Aprodesa est une association qui promeut l’agriculture durable au Nicaragua. Rencontré grâce à l’association française Touscan, les membres de l’association Aprodesa m’ont ouvert leur portes et m’ont apporté beaucoup lors de mon voyage. Je les en remercie encore.
El Sauce et les communautés de la montagne
Afin de découvrir au mieux leur travail, trois agronomes de l’association m’ont emmenés avec eux dans les communauté d’El Sauce. Pendant trois jours, je les ai suivi dans les villages et chez les fermiers d’El Cacao, d’El Guayabo et de Cerro Colorado. Nous montions sur la montagne en 4×4 à travers des chemins tortueux pour redescendre le soir dormir dans un hôtel de la ville.
Là-haut sur la montagne, au milieu de la Nature, j’ai senti une paix immense m’envahir. J’en ai parlé avec un ami Nicaraguayen qui a utilisé l’expression “la paz del corazon”, la paix du coeur…
Contrairement aux images négatives que l’on a souvent des villages reculés, les habitants des communautés d’El Sauce ont été très ouverts et accueillants. Ils m’ont montré avec plaisir leur ferme, leurs travaux, leurs projets, leur vie… Que de choses en cours dans les villages !
Pour le salon Rica Cacao du Monde, un salon chocolat dans le Vieux Lille, j’ai préparé en février dernier une petite exposition de photographies sur ces communautés : vous pouvez le découvrir en cliquant ici.
Le travail des membres d’Aprodesa est très intéressant. Afin de lutter contre la déforestation des sommets et pour favoriser l’absorption de l’eau par des sols pour reconstituer les nappes phréatiques, ils interviennent dans les villages afin de promouvoir les cultures arbolées, tout en travaillant avec les paysans pour qu’ils en tirent le maximum de bénéfices. De cette manière, ils proposent aux agriculteurs de planter du café dans les espaces non utilisés où le bois est souvent coupé mais aussi, ils envisagent avec eux d’autres aménagements possibles de leurs fermes afin d’améliorer l’utilisation de la terre aussi bien pour la Nature que pour eux-même. Par exemple, en introduisant les cultures de légumes ou en faisant de la prévention contre les brûlis des champs avant nouvelle plantation, ce qui détruit les richesses de la terre. Il s’agit essentiellement de conseils, les fermiers, maîtres chez eux, les suivant que s’ils le désirent.






