Archive for the ‘Août 2009’ Category

Eologia, abuela de la campagne

dimanche, août 8th, 2010
Eologia, abuela de la campagne

Eologia, abuela de la campagne

Le regard d’une femme.

Une main qui vous touche.

Un sourire.

Un accueil chaleureux.

Tout cela peut se passer en moins de quelques minutes et vous marquer pour la vie.

Elle m’a regardé partir jusqu’à ce que je quitte l’horizon et j’ai senti mon cœur qui battait.
Croisée au détour d’un chemin, Eologia m’a offert beaucoup. Je n’ai pas eu le temps de la connaître mais ce portrait en dit long. Je vous l’offre.

La Sopa de Rez

lundi, août 31st, 2009
Sopa de Rez dans un restaurant de Granada

Sopa de Rez

On la trouve dans les marchés et dans quelques restaurants où ne vont pas les touristes. La soupe que l’on trouve ici n’est pas mauvaise, très nutritive, bon marché mais peu intriguer au premier abord. La question principale est :  » Mais qu’est qu’il y a là-dedans ?! »

Pour ma part, dans celle de ce midi, j’ai pu distinguer quelques feuilles de choux, des  morceaux de carottes, de bananes, de manioc, un petit bout d’épis de maïs, quelque chose qui ressemble à des feuilles d’épinard, un légume étrange, très fibreux de couleur rouge-orangé que je ne connais pas, un morceau de graisse, quelques petits bouts de tomates et le plus important un grand morceau d’os de boeuf avec un peu de viande.

Vous remarquerez la taille du bol, car ce n’est pas la table qui est étroite. Le tout est servi avec une tortilla et un peu de riz.

Bon appétit ! Vous en aurez besoin pour terminer votre plat !

Quelques nouvelles

jeudi, août 27th, 2009
Trajet Managua-Condega-Léon

Presque dix jours sont passés et me revoilà. Après avoir peaufiné quelques affaires à Managua, je suis partie pour Condega, la ville de l’IDCO. Cela me tenait à coeur d’y retourner pour voir et parler avec les personnes que j’y ai rencontré : Candida, qui m’accueille chez elle avec un sourire qui touche jusqu’au plus profond du coeur, Xilo et Citla, les deux cousines pleines de vie, Victoria, cette femme qui élève 12 petits enfants pleins de vie et tant d’autres.

Aurélila par exemple est depuis 11 ans une professeur de l’école spéciale de Condega. Cette école accueille des enfants ayant de grandes difficultés scolaire ou des sourds et muets. Aurélila a commencé à enseigner aux élèves en grandes difficultés tout en apprennent la langue des signes. Elle est devenue depuis 4 ans l’une des professeurs des élèves sourds. Le mois dernier, avec d’autres membres de l’association, Aurélila nous avait présenté la ville . Elle nous avait aussi emmené visiter sa famille dans l’une des communidad (quelques maisons) à trois heures de marche de Condega (La Laguna, vous vous souvenez ? ). Elle parle très lentement pour qu’on la comprenne bien en tant qu’étranger. Elle a pris l’habitude au sein de son travail.

Invitée dans la classe, les élèves se sont présentés et mon donné mon signe personnel. Plutôt que d’épeler le nom d’un personne à chaque fois que l’on parle d’elle, on lui donne un signe lié à son caractère ou à son physique. Mon signe à moi c’est un deux doigts pointés sur la joue droite. Les deux doigts signifient H pour Hélène et la joue droite car je n’ai qu’un seule fossette, côté droit, quand je sourie !

Aurélila et sa classe

Aurélila et sa classe

Les élèves m’ont appris quelques signes : buenos días, buenas tarde, buenas noches, Francía, Nicaragua, école, travailler, étudier, merci, beaucoup, arbre… Quand je rentrerai je pourrai vous parler un peu mais malheureusement, comme les langues parlées, la langue des signes est différentes selon les pays, je ne pourrai donc pas parler aux personnes sourdes en langue des signes française. Je ne regrette pas pour autant, j’ai ressentie chez les élèves (j’aimerai tellement les appeler par leurs noms mais je ne me souviens que de leurs signes…) une énorme envie de partager et de me faire découvrir cette langue. Je continuerai à apprendre : je les revois aux alentour du 15 septembre car j’irai passer la fête de l’indépendance à Condega.

