Archive for the ‘Août 2009’ Category

Ce que je veux voir au Nicaragua

lundi, août 17th, 2009

Le Nicaragua pendant 5 mois … pendant la même période, certaines personnes ont l’occasion de découvrir une bonne partie de l’amérique latine !

Le Nicaragua pourtant ne manque pas de ressources, sur un territoire qui fait à peine le tiers de la France… Ainsi pour donner une idée à ceux qui auraient l’occasion de passer par ici,  je vais vous présenter rapidement les endroits que je compte visiter et pourquoi… Le compte rendu complet est assez long et fera l’objet de plusieurs articles dans les jours qui viennent. En voici la première partie.

Je me sentirai presque capable de servir de guide avec toutes les informations que j’ai retenue et tout ce que l’on m’a dit sur le pays ! Alors si vous souhaitez avoir des infos plus complètes, n’hésitez pas à me demander !

Ile d’Ometeppe

Située au milieu du lac Nicaragua, cette île possède tous les atouts possibles pour être apréciée : deux volcans (Concepción et Maderas), des réserves naturelles avec une faune diversifiée, des musées, des plages d’eau cristaline … Que ce soit pour l’aventure ou le repos, vous trouverez votre bonheur. Pourquoi, je veux y aller ?  Toutes les personnes qui m’ont parlé de l’île y ont passer de très bon moment et l’on trouvé magnifique, comment résister ?

Cette balade me permettra de prendre des photos des volcans du Nicaragua. Je ne peux pas me targuer d’écrire sur le Nicaragua sans avoir découvert de mes propres yeux cet atout touristique majeur du pays. Le Nicaragua, situé sur la « ceinture de feu », possède de nombreux volcans (le nombre exact diverge selon les sources) dont 7 sont actuellement actifs.

 

Iles de Solentiname

Paradis perdu, cette archipel naturel est devenue la terre des peintres. Une école de peinture naïve y a été créé par le poête, cardinal et ex-homme politique du Nicaragua Ernesto Cardenal. La majorité des familles de l’île comprent aujourd’hui un ou deux membre(s) peintre. Avec un peu de chance, vous aurez la possibilité d’apercevoir un requin d’eau douce, espèce unique au monde. Les membres de Touscan qui y sont allés en ont un souvenir magique, mieux qu’Ometeppe !
Pour ma part, je souhaite rencontrer une famille de Nicaraguayens et de peintre afin de présenter cette particularité au sein de mon rendu photo.

 

Le Rio San Juan

Ce fleuve part du lac Nicaragua pour se jeter dans la mer Caraïbe. A partir de là, on peut rejoindre la réserve naturelle Indian-Maíz (quasi-uniquement de la forêt) , où se trouve des jaguars et des lions. Je n’ai aucune chance de les voir mais l’idée de découvrir cette réserve naturelle me plaît. D’autant plus qu’il s’agit d’une forêt tropicale humide, contrairement aux forêts du Nicaragua située sur la bande pacifique. Je pourrai observer la différence.
Le plus à l’est du Rio se trouve la ville d’El Castillo, où se trouve, oh suprise !, un château tout en haut d’un falaise vertigineuse qui tombe dans le fleuve. Les dessins et peintures du lieux me donnent bien envie de le voir de mes propres yeux.

 

Léon

J’ai déjà eu l’occasion de visiter le centre-ville. Vous avez d’ailleurs pu observer les photos de l’église El Calvario. Je souhaite y retourner pour plusieurs raisons : tout d’abord afin de visiter le musée des Légendes et Traditions Joaquin Arrechavala au sein duquel sont représentés tous les mythes et légendes les plus populaires du Nicaragua  à travers des maquettes miniatures. Chaque vile possède sa légende : la Mocuana à Esteli, Chico Largo à Ometeppe … J’aurai beaucoup à y apprendre et je n’hésiterai pas à vous faire découvrir les plus intéressantes. Je retournerai également à Léon pour prendre des renseignement au sujet du volcan Cerro Negro, sur la faune et sur la flore afin de particper au projet Nica Ch’tis 2 de Touscan. (cf : site de l’association). Enfin, le 28 août aura lieu l’inauguration de la casa communal qui permettra aux communautés rurales d’El Sauce de s’ouvrir au tourisme communautaire, je ne veux pas manquer ca !

