novembre 2009

Les repas traditionnels

Posted by Hélène Legay on novembre 30, 2009
Cuisine, novembre 2009 / No Comments

Au Nicaragua comme dans tous les pays dans le monde, on ne mange pas tous les jours les repas traditionnels mais tous le monde connaît plus ou moins la nourriture typique. Au Nicaragua, j’ai mangé de tout mais quelques repas sont plus typiques que d’autres, et c’est de cela dont je veux parler maintenant. Il ne faut donc pas oublier au cours de cet article qu’il s’agit d’un descriptif typique qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre.

Dans la campagne, les paysans cultivent du maïs, des haricots rouges, peu de riz et souvent possèdent quelques vaches et poules. Ainsi la nourriture est essentiellement constituée de tortillas (galettes de maïs), haricots rouges et cuarada (prononcez guarada - fromage de lait cru) accompagné par des jus de fruits frais maison ou de café.

Le riz étant cultivé essentiellement en deux points du pays par de grandes entreprises, les cultivateurs en mangent peu, privilégiant leurs propres produits.

Dans les villes, la nourriture est sensiblement la même avec cependant plus de riz car les produits sont achetés et le riz n’est pas cher. On mange donc plus de Gallo Pinto - mélange de riz et de haricots rouges (cf. article). La viande la plus courante est le poulet, frit ou grillé, avec souvent la possibilité de choisir des lamelles de viande de porc ou de poulet.

Le plus souvent, quand je mangeais à l’exterieur, je mangeais dans des comedor (petits restaurants - rarement plus de 5-6 tables). On propose le plus souvent “Carne, cerdo ou pollo” (Boeuf, porc ou poulet). Vous choisissez la viande et l’on vous sert une assiette avec un morceau de viande accompagné de riz, haricot rouges, tajadas (tranche de banane frites), quelques rondelles de tomates, oignons, salade avec tortilla et un jus de fruit frais. Les prix varient entre 30 et 70 C$ pour le tout.

De nombreux plats traditionnels existent, très différents de cet assortiment : Indio Viejo, Baho, Bigoròn par exemple. Des spécialités culinaires aussi tels que : Chicharòn, tamales (cf. article Montuca), Guilila et autres. Je vous parlerai de tous cela d’ici quelques temps.

A très bientôt dans la rubrique “Cuisine” !

Regards d’enfants

Posted by Hélène Legay on novembre 27, 2009
Généralités - la vie de la rue, novembre 2009 / No Comments

De tous les endroits de la Terre, l’un des thèmes de photographies les plus prisés sont les enfants. Ils sont toujours beaux et prêts à être pris en photos. J’ai moi-même une petite collections de photos d’enfants, l’une de mes première série de photos que je ne pourrai jamais présenter car je ne possède pas les droits. Faire des photographie d’enfants fait partie des prises de vues les plus simples mais cela plaît toujours. Alors comme au fond, moi aussi j’aime ces regards inimitables, voici quelques photos.

El Rama

Posted by Hélène Legay on novembre 24, 2009
Lieux - Tourisme, novembre 2009 / 2 Comments

El Rama est une ville située près du fleuve de Bluefield. Ce “pueblo” (petite ville) accueil un port importat de marchandises en provenance de la côte Atlantique.

En revenant de la Laguna de Perlas avec mes parents, nous nous sommes arrêtés dans cette ville. Passant par ici originellement seulement pour transit, nous sommes finalement restés un peu plus longtemps dans ce charmant petit village. C’est une ville en pleine expansion, dans laquelle la grande majorité des magasins acceptent les cartes bleues (en raisons je suppose de l’affluence d’hommes d’affaires de passage).
Voici quelques photos prises au cours de ballades :

La monture devant lépicerie

La monture devant l'épicerie

Fin du Voyage

Posted by Hélène Legay on novembre 18, 2009
Carnet de bord, novembre 2009 / No Comments

Le 13 novembre à 7h45 décollait mon avion au départ de Managua. Mon voyage au Nicaragua est terminé.
Presque cinq mois à faire le tour du pays, à rencontrer des gens, à partir et à revenir à Condega, Managua, Sébaco, Esteli.

J’ai appris beaucoup de choses, j’en ai partagé quelques unes et je compte bien continuer ! Mes cahiers de notes sont remplis d’informations que je n’ai pas encore publié, mes disques durs sont pleins de photos.
Je vais donc continuer à rédiger des articles pendant un bout de temps et organiser le site de manière à ce que l’on puisse facilement retrouver les informations que l’on cherche, pour toute personne intéressée par le pays ainsi que pour tous ceux qui projettent de venir faire un tour par ici !