Ce que je veux voir au Nicaragua (3)

jeudi, août 27th, 2009

Voici le troisième et dernier volet de ce que je compte faire au Nicaragua au cours des 3 prochains mois.Vous y trouverez aussi quelques informations touristiques sur d’autres lieux pour les internautes en recherche de renseignements divers. D’ailleurs si vous souhaitez d’autres informations sur le pays, n’hésitez pas à me contacter.


L’association UCA Tierra y Agua, près de Granada.

La fondation UCA Tierra y Agua est une Union de Coopérative agricole qui agit pour améliorer la vie des communautés rurales grâce à des actions d’informations agricoles auprès des paysans et grâce à des projets sociaux. Elle développe et promeut également le tourisme communautaire au sein de ses communautés.

J’ai eu l’occasion de pouvoir contacter les membres de l’association, notamment l’une des auteur du livre de Tourisme Rural et communautaire publié au Nicaragua en 180ex. en 2006 et je devrai les rencontrer leur de mon passage à Granada.

Une autre semaine de découverte auprès de Norma Morales.

Afin de perfectionner mon espagnol et découvrir de nouvelles choses intéressantes près d’Esteli.

Je crois que j’ai maintenant fait le tour de mon programme pour ces quelques prochains mois dans le pays. S’il me reste un peu de temps, je me poserai une semaine ou deux dans une ville, Managua ou Granada pour faire le point sur mes photos, toutes les informations que je possède et commencer à rédiger et composer mon rendu avant de rentrer en France de manière à pouvoir récupérer quelques informations manquantes. Je doute cependant que je puisse le faire. Vamos a ver(nous verrons bien)

Bien entendu, le contenu de ce que je vais faire réelement n’est pas fixé, je donne juste une idée de ce qui existe et de ce qui est possible. Encore une fois, vamos a ver…

Pour ceux que cela intéresse, j’ajoute ici quelques lieux que j’ai déjà visité ou qui peuvent être intéressant de voir mais qui ne font pas partie de mon programme pour une raison ou pour une autre :

Managua, la capitale. Ne vous déplacez pas exprès mais il peut être intéressant d’y faire un tour. A voir, la place de la République (ancienne place de la Révolution), la cathédrale – absolument affreuse, le parc Tiscapa (ou parc Sandino) donne un point de vue sur toute la ville, les supermarchés actuellement les seuls ou presque du Nicaragua. Ce n’est « à voir » mais vous ne pourrez pas passer à côté : la pauvreté et la richesse qui cohabitent. Certains quartiers sont dangereux aux dire de tous les Nicaraguayens que je connais. Ne vous déplacez pas seuls la nuit.

Corn Island, les îles Caraïbes du Nicaragua. Prendre l’avion, dépenser plus de 200$ pour aller dans un paradis perdu, autant aller à Ometeppe, c’est plus écologique.

Le Canyon de Somoto. J’irai peut-être mais ce n’est pas sûr. Il s’agit d’un grand Canyon creusé dans la roche. La baignade est déconseillé mais personne ne s’en prive. L’eau est claire et rafraîchante. Le paysage est sublime.

Granada, la ville coloniale. En tant que touriste du Nicaragua, vous ne pouvez pas la louper. J’en ai parlé dans le blog, c’est un endroit très agréable qui ressemble peu au reste du pays. Boris, de l’hospedaje (petit hôtel) « La Siesta » est francais et pourra vous donner plein de conseils, profitez-en.

Les plages du Pacifique. Si vous n’avez jamais eu l’occasion d’en voir un, le couché de soleil sur le Pacifique est un passage obligé. Les plages raviront tous les adeptes de la mer, des vagues et du farniente. Ce n’est malheuresement pas mon cas.

