasi-totalité de la côte Caraïbes est recouverte de forêt vierge, seul le rivage est occupé de villages de pêcheurs et de 2 villes (Bluefields et Biwili) de respectivement 45 000 et 33 000 habitants.

Avec mes parents venus découvrir le pays, nous allons passer quelques jours sur Ometepe, île au milieu du lac Cocibolca, réputée pour la beauté de ses paysages avant de rejoindre le Rio San Juan, fleuve entouré de forêt vierge. Enfin, nous descendrons le fleuve pour arriver sur la côte atlantique. Pour finir, nous remontrons, toujours en bateau, la côte Caraïbes jusqu’à la ville de Bluefield afin de découvrir les traditions

et cultures de la côte Caraïbes qui sont, selon les dires, bien différentes de la côte pacifique. Je vous tiendrai au courant et vous en parlerai plus amplement quand je saurai réellement de quoi je parle.

En attendant, voici quelques photos de l’arrivée, de nuit sur l’île d’Ometepe :

Le débarquement du bateau pour arriver sur lîle, de nuit...

Le débarquement du bateau pour arriver sur l’île, de nuit…

Des plaques de fer déposées sur le sol

Des plaques de fer déposées sur le sol

Les Isletas de Granada

mardi, octobre 13th, 2009

L’une des attraction principale de Granada est « Les Isletas ». Découvrir les Isletas de Granada, c’est faire un tour en bateau à moteur autour d’une multitude de petites îles privées (plus de 300) qui entourent une presque île proche de la ville. Quelques photos :

Lune des îles des Isletas

L’une des îles des Isletas

Une barque sur le lac Cocibolca (ou lac Nicaragua)

Une barque sur le lac Cocibolca (ou lac Nicaragua)

Niquinohomo, un village des Pueblos Blancos

lundi, octobre 12th, 2009

Juste une petite photo d’un parc coloré. Au Nicaragua, les parques centrales sont des lieux de rassemblement pour se retrouver entre amis à la fin de la journée où de la semaine. Conviviaux, ils sont souvent tout couleur avec de nombreux bancs…

Le parc central de Niquinohomo

Le parc central de Niquinohomo

« Chilisa », nouveau quartier d’Esteli

lundi, octobre 12th, 2009
Les tentes de lentrée du quartier Chilisa

Les tentes de l’entrée du quartier « Chilisa »

Norma Morales est ma professeur d’espagnol. Fin septembre, je suis retournée chez elle pour une semaine de cours et de tourisme. Après m’avoir présenté à l’un de ses amis libéral afin que je puisse lui poser toutes les questions que je me posais, elle a tenu à me montrer l’un des quartier d’Esteli (la ville dans laquelle elle vit) : le quartier « Chilisa » où se sont installées des familles et groupes de personnes qui n’ont pas de toit. Le terrain appartient en partie à un propriétaire terrien qui n’utilise pas cette portion de terre. Officiellement donc, ces nicaraguayens se sont installés sur une propriété privée en toute illégalité, c’est pourquoi on les appelle les « Toma-Tierra » (preneurs de terres). Plus de deux mille personnes vivent aujourd’hui sur plusieurs dizaines d’hectares. L’expansion démographique du Nicaragua explique en parti ce phénomène. La maison familiale devient trop petite pour les enfants devenus adultes et leur familles. Ils ne peuvent plus construire sur le terrain familial car il devient trop petit. N’ayant pas les moyens d’acheter ou de louer une maison, les familles sans-toit se regroupent afin de survivre en s’installent sur des terres à l’abandon afin de survivre comme ils peuvent. Et effectivement, les conditions de vie dans quelque camping français que ce soit sont bien meilleures que les conditions de vie dans le quartier « Chilisa ». Ici, il n’y a pas d’eau ni d’électricité. Les abris sont construit avec ce que l’on trouve. Les toits sont fait le plus souvent d’amoncellements de cartons et de sacs poubelles en plastique qui laissent s’infiltrer l’eau quand il pleut. Peu à peu, certains des habitants parviennent à s’acheter des matériaux afin de construire un abris de meilleure qualité comme ce couple avec bébé qui vit dans les 5-6 m² d’une cabane en bois.

Une famille dans leur maison

Une famille dans leur maison

La propreté personnelle et l’attention portée à la tenue vestimentaire des personnes qui partent à la ville pour travailler ou trouver du travail m’impressionne. Les chemises sont mieux repassées que ce que je suis personnellement capable de faire avec tout le matériel que je possède. Les voisins s’offrent le café, l’on fait les repas en famille. La plupart des familles tentent d’améliorer leur sort en travaillant d’une manière ou d’une autre, à l’image de cette femme qui cuisine des nacatamales (plat typique) pour aller les vendre en ville. Comme partout dans le monde, les enfants jouent ensemble, courent, et s’entraînent au baseball avec une balle de tennis. La vie continue…

Une femme cuisine des nacatamales

Une femme cuisine des nacatamales

Les ruines du Vieil Hôpital de Granada

mercredi, septembre 30th, 2009
Le viel hôpital de Granada

Le viel hôpital de Granada

Comme je l’ai dit, en arrivant en bus à Granada, j’ai vu ce vieux bâtiment en ruine. Un garde est posté à l’entrée. Me voyant discuter avec un vieil homme qui passait dans la rue, il s’approche craignant le danger j’imagine. Le vieil homme part et le garde m’interroge sur les photos que je prends. Il me propose d’entrer pour visiter les ruines. J’accepte avec plaisir !

Noel Enrique Bonilla, garde du viel hôpital

Noel Enrique Bonilla, garde du viel hôpital

Il s’appelle Noel Enrique et travaille pour la ville de Granada depuis quelques mois pour veiller sur les ruines tous les jours de 14h à 22h. Cela fait une dizaine d’année que l’hôpital à cesser de fonctionner. Les gens de la ville venaient s’approvisionner en pierre et en tôle ce qui donne l’impression d’un bâtiment abandonné depuis nettement plus longtemps. Noel me présente chacun des lieux spécifique de l’hôpital de la salle d’opération aux appartements des malades. Il est née ici, dans cet hôpital comme beaucoup d’habitants de Granada. La mairie se préoccupe actuellement de l’état des ruines car elle va transformer les lieux en bureaux et magasins tout en gardant ce qui peut être réutilisé.

Les ruines

Les ruines

Le soleil se couche, je dit au revoir à Noel et le remercie. Hasta la proxima. (à la prochaine)

Les rues de Granada

mercredi, septembre 30th, 2009

En arrivant en bus à Granada, j’ai vu un vieux bâtiment en ruine. Comme il me plaisait, je suis allée faire un tour par là pour éventuellement prendre quelques photos.

Les rues de Granada vers 5 heure de l’après-midi, c’est à dire une heure avant le couché du soleil sont agréable, l’ambiance est à la fois calme est vivante, en voici quelques photos :

En face du viel hôpital