 

Matagalpa

Je ne suis pas sûre d’y retourner, mais cela pourrait se faire sur le chemin de la réserve Bosawas. La ville en elle même est magnifique. Elle s’étend sur plusieurs collines et de presque toutes les partie de la ville, on apercoit les quartiers face à nous. Près de la ville (mais n’oublions pas que tout est relatif), existent de gigantesque cascades. Je n’ai pas eu l’occasion de les voir et je voudrais y retourner rien que pour ca. Si vous êtes sur place, n’hésitez pas aller voir le musée Carlos Fonseca, situé dans la maison où il est né. Il s’agit du fondateur du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), parti de la révolution de 1979, actuellement au pouvoir et très apprécié par la grande majorité de la population. Il s’agit d’un bâtiment sans prétention et l’intérieur est identique. Cela fait une partie de son charme.

Buñuelos

dimanche, août 16th, 2009

 

Buñuelos

Buñuelos

Ces petits gâteaux Nicaraguayens sont délicieux. Ils se mangent en entrée ou en dessert avec du miel ou du caramel.

La recette n’est pas très compliquée même si elle peut paraître un peu étrange à première vue.

Prendre du manioc, le râper pour en faire presque de la farine, ajouter du fromage râpé de la même manière. Bien mélanger. Faire des petites boules avec une grande cuillère et faire frire à la poêle. Ils se mangent chaud ou froid (tièdes, ils sont meilleurs).

En ce qui concerne le fromage, ici il n’existe pas beaucoup de variétés de fromages. Le queso (fromage) est un fromage de vache, un peu fait mais je ne pourrai pas vous en dire plus. De retour en France, je veillerai à me renseigner de quel fromage français cela se rapproche le plus.

La quantité de fromage dépend de vos préférences culinaires… Moi, je suis fan quand on sent légèrement le goût mais pas trop. Dans ce cas, 1/2 manioc, 1/2 fromage màs o menos (plus ou moins) !

Granada, ville coloniale et touristique

samedi, août 15th, 2009
La rue principale de Granda

La rue principale de Granada

J’avais un week-end de libre, j’en ai profité pour me relaxer en dehors de Managua, direction Granada. La ville est réputée pour être le centre touristique du pays et cela en fait l’une des ville les plus sécuritaires. Le Nicaragua est selon les dire de tous les Nicaraguayens, le pays le plus sûr d’Amérique Centrale mais il vaut mieux éviter en tant qu’étrangère de sortir seule la nuit, surtout dans la capitale. A Granada, la question ne se pose pas et j’avais hâte de pouvoir profiter de cette liberté pour m’amuser un peu.

Arrivée dans la ville, j’ai tout de suite compris que cette ville n’a rien à voir avec le reste du pays. Presque jusqu’au point de penser que l’on est plus au Nicaragua. Je parle bien entendu du centre ville, car j’imagine que dès que l’on s’éloigne un peu, la réalité reprends vite le dessus. Dans le centre, les maisons sont énorme, avec des colonnes et les couleurs vives ressortent d’autant plus. L’église, gigantesque, se voit de presque partout dans la ville. La rue principale est bordée de bars, restaurants et hôtels qui tentent de rivaliser les uns avec les autres. Les prix sont fixés en conséquence … Un jus de fruit frais vaut presque le prix d’un repas. Un repas pas cher, j’admets, mais un repas quand même.

En touriste, j’ai flâné le long du lac qui borde la ville, discutant de temps à autre avec un Nicaraguayen de passage. Un peu plus loin se trouve le « centre touristique ». L’entrée est payante: 5 cordobas, ce n’est pas beaucoup mais c’est symbolique. Une plage, des bars et des discothèques. L’endroit doit être animé pendant la nuit !

Quelques photos pour présenter cette petite ville tranquille pour touristes en recherche d’occident :

Les maisons coloniales de Granada

Les maisons coloniales de Granada

 

Patio dune maison coloniale

Patio d’une maison coloniale

La Santo Domingo à Managua

samedi, août 15th, 2009
La fête de la Santo Domingo à Managua. Au centre, le Saint entouré de fleur est porté par des danseurs. Tout autour les gens dansent également selon la coutume et la danse tradionnelle.

La fête de la Santo Domingo à Managua. Au centre, le Saint entouré de fleur est porté par des danseurs. Tout autour les gens dansent également selon la coutume et la danse traditionnelle.