San Juan del Sur. Une plage du Pacifique très touristique. Beaucoup de personnes m’ont dit qu’il fallait y aller. Ce n’est près d’aucun de mes itinéraires alors je risque de passer à côté.

Esteli. Pour moi une ville de coeur plus pour les personnes que j’y ai rencontré que pour le tourisme. Les fabriques de cigares vous ouvrent leur portes, la cathédrale est jolie. Vous pourrez rencontrer Modesto, l’artisant qui a réalisé la statue du parc du centre-ville, si vous le demandez à Norma Morales (cf: article de début août 2009.)

Ces informations ne sont pas exhaustives loin de là. De la même manière que personne ne connaît parfaitement la France, personne ne connaît parfaitement le Nicaragua et nombreux sont les lieux intéressant qui ne se trouvent ni dans les guides touristiques, ni sur ce site.

Programme

jeudi, août 27th, 2009

Au Nicaragua :

Arrivée le 26 juin 2009.

Pendant les trois premières semaines, animer des activités éducatives et culturelles auprès des enfants de l’école IDCO à Condega auprès de l’association de solidarité avec le Nicaragua Solidarité Nica.

du 17 au 19 juillet, rencontrer au Nicaragua les membres du voyage organisé par l’association francaise de tourisme communautaire Touscan

le 19 juillet, participer aux 30 ans de la révolution Sandiniste, évènement majeur du pays.

Etudier l’espagnol pendant une semaine auprès de Norma Morales, professeur d’espagnol Nicaraguayenne

Découvrir et participer aux projets des associations nicaraguayennes Aprodesa et Caiem-Sol (respectivement association d’aider au développement agraire et association de soutien aux populations les plus vulnérables) à Managua durant trois semaines.  Création des sites internet de ces deux associations.

Rencontrer l’association nicaraguayenne UCA Tierra y Agua, Union des coopératives agricoles et découvrir particulièrement les projets de tourisme communautaires qu’ils promeuvent.

Partir sur la côte Caraïbe du pays, difficile d’accès, afin de rencontrer (sous réserve) l’association Blue Energy, dont la mission est d’apporter l’électricité dans les lieux les plus reculés grâce à l’energie propre et découvrir du point de vue touristique différentes communautés rurales praticants le tourisme communautaire.

Visiter plusieurs réserves naturelles du Nicaragua afin de présenter brièvement la faune et la flore du pays, notamment les forêts denses et leurs différences : forêts sèches, humides ou forêts de pins.

Partir à Léon pour me renseigner sur le Cerro Negro en prévision du projet d’échange culturel Nica Ch’tis 2 organisé par l’association Touscan.

Départ du Nicaragua le 13 novembre dans la matinée.

Retour en France le 2 décembre 2009, après trois semaines au Canada, afin de préparer la mise en place des expositions.

Projets de réalisations durant et après le séjour :

Bien entendu, les expositions prévues (cf : page Expositions).
Le thème principal du séjour est « Nicaragüenses », une sélection de portraits de Nicaraguayens accompagnés de courts textes afin de présenter de manière non exhaustive la vie des Nicaraguayens.
D’autres thèmes seront présentés lors de certaines expositions, par exemple, les expositions du CROUS seront plus axées sur la vie des jeunes Nicaraguayens et l’éducation en général.

Je compte me renseigner sur tous les aspects du tourisme communautaire, ses origines, son application, ses avantages et ses inconvénients. Ce type d’alternative au tourisme de masse m’intéresse particulièrement et mérite d’être reconnu tout en prenant toutes les précautions afin de pouvoir être viable. Il s’agit d’un type de tourisme particulier qui ne convient pas à tout le monde car il suppose d’accepter certaines contraintes particulières.
Je songe actuellement à effectuer un reportage complet sur le sujet en vue d’une éventuelle publication.

