Il y a un an...

Il y a un an… Aprodesa et El Sauce

Posted by Hélène Legay on août 13, 2010
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Aprodesa est une association qui promeut l’agriculture durable au Nicaragua. Rencontré grâce à l’association française Touscan, les membres de l’association Aprodesa m’ont ouvert leur portes et m’ont apporté beaucoup lors de mon voyage. Je les en remercie encore.

El Sauce et les communautés de la montagne

Afin de découvrir au mieux leur travail, trois agronomes de l’association m’ont emmenés avec eux dans les communauté d’El Sauce. Pendant trois jours, je les ai suivi dans les villages et chez les fermiers d’El Cacao, d’El Guayabo et de Cerro Colorado. Nous montions sur la montagne en 4×4 à travers des chemins tortueux pour redescendre le soir dormir dans un hôtel de la ville.

Là-haut sur la montagne, au milieu de la Nature, j’ai senti une paix immense m’envahir. J’en ai parlé avec un ami Nicaraguayen qui a utilisé l’expression “la paz del corazon”, la paix du coeur…

Contrairement aux images négatives que l’on a souvent des villages reculés, les habitants des communautés d’El Sauce ont été très ouverts et accueillants. Ils m’ont montré avec plaisir leur ferme, leurs travaux, leurs projets, leur vie… Que de choses en cours dans les villages !

Pour le salon Rica Cacao du Monde, un salon chocolat dans le Vieux Lille, j’ai préparé en février dernier une petite exposition de photographies sur ces communautés : vous pouvez le découvrir en cliquant ici.

Le travail des membres d’Aprodesa est très intéressant. Afin de lutter contre la déforestation des sommets et pour favoriser l’absorption de l’eau par des sols pour reconstituer les nappes phréatiques, ils interviennent dans les villages afin de promouvoir les cultures arbolées, tout en travaillant avec les paysans pour qu’ils en tirent le maximum de bénéfices. De cette manière, ils proposent aux agriculteurs de planter du café dans les espaces non utilisés où le bois est souvent coupé mais aussi, ils envisagent avec eux d’autres aménagements possibles de leurs fermes afin d’améliorer l’utilisation de la terre aussi bien pour la Nature que pour eux-même. Par exemple, en introduisant les cultures de légumes ou en faisant de la prévention contre les brûlis des champs avant nouvelle plantation, ce qui détruit les richesses de la terre. Il s’agit essentiellement de conseils, les fermiers, maîtres chez eux, les suivant que s’ils le désirent.

Il y a un an… La Santo Domingo

Posted by Hélène Legay on août 10, 2010
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Le 10 août au matin, Auxiliadora m’ammenait voir les fêtes de Santo Domingo, le Saint patron de Managua. Quelques mois plus tard, j’en ai créé un petit reportage pour le concours de Photo-reportage Paris-Match. Cela fait un an…

Pour voir toutes les images : cliquez sur la photo ou sur ce lien

Le danseur indigène

Le danseur indigène

La Santo Domingo, fête du Saint Patron de Managua

Fête catholique traditionnelle aux accents indigènes, la Santo Domingo rassemble les habitants de la ville autour d’un culte commun. L’occasion de faire la fête pour la majorité, une bonne journée de vente pour d’autres et un défi à relever pour les forces de l’ordre.

Les festivités se déroulent en deux temps : la « descente du Saint » le 1er août, une procession qui amène le Saint, une petite statuette d’une quinzaine de centimètres recouverte de fleurs et posée sur une chaise à porteur, de l’église où il réside pendant l’année à l’ancienne Cathédrale de Managua et la « remontée du Saint » le 10 août où il effectue le trajet inverse. Les deux jours sont fériés pour les Managuayens afin de pouvoir participer à cet événement rassembleur. Lors de la cérémonie, le Saint et ses porteurs s’arrêtent régulièrement pour danser pendant que la foule se presse autour d’eux. Le spectacle est difficile à percevoir. Les pères portent leurs enfants à bout de bras, certains galopins montent sur les toit et tous les espaces surélevés sont pris d’assaut.
Pour remercier Santo Domingo de ses actions au cours de l’année, de nombreuses personnes, essentiellement des hommes, se peignent le corps de noir ou de marron et dansent avec leurs bâton. Des femmes et fillettes en robes traditionnelles tournoient avec des mouvements amples.