Le 1er août, Managua fête son saint patron, Santo Domingo. Pour l’occasion, la Ville organise une grande célébration. La statue (toute petite – 20 ou 30 cm) est entourée de fleurs en plastiques et transportée de son église pour faire un tour dans la ville (en direction d’un lieu que j’ai oublié). Tout autour des porteurs et de la statue, les Managuayens dansent au son de la musique plus ou moins traditionnelles et des pétards qui sifflent dans les airs.

Cette fête possède des origines indigènes. Auparavant, il s’agissait de la fête du Dieu du maïs. Je suppose en tant qu’historienne de formation que l’Église a peu à peu modifié cette fête païenne pour la transformer en fête chrétienne et obtenir le baptême de nombreux indigènes. Le fait est qu’aujourd’hui persistent de nombreuses traditions ancestrales. Certaines personnes pour montrer leur respect et son remerciement à Santo Domingo, se peignent le corps de noir ou de marron pour danser avec des bâtons. Les femmes et fillettes, portent parfois des habits traditionnels pour danser.

Un homme, peint de noir, danse pour remercier Santo Domingo.

Un homme, peint de noir, danse pour remercier Santo Domingo.

Il existe au moins deux Santo Domingo. Les deux statues partent de leur églises propres et se rejoignent pour faire la fête. J’ai surtout assisté à cette partie du défilé. Celui-ci commence tôt le matin et se termine tard dans la nuit voir même le lendemain au levé du soleil. Dix jours plus tard, c’est le retour du Saint dans son église. La même fête se répète pour le bonheur de tous les Managuayens.

Toutes les villes du Nicaragua possèdent un Saint patron qui se fête selon la coutume locale. Je vais essayer d’assister à quelques unes de ces fêtes, mais déjà, la Santo Domingo de Managua donne une idée de la manière dont tout cela se passe.

Una niña danse pour le Saint vêtue des habites traditionnels de la ville.

Una niña danse pour le Saint vêtue des habites traditionnels de la ville.

Que l’on ne me parle plus des pays pauvres…

vendredi, août 14th, 2009

Bonjour tout le monde !

J’ai un message important. Il me tient à coeur.
Ce que je vais dire fait parti des banalités de la vie. Ces choses que l’on sait depuis toujours mais un jour, on prononce les même mots en comprennant tout leur sens.
Je me trouve actuellement dans un pays dit « pauvre », un pays du Tiers-Monde ou appelez-le comme vous voulez. Jamais plus je ne pourrai employer ces termes. Ils n’évoquent que la vision économique du monde.
Je me trouve actuellement dans un pays beaucoup plus riche que la France. Dans un pays où le bonheur qui se lit sur le visage des gens est beaucoup plus présent.
Ce pays est beaucoup plus riche humainement que la France. Les choses les plus importantes de la vie sont la famille, l’amitié et la solidarité. Tout le monde le sait.
« L’argent ne fais pas le bonheur ». C’est une banalité. La richesse vient du coeur. La richesse vient de l’homme.
Ici, au Nicaragua, toutes les personnes que j’ai rencontré sans exception ou presque, m’ont offert sans rien demander en retour leur amitié, leurs sourires… Pas besoin de paroles pour offrir beaucoup plus que ce que l’on pourrait exprimer avec des mots.

Ne l’oubliez jamais …

Pas de nouvelles, bonne nouvelle …

lundi, août 10th, 2009

Je pars pour le département de Léon, au fin fond de la campagne pour quelques jours. Il n’y aura donc pas de nouveaux articles tout de suite…

Mais quand je reviendrai, vous saurez tout sur Aprodesa, l’association qui va me faire découvrir ses travaux, sur Granada que je suis allée visitée ce week-end et sur la Santo Domingo, la fête du saint patron de Managua dont la seconde partie a eu lieu ce matin.

A tout de suite !!!

Les enfants des rues

samedi, août 8th, 2009

Il est courant de voir de jeunes enfants en bande, courir et jouer dans la rue, avec ou sans produits à vendre, mendiant ou ne mendiants pas…

Mimeto et ses amis

Mimeto et ses amis

 

Quand ils me voient avec mon appareil en main, ils me demandent souvent de les prendre en photo, ce que je fais avec plaisir. Après, je leur montre la photo sur l’écran. Pendant quelques minutes, il auront pensé à autre chose et reprendront leurs activités.  Quand je leur demande leurs noms, ils les inventent comme un jeu…

Un amis de Mimeto vend des cigarettes et des bonbons

Un ami de Mimeto vend des cigarettes et des bonbons

Selon Norma Morales, au Nicaragua, 100 000 enfants abandonnés vivent dans la rue. 500 000 enfants travaillent. La population totale du Nicaragua est d’environ 6 000 000 d’habitants.