La publication futur d’un livre de photographies sur le Nicaragua, prenant en compte les sujets suivants : cuisine, traditions, histoire, art et artisanat, portraits de Nicaraguayens, faits de société. Il s’agirait de regrouper dans un livre une série d’articles courts avec photographie sur le Nicaragua afin d’avoir un panorama intéressant mais non exhaustif des particularités Nicaraguayennes. Je vais écrire ce livre à mon retour, si vous connaissez un éditeur ou un contact susceptible d’être intéressé par ce projet, n’hésitez pas à me contacter.

En el campo …

jeudi, août 20th, 2009

J’ai passé trois jours avec les membres techniques d’Aprodesa à El Sauce, pueblo (village) du département de Léon. Chaque jour, nous partions tôt le matin pour rejoindre une communidad (groupement de maisons – une trentaine). Ils rencontraient les paysans et j’observais la vie de la campagne. En voici une petite description :

Les animaux en liberté devant la maison

Les animaux en liberté devant la maison

Les maisons sont faites de bois et d’une sorte de torchis pour les murs de la cuisine. Le four est à l’extérieur. La plus grande partie de la maison est ouverte sur l’extérieur avec un toit bas afin d’assombrir et donc de rafraîchir la pièce. Tout autour de la maison, les chiens, les poules, le cochon et les vaches quand il y en a profitent de la tranquillité de la vie.

Deux soeurs

Deux soeurs

Les habitants sont encore plus calme que ne le sont les Nicaraguayens. Les enfants s’amusent et profitent de ma présence pour jouer avec mon appareil photo. Ils ont tous de grands sourires aux lèvres que ce soit les enfants ou les adultes. Tout autour de nous, s’élève la forêt. Des arbres plus ou moins grands, plus ou moins vieux, qui ne ressentent pas l’emprise de l’homme. El Cacao, comme les autres communautés se situe très en altitude dans la montagne. Le paysage est magnifique. Les étendues de végétations sauvages sont parsemées ça et là de parcelles cultivées de maïs ou de frijoles (haricots rouges).

Un paysage parmi tant dautres ...

Un paysage parmi tant d’autres …

Comme partout au Nicaragua, personne ne viendra vous faire sentir que vous gênez, bien au contraire, on vous accueille, on ne se sent pas obliger de parler si l’on en a pas envie, on répond avec plaisir aux questions qui sont posées. Une vie tranquille au sein de laquelle on ne ressent aucunement le stress de savoir si on se comporte de la bonne manière, si il y a des choses qu’il faut dire ou qu’il ne faut pas dire, pas de manières d’aucune sorte. Juste la vie, la cohabitation tranquille et agréable pour quelques heures, quelques jours et pourquoi pas plus longtemps …?

Une discussion tranquille à lombre dun banc

Une discussion tranquille à l’ombre d’un arbre.

Je pense que l’on aura compris que j’aime particulièrement le calme de la campagne, que ce soit au Nicaragua ou en France. L’avantage du Nicaragua sur cette dernière ? La végétation sauvage telle ce que cela n’existe plus en France et l’absence d’un hiver froid. La température varie entre 15 et 35 degrés au grand maximum, mais reste le plus souvent proche des 28. Cela permet de rester dehors toute l’année et d’avoir des maisons telles que décrites (pas besoin de murs de plusieurs dizaines de centimètre d’épaisseur et de beaucoup de chauffage pour atteindre les 15 degrés comme dans les Pyrénées… ;-))

J’ai tellement apprécié ces quelques jours que je dois avouer que l’absence d’électricité, les deux heures de marche sur un chemin difficile pour aller à la ville et les travaux des champs ne me rebuteraient pas, bien au contraire, pour venir vivre ainsi quelques années, voir plus …

Qui vivra verra ce que l’avenir nous réserve…

La main de son fils …

mercredi, août 19th, 2009

Un court instant, un geste simple. L’instant m’a marqué même s’il est courant. Le père qui donne à son fils le papier qu’il doit signer afin que celui-ci le fasse. Lui, ne peut pas.

Un enfant signe à la place de son père qui ne sait pas écrire.

Un enfant signe à la place de son père qui ne sait pas écrire.