Après le passage du cortège, la fête est à l’honneur. Quelques travestis profitent de la Santo Domingo pour s’exhiber. Le rhum et la bière, les alcools locaux, coulent à flot. Les ventes de sucreries en tout genre explosent : buñuelos (petits gâteaux nicaraguayens), pommes d’amour et autres chewing-gum. Quelques heures plus tard, les femmes et les enfants ne s’attardent pas, laissant la rue continuer de festoyer. Il faudra plusieurs jours pour que les restes du passage de Santo Domingo s’effacent des rues.

Ancienne célébration du dieu du Maíz transformée par les prêtres colonisateurs en Santo Domingo, ces deux jours forment un savant mélange de catholicisme, fêtes ibériques et tradition indigène.

Il y a un an… Une journée mémorable

Posted by Hélène Legay on juillet 30, 2010
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“On est pauvre mais notre richesse, elle est là” me dit-il en me montrant la Lagune. Toute la richesse de la Nature. Ce pourrait être la morale d’un conte, d’une légende. Mieux que cela, c’est une histoire vraie que je vais vous conter.

Je me baladais à la sortie du marché. C’était la première fois que je venais à Masaya. Je ne cherchais rien de spécial alors je me suis promenée tout d’abord dans le marché puis dans les quartiers périfériques. Je marchais sans but, observant les maisons et les habitants devant lesquels je passais. Des sourires échangés sur le passage. Une belle journée. Se baladant en vélo, José Angel s’est approché et l’on a commencé à discuter tout en avançant., moi à pied, lui en vélo. Il me proposa de m’emener au parc central sur son vélo. J’hésitai une demi seconde avant d’accepter. Ma mère m’a bercée aux proverbes et aux citations : “Ne fais pas confiance aux puissants et aux riches mais au premier venu sur le regard”. José Angel m’a par la suite proposé de me faire visiter la ville et de fil en aiguille, il m’a amené jusqu’à la laguna de Apoyo, une lagune unique et merveilleuse située à quelques kilomètres de là, A l’écart  du belvédère touristiquen nous étions au milieu de la nature pour observer le paysage. Je le questionnais, il me raconta son histoire, son travail, ses balades et son goût de présenter les merveilles de la ville aux touristes. “Certains font cela pour recevoir quelque chose… je n’attends rien… je rendontre des gens. Le plus souvent les gens refusent. Ils ont peur. Mon jean est déchiré et mon t-shirt troué”. Je ne m’avais même pas remarqué.José travaille avec ses frères et soeurs dans la maison que leurs parents leurs ont laissés en partant. Ils fabriquent des jouets en bois qu’ils vendent dans la rue au Honduras, au Salvador et plus rarement au Nicaragua. Cela ne rapporte pas grand chose. Juste suffisemment pour survivre. Sa liberté, c’est son vélo qui lui permetde s’enfuir, de se balader. “Nous sommes pauvres mais notre richesse, elle est  là” m’a-t-il dit en me montrant la Lagune.

Merci José.

Il y a un an… l’anniversaire de la Révolution

Posted by Hélène Legay on juillet 21, 2010
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La Consigna, l’un des hymne de la révolution Nicaraguayenne de 1979, de Carlos Mejia Godoy

Ce chant, répété par des milliers de personnes, dans une athomphère d’allégresse, sous un soleil de plomb. Du rouge et du noir sur les drapeaux, les vêtements, les visages. Une scène, des discours mais surtout les retrouvailles d’un peuple qui fête la victoire, sa victoire. Jamais je n’avais ressenti avec un telle force la joie d’une foule, transmise à quiconque s’en approche. Le bonheur commun d’être ensemble et d’avoir gagné.

19 juillet 2009. Le trentième anniversaire de la Révolution Sandiniste. Le trentième anniversaire de la mise en place de la république démocratique. Le trentième anniversaire de la fuite de Somoza, le dictateur.