El macho

samedi, août 8th, 2009
Helen tente de faire une pyramide avec son jeu du Macho

Helen tente de faire une pyramide avec son jeu du Macho

Il ne s’agit pas des hommes Nicaraguayens (quoi que…) mais d’un jeu auquel jouait la petite fille qui vivait avec moi chez Norma Morales, ma professeur d’espagnol.

Ce jeu ressemble plus ou mois aux osselets. Il se joue avec une balle rebondissante et dix pions de couleurs. On lance les pions sur le sol et on lance la balle rebondissante. Il faut attraper un pions avant que la balle ne fasse 2 rebonds. Si l’on perd, on recommence à zéro. Après avoir rattrapé les 10 pions, on recommence en en attrapant 2, puis 3. Si on perd, on recommence au derniers pallier (2, 3,etc.) Après 3, il faut mettre les pions dans la cabane (sa main sur le sol, qui ne peut pas bouger) et non plus dans sa main. Après, il faut mettre les poins dans le hoyo, le trou de sa main.

Le premier qui a fini a gagné si l’on joue à plusieurs (à tour de rôle, a chaque fois que l’on perd)

Plaza Inter, centre commercial

vendredi, août 7th, 2009

Comme j’aime bien mettre les choses en rapports les unes avec les autres, après Esmeralda Palacio, je vais vous parler des centre commerciaux du Nicaragua.

 

Plazza Inter, centre commercial de Managua

Plaza Inter, centre commercial de Managua

 

Ai-je vraiment besoin de commenter ? Les prix sont pour la majorité des articles au même prix qu’en France : un CD à 18 dollars, un jean de marque 100 dollars, un ordinateur (sauf netbook) entre 500 et 2000 dollars…

Un employé gagne en moyenne 2000 cordobas par mois, soit 100 dollars… (question posée à plusieurs nicaraguayens sans donner d’idée. La réponse est la même dans tous les cas) Peut-il imaginer, même en économisant beaucoup, pour acheter un jour un ordinateur ? C’est comme si avec notre salaire en France, un ordinateur coûtais au minimum 50 000 dollars.

Esmeralda Palacio, école maternelle.

vendredi, août 7th, 2009

L’association CAIEM-SOL, associée à l’association française TouSCAN, soutien des projets ayant pour but le développement social qui visent particulièrement les enfants, les jeunes et les femmes.

Je suis allée visiter l’école Esmeralda Palacio, qui se situe dans le quartier Sandino de Managua, la capitale. Il s’agit d’une école maternelle qui accueille 140 enfants. Elle dispose de 5 salles de classes telle que présentée (30 enfants par classe). Je me situe à l’extrême fond de la salle pour prendre la photo.

 

Une salle de classe de lécole Esmeralda Palacio

Une salle de classe de l’école Esmeralda Palacio

 

L’école est une maison particulière transformée en école. Elle ne possède pas de jardin. La cours de l’école est donc le couloir qui mène aux différentes classes :

 

La cours de lécole Esmeralda Palacio

La cours de l’école Esmeralda Palacio

L’association CAIEM-SOL apporte des fonds pour rénover la cuisine, qui était en piètre état. La cantine est plus petite que les salles de classes. Je ne sais pas comment elle fait pour fonctionner exactement avec 140 élèves.

Quelques informations complémentaires :
Au Nicaragua, les écoles maternelles ne sont pas subventionnées par l’état, se sont des écoles communautaires, par quartier. Les professeurs sont des volontaires qui possèdent des indemnités généralement versées par des ONG internationales, variant entre 20 et 25 dollars par mois soit entre 400 et 500 cordobas, ce qui est vraiment très très peu pour le travail qu’elles fournissent. J’écrirai plus tard un article plus complet sur les prix au Nicaragua mais pour donner une idée, une livre de frijoles (haricots rouges) coûte 5 à 10 cordobas, une livre de riz, même chose. Il faut au moins 300 cordobas par mois et par personnes pour manger uniquement du Gallo Pinto (mélange de riz et haricots rouges, nourriture typique du pays).