 

Depuis la révolution de 1979, l’analphabétisme régresse au Nicaragua. Une grande campagne de lutte est en route depuis 30 ans, mais bien que l’école soit obligatoire, de nombreux enfants n’y vont pas.

Des étudiants ont travaillé sur le sujet pour démontrer que les enfants qui travaillent ne le font pas parce qu’ils sont pauvres mais qu’il s’agit avant tout d’un problème culturel. Il y a-t-il quelque chose de plus dure a faire évoluer ? Mais il faut se battre. Et de nombreux nicaraguayens le font.

La photographie et moi

mercredi, août 19th, 2009

Ce voyage est pour moi bien plus que de prendre des photographies. Mais en regardant un peu la sélection que je possède aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce que représente la photographie pour moi.

Je ne me souviens plus de l’âge que j’avais quand, un jour, au dos d’un magazine, j’ai vu une photo qui m’a marquée, choquée, impressionnée. Il s’agissait d’un reportage de guerre dans un pays d’Afrique. Cette photo, à la fois, belle et effrayante m’a fait me poser un milliard de question. Je me suis mise à la place des personnages, du photographe, de tout ce qu’il y avait autour. Je crois bien que cette photo a changé ma vie. Peut-être pas radicalement, mais cela a bouleversé quelque chose en moi-même. Je me suis toujours dit qu’à partir du moment où l’on a marqué quelqu’un, que ce soit juste un sourire au bon moment à un inconnu qui en a besoin ou en agissant de manière à ce que demain soit meilleur pour les autres, on n’avait pas vécu pour rien. Ce photographe m’a suffisamment marqué pour pouvoir être sûr qu’il n’a pas vécu pour rien. Il ne me connaît pas et ne le saura sans doute jamais. Je ne me souviens même pas de son nom, même s’il est marqué, quelque part, dans mes papiers. Mais il a modifié quelque chose dans le monde.

Après m’être intéressé de plus près à la photographie, il m’est arrivé de retrouver des sentiments, non pas identique mais de retrouver des photos qui font battre le coeur, des instants immortalisés sur un papier que l’on ne peut plus quitter des yeux, que l’on ne veut plus quitter des yeux. Ils peuvent nous faire réfléchir, ou simplement nous faire profiter de la beauté du monde qui nous entoure… Ce sentiment, je l’ai le plus souvent retrouvé à travers des portraits ou peut-être seulement à travers le regard des gens qui nous transperce alors qu’ils sont loin ou qu’ils ne sont peut-être plus.

Est-ce pour cela que j’aime la photographie aujourd’hui ? Je l’ignore. Peut-être ai-je envie, moi-aussi, de modifier la vision des choses, la vision de la vie que peut avoir un inconnu, qu’il se trouve à des millions de kilomètres de l’endroit ou je me trouve ou au coin de la rue. Et cela, je ne saurai jamais.

Ce que je veux voir au Nicaragua (2)

mercredi, août 19th, 2009

Voici la suite de l’article, la prochaine et dernière partie sera pulié demain ou après demain.

Massaya, la ville de l’artisanat

La ville me semble plutôt jolie et surtout les marchés sont intéressants. Il y en a deux : le « marché des touristes » plus cher et plus propre et le « vieux marché ». Le contraste entre les deux peut être intéressant, je compte voir ce qu’il en est. Il vaux mieux passer au « vieux marché » avant le départ pour acheter les cadeaux et tous l’artisanat avant de rentrer chez soi. Les hamacs et les poteries sont  les spécialités mais vous pourrez trouver un peu de tout. Près de Massaya, se dresse le volcan du même nom, en haut duquel on peut apercevoir un lac de lave et des perroquets dont l’existance et la survie dans un lieu si arride est un mystère. Un réserve naturelle se situe au pied du volcan ainsi qu’un musée intéressant. Enfin, non loin de la ville, se trouve les Pueblos Blancos : des villages d’artisants qu’il est possible de visiter. Un mirador (un point de vue – pas une tour de surveillance :-)) situé près d’un lac Catarina vaut le détour.