Mon voyage est terminé, c’est à dire la partie reportage de mon projet mais il reste beaucoup de choses à faire ! J’ai déjà largement commencé à travailler sur les rendus : expositions, manifestations diverses et sur le livre de photographie que je projette d’écrire. Vous pourrez donc également trouver sur ce site toutes les informations actualisées sur les suites de mon projet.
Vous pouvez d’ores et déjà noter sur vore agenda la date du 4 janvier 2010 pour les Lillois, début de l’exposition “Jovenes Nicaragüenses” au café Florès de Lille ” et la date du 18 janvier pour les Angoumoisins, début de l’exposition “Nicaragüenses” au centre commercial Plein Sud de Ma Campagne. J’espère avoir le plaisir de vous y rencontrer !
A très bientôt.
Hélène Legay

Don Alberto gutierrez Jiron, tailleur de pierre.

Posted by Hélène Legay on novembre 09, 2009
Lieux - Tourisme, Portraits de Nicaraguayens, novembre 2009 / No Comments
Don Alberto Gutierrez Jiron

Don Alberto Gutierrez Jiron

Paysan, propriétaire d’une finca (ferme) dans les montagne du nord du pays, Don Alberto Gutierrez a bâti sa réputation de sculptures de pierres, taillées directement dans la roche de la montagne.
Il a commencé ses sculptures en 1977, après avoir passé sa jeunesse dans les champs et à travers le pays quand il a pu. Il a également effectué un séjour au Japon,  on en retrouve la trace dans ses sculptures.

Quand on arrive chez lui, Don Alberto nous amène sur les lieux des sculptures. Sur le chemin, il a planté de nombreuses plantes ornementales et il présente avec fierté ses oeuvres et sa ferme.Quelques pierres gravées sont décorent les abords du chemin. Il travaille la terre de manière biologique avec un respect total de l’environnement.
L’essentiel du travail effectué par Don Alberto est constitué d’une murale de pierre de montagne de plusieurs dizaines de mètres de long, qu’il continue à agrandir, jours après jours.
Ses sculptures représente le Nicaragua, la fierté d’être Nicaraguayen et la culture locale. On y trouve également des apports d’autres cultures, avec notamment des animaux spécifiques, comme le chameau et l’éléphant d’ Asie. Dans un renfoncement de la pierre, Don Alberto a également ajouté une crèche de la naissance de Jésus.
Tout au long du chemin, il chante les poèmes qu’il aime, poèmes de Ruben Dario (le poète Nicaraguayen) ou de lui-même.

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Masachapa, une plage du Pacifique

Posted by Hélène Legay on novembre 07, 2009
Lieux - Tourisme, novembre 2009 / No Comments
Une tempête, au loin, sur locéan, à la nuit tombée.

Une tempête, au loin, sur l'océan, à la nuit tombée.

Des hommes tramsportent un moteur de pangas (Masachapa)
Des hommes tramsportent un moteur de pangas (Masachapa)

Venus jusqu’au Nicaragua, il fallait bien que mes parents fassent un tour jusqu’au Pacifique. Nous sommes allés faire un tour à Masachapa une plage où travaillent de nombreux pêcheurs.
J’ai beaucoup aimé pouvoir regarder le travail de ces hommes, revenus sur terre ou partant en mer à la tombée du jour. L’activité et la vie était très présentes sur la plage, apportant une atmosphère très agréable, ce type d’atmophère qui fait se sentir bien…

Le chargement du poisson sur la camionette.

Le chargement du poisson sur la camionette.

Le dépat pour la mer (Masachapa)

Le dépat pour la mer (Masachapa)

Une partie de foot sur la plage (Masachapa)

Une partie de foot sur la plage (Masachapa)

La réserve Indio-Maiz

Posted by Hélène Legay on novembre 05, 2009
Lieux - Tourisme, Nature, novembre 2009 / No Comments

Il est un peu présomptueux de ma part d’appeller cet article ainsi car je ne suis pas entrée au sens propre du terme dans la réserve. Je me suis contentée de longer la ville de San Juan de Nicaragua pour prendre quelques photos, mais déjà dans des lieux où la faune et la flore sont enchanteurs. Je vous présente quelques photos afin de vous donner une idée de la richesse naturelle des lieux.

Un papillon

Un papillon

Au milieu des herbes

San Juan de Nicaragua, une ville particulière.

Posted by Hélène Legay on novembre 03, 2009
Lieux - Tourisme, novembre 2009 / No Comments
Les chemins de la ville son bétonnés car la terre est souvent chargée deau. Pour cette meme raison, la plupart des maisons sont sur pilotis.

