Portraits de Nicaraguayens

Eologia, abuela de la campagne

Eologia, abuela de la campagne

Eologia, abuela de la campagne

Le regard d’une femme. Une main qui vous touche. Un sourire. Un accueil chaleureux. Tout cela peut se passer en moins de quelques minutes et vous marquer pour la vie. Elle m’a regardé partir jusqu’à ce que je quitte l’horizon et j’ai senti mon cœur qui battait.
Croisée au détour d’un chemin, Eologia m’a offert beaucoup. Je n’ai pas eu le temps de la connaître mais ce portrait en dit long. Je vous l’offre.

Don Alberto gutierrez Jiron, tailleur de pierre.

Posted by Hélène Legay on novembre 09, 2009
Lieux - Tourisme, Portraits de Nicaraguayens, novembre 2009 / No Comments
Don Alberto Gutierrez Jiron

Don Alberto Gutierrez Jiron

Paysan, propriétaire d’une finca (ferme) dans les montagne du nord du pays, Don Alberto Gutierrez a bâti sa réputation de sculptures de pierres, taillées directement dans la roche de la montagne.
Il a commencé ses sculptures en 1977, après avoir passé sa jeunesse dans les champs et à travers le pays quand il a pu. Il a également effectué un séjour au Japon,  on en retrouve la trace dans ses sculptures.

Quand on arrive chez lui, Don Alberto nous amène sur les lieux des sculptures. Sur le chemin, il a planté de nombreuses plantes ornementales et il présente avec fierté ses oeuvres et sa ferme.Quelques pierres gravées sont décorent les abords du chemin. Il travaille la terre de manière biologique avec un respect total de l’environnement.
L’essentiel du travail effectué par Don Alberto est constitué d’une murale de pierre de montagne de plusieurs dizaines de mètres de long, qu’il continue à agrandir, jours après jours.
Ses sculptures représente le Nicaragua, la fierté d’être Nicaraguayen et la culture locale. On y trouve également des apports d’autres cultures, avec notamment des animaux spécifiques, comme le chameau et l’éléphant d’ Asie. Dans un renfoncement de la pierre, Don Alberto a également ajouté une crèche de la naissance de Jésus.
Tout au long du chemin, il chante les poèmes qu’il aime, poèmes de Ruben Dario (le poète Nicaraguayen) ou de lui-même.

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Le bateau pour San Carlos

Posted by Hélène Legay on octobre 31, 2009
Histoire et Politique, Portraits de Nicaraguayens, octobre 2009 / No Comments

Deux fois par semaine, un bateau traverse le lace Cocibolca de Granada à San Carlos. Cette liaison de plus de 10h permet d’éviter un tout aussi long trajet en bus sur un piste. Le bateau transporte marchandises et passagers en 1er et seconde classe.

J’ai fait ce trajet de nuit afin de me rendre au Rio San Juan à partir de l’île d’Ometepe. Je dois vous avouer que j’ai peu dormi grâce à tout ce qui s’y passe.

Histoire d’un trajet en bateau sur le lac Cocibolca.

Désirant vivre tant que possible avec les Nicaraguayens, j’ai demandé une seconde classe en arrivant au port. On m’a donné une première. Idem pour une jeune fille du Lichtenstein que j’ai rencontré dans le taxi en arrivant, de toute évidence les étrangers n’ont pas le choix. Le bateau est constitué de deux étages. Au premier se trouvent les marchandise et la seconde classe (une centaine de place sur des bancs en bois) et à l’étage la première classe peux accueillir une 60aine de personnes sur des banquettes (mais elle n’ai jamais guère plus remplie qu’à moitié ce qui donne plus d’espace que de necessaire pour s’alonger si l’on le désire).

Le pont de la seconde classe

Le pont de la seconde classe

Je suis restée sur le pont, l’air conditionnée de l’intérieur de la cabine m’étant insupportable et je préfère l’air de la mer. Très rapidement, tout le monde s’allonge oú il peut pour dormir, sur le sol et si possible à l’abrit du vent.

Le pont de la première classe après le départ

Le pont de la première classe après le départ

Je reste près d’une cheminée qui me chauffe le dos tout en observant la vie calme de la seconde classe. Cette positin haute me gène. Je m’assied par terre pour moins la sentir.

Deux jeunes sont sur les escaliers qui mène à l’étage de l’autre côté de la porte à barreau, fermée à clef. Petit à petit, nous nous mettons à discuter. L’un d’entre eux à 22 ans, l’autre 18. Ils partent pour le Costa Rica pour participer à la récolte du café. Là-bas, les salaires sont 2 à 2,5 fois plus élevé qu’au Nicaragua pour le même travail. Ils n’ont pas de cedula (carte d’identité) comme de nombreux nicaraguayens. Les démarches sont longues et chères pour obtenir la régularisation dans son propres pays, et d’autant plus dures quand on ne fais pas officiellement parti du parti au pouvoir et que l’on a pas d’ami dans l’administration. Alors pour passer la frontière, il “ami” viendra les chercher. Dans trois jours, ils seront au Costa Rica dams la plantation du nord oú ils travailleront jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de travail. “C’est la quatrième fois que je vais au Costa Rica. J’y passe entre 6 et 9 mois puis je reviens au Nicaragua