30 ans de la révolution. Marque sur le visage.
30 ans de la révolution. Marque sur le visage.
30 ans de la révolution. Drapeau du FSLN.
30 ans de la révolution. Drapeau du FSLN.
30 ans de la révolution. Marque sur le visage.
30 ans de la révolution. Bracelet FSLN.
30 ans de la révolution. Marque sur le visage.
30 ans de la révolution. En l
30 ans de la révolution. Marque sur le visage.
30 ans de la révolution. Tribune.
30 ans de la révolution. Marque sur le visage.
30 ans de la révolution. L

Au delà de la fête, beaucoup d’autres choses se jouaient derrière cette fête de la révolution. La masse de la foule représentait le soutien de la population au président actuel, ancien leader de la révolution de 1979, Daniel Ortega. Un soutien qui ne va pas de soi. Après quinze ans de gouvernement libéral, le parti Sandiniste a de nouveau gagné les élections en 2006, grâce à des manigances politiques et à une alliance avec les chrétiens. Une concession majeure fut l’interdiction totale de l’avortement, même thérapeuthique. Depuis, une partie de la population trouve que les mesures du président sont de trop faible ampleur et ne sont plus en adéquation totale avec les idéaux originaux du FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale - Parti Sandiniste). Il y avait du monde sur la Place de la Révolution le 19 juillet, mais pas autant que les années précédantes.

Malgré les campagne de publicité, les discours à répétition dans tout le pays, Daniel Ortega perd peu à peu l’estime des nicaraguayens. Mais si Daniel Ortega n’est pas apprécié par tous, la révolution ne l’est pas non plus complètement. Les partisans de l’ancien dictateur et les libéraux sont nombreux. Ce n’est pas sans raison qu’ils ont gagné les élections de 1990 à 2002. Ce n’est pas un hasard si il a été si difficile au Parti Sandiniste de reprendre le pouvoir. Pourtant, en discutant dans la rue avec les personnes que j’ai croisé, il est rare de les rencontrer ces personnes qui s’avouent ouvertement libérales. Elles sont là, présente mais elles se taisent. Les représailles ne seraient pas violentes mais tout le monde sait que les avantages que le gouvernement offre aux plus pauvres revinnent essentiellement, si ce n’est seulement, aux partisans du FSLN. Un bon élève issu d’une famille ouvertement Sandiniste aura plus de chance de décrocher une bourse d’étude qu’un très bon élève issu d’une famille non engagé officiellement politiquement. Le favoritisme politique et la corruption des membres politique de haut niveau ne sont pas un secret. Il ne s’agit pas d’une spécificité Sandiniste. Les gouvernements libéraux travaillaient de la même manière. Pour exemple les pots de vin monstrueux et les détournements de fonds internationaux des ONG censés venir en aide aux familles touchées par l’ouragan Mitch qui avait fait plus de 10 000 morts et sinistré des dizaines de milliers de personnes en 1998.

Il pourrait être intéressant de donner des chiffres pour étayer cet article, mais entre non-dit, manigances et corruption, il est difficile d’avoir confiance en les instituts de sondages. Ce qui est sûr, c’est que la population est partagée et que le FSLN est sur la défensive. L’importance des rumeurs de manipulation de la part du FSLN lors des élections municipales de 2008 en est la preuve. Mythe ou réalité, je ne me prononcerai pas, je n’en suis pas capable. Mais l’Union Européene et les USA ont tranchés en supprimant leur aide au Nicaragua. Daniel Ortega fait mine de s’en moquer mais la hausse des aides du Vénézuela d’Hugo Chavez ne compensera pas les pertes. Le grand perdant dans cette histoire est encore et toujours le peuple et les plus démunis.

Ajout : Souvenir de la révolution par les affiches : lien BBC News http://www.bbc.co.uk/news/world-latin-america-10689502

Il y a un an… La Calle de Condega

Posted by Hélène Legay on juillet 07, 2010
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Bonjour à tous,

Aujourd’hui, une photogaphie qui symbolise pour moi mon arrivée dans le pays. J’y étais pourtant déjà depuis deux semaines mais je n’avais pas encore commencer à prendre de photos. Je travaillais avec les membres de l’association Solidarité Nica à l’école qu’ils soutenaient, je découvrais le pays et la langue…

Une photo prise au matin dans une rue de Condega :

Une rue de Condega