Les chemins de la ville son bétonnés car la terre est souvent chargée d'eau. Pour cette meme raison, la plupart des maisons sont sur pilotis.

A partir de San Carlos, au nord-est du lac Cocibolca, il faut près de 10h pour arriver à San Juan de Nicaragua, à l’embouchure où le Rio San Juan se jette dans l’océan Atlantique. Sur les cartes, on parle de San Juan del Norte, son ancien nom. A l’époque coloniale, l’Altantique était appellé Mer du Nord et le Pacifique, Mer du Sud, d’où les appellations de San Juan del Norte (et de San Juan del Sur, ville touristique de l’autre coté du pays). Arnoldo Aleman, alors président du Nicaragua, est venu en l’an 2000 et demanda à changer le nom en San Juan de Nicaragua.

Orlando, habitant de San Juan de Nicaragua

Orlando, habitant de San Juan de Nicaragua

Orlando, un natif de la ville m’a raconté son histoire, liée de près à l’histoire proche du village. Je vais vous la conter :
Avant la guerre, le village se situé un peu plus au sud. Il était essentiellement peuplé d’afro-caraïbéens, descandants d’esclaves et de quelques blancs. Après 1979 et la révolution Sandinistes, les gouverneurs auraient été très repressifs, voir tortionnaires. Devant l’assentiment de la population vis à vis du pouvoir en place, celui-ci aurait bombardé le village. La guerre civile était vive. Orlando m’a raconté qu’il est parti avec les autres dans la montagne. Il se battait avec les Contras, partisans de Somoza, soutenu par les Etats-Unis. Les massacres, la torture des 2 côtés…  il s’agissait d’une guerre, une vraie. Après 3 ans, réfugié dans la jungle, avec la faim, le froid, l’horreur, il a quitté ses bottes et s’est enfui au Costa Rica en traversant le fleuve comme bon nombre de ses compagnons du village de San Juan de Norte. Certains  restèrent au Costa Rica bien après la guerre;  là-bas, ils s’étaient mariés, ils avaient refait leur vie. Orlando est revenu avec d’autres dans son village natal après la victoire de Violetta Chamorro et le rétablissement de la paix. Devant les ruines et les cadavres qui jonchaient l’ancien village, ils ont décidé de reconstruire le village un peu plus au Nord.

Une maison riche de San Juan de Nicaragua

Une maison riche de San Juan de Nicaragua

Aujourd’hui, la ville a bien changée. D’un petit village de pêcheurs, San Juan est devenu une ville de 1800 habitants. Les natifs du pays sont devenus une “minorité” après l’arrivée de nombreux “blancs”, des nicaraguayens de coté pacifique du pays venus s’installer. Cette immigration, quasi-massive, dans la ville s’explique par différents facteurs. Le désir d’un retour au calme, loin de l’agitation des villes de l’ouest, est une explication souvent donnée mais la région est également stratégique pour le commerce entre le Nicaragua et le Costa Rica, riche en ressources naturelles avec de nombreuses exploitations possibles (notamment la production de coco) sans oublier l’avenir prometteur du tourisme. Peut-être pourrions nous également évoquer les commerces illégaux, celui du bois de la réserve naturelle ou de la drogue en provenance de Colombie, mais il est bien évidemment difficile de trouver des informations sur le sujet.

Une autre maison de San Juan de Nicaragua

Une autre maison de San Juan de Nicaragua

Encerclé par la forêt vierge, l’Océan Atlantique et le Rio San Juan, le village reçoit son ravitaillement par petites pangas (bateaux à moteur type “zénith).” Le commerce se fait essentiellement avec le Costa Rica, ce qui explique que même si le Cordoba (monnaie nicaraguayenne) est accepté, la plupart des achats se fait en Colones (monnaie du Costa Rica). Il y a peu de travail, les habitants vivent essentiellement de la pêche. Certains travaillent “à la journée” dans les cocoteras. Comme partout, il y a quelques pulperias (épiceries) mais les commerces restent rares. On ne trouve qu’un seul comedor (petit restaurant) et une fritanga (cuisine locale rapide au barbecue). Aucun magasin de vêtements ou d’objets spécifiques que l’on devrait trouver dans une ville Nicaraguayenne de cette taille. Les services de base, comme l’éléctricité, sont gérés depuis Managua. Quand il y a une panne, il faut qu’un technicien se déplace de la capitale, ce qui peut prendre plus de 8 jours, afin de rétablir le courant. Cela fait parti des problèmes rencontrés par les habitants de la côte atlantique et qui explique leurs critiques sevères à l’encontre du gouvernement.

Des enfants de San Juan de Nicaragua

Des enfants de San Juan de Nicaragua