 

Miraflor

Au sein de cette réserve naturelle près d’Esteli s’est développé le tourisme communautaire (activité secondaire des paysans qui permet de developpement de la communauté et non pas des finance d’un propriétaire déjà riche). Si j’ai l’occasion d’y passer 2 ou 3 jours, cela me permettra d’observer et de discuter avec les paysans des avantages et inconvénients développés par ce type d’action. Je m’intéresse beaucoup aux possibilités offertes par cette alternative au tourisme de masse. Du point de vue touristique, les cabanes ont l’air confortables au vu des photos que m’a montré l’un de leur visiteur. Le confort n’est pas toujours extrème mais ce n’est pas le but. L’intérêt de Miraflor est particulièrement le contact très proche avec la nature, présenté ou non par un habitant des lieux qui connait particulièrment bien la faune et la flore locale.

 

El Refugio de Vida Silvestre del Río Escalante Chacocente

Sous ce nom à ralonge se trouve l’une des plages et réserve naturelle sur laquelle les tortues viennent pondre leurs oeufs entre juillet et novembre. Difficile d’accès, je ne me suis pas encore bien renseignée sur les possibilités de m’y rendre. Mon intérêt pour cette endroit est plus lié à l’emerveillement de pouvoir observer ce qu’y s’y passe : voir, de nuit, arriver par centaines des tortues gigantesques, les voir pondre et cacher leur oeufs dans le sable avant de reprendre la mer. Réussir une photo de qualité serait pour moi un défi si je m’y rend mais oserais-je me concentrer sur mon appareil photo plutôt que sur l’évènement ?  Les nuits d’observation sont très controllées afin de ne pas poser de problème du point de vue écologique.

 

La côte Caraïbe

Cette appelation regroupe plus de la 1/2 du territoire Nicaraguayen. La plus grande partie est couverte de forêt tropicale humide. La population se situe quasi-exclusivement près de la mer : El Rama, Bluefield, la Laguna de Perla. Au dire des Nicaraguayens de la côte Pacifique, les costeniens sont un peu différents. Cette zone n’a pas subi la domination espagnole mais quelques comptoirs anglais s’y sont installés durant l’époque coloniale. Les populations indigènes ont beaucoup moins subi de mélanges que sur la côte pacifique. Les langues parlées sont donc les langues indigènes comme le Misquitos, et un Espanglais étrange (mélange d’espagnol et d’anglais, plus d’anglais que d’espagnol a ce que j’ai compris).
La nourriture est un peu différente, les plats traditionels du moins, les danses et les coutumes également. Le Palo de Mayo, danse traditionelle, fait beaucoup parler d’elle, il faut que je vois cela de plus près.
De nombreuses réserves naturelles sont présentes dans les terres afin de protéger les forêts mais la contrebande et la corruption politique permettent certains abus.
Près de Biliwi, au nord de la côte, se trouve la gigantesque réserve Bosawas où vivent encore des tribus indigènes comme nous les imaginons dans la forêt amazonienne. L’accès est difficile, peu recommandé et aller voir ces peuples pour le simple plaisir touristique me semble assez malsain.

Ainsi, je compte pour la part me rendre à Bluefields afin de rencontrer une association francaise d’énergie propre (je n’en sait pas beaucoup plus pour le moment), passer quelques jours à la Laguna de Perla auprès d’une communauté misquitos qui pratique le tourisme communautaire afin si possible qu’il me fasse partager un peu de leur temps et de même à El Rama, plus proche d’un réserve naturelle et dont la culture indigène est différente, ils sont Ramas. Si le temps et l’argent me le permettent, je me rendrai également à Biliwi auprès d’une association de femmes qui pratique également le tourisme communautaire.

Une photo pour la route …

lundi, août 17th, 2009

Il y a des photos comme ca, on ne comprend pas ce qu’elles ont de particulier mais on les aime …

Le camion qui mène à El Cacao

Le camion qui mène à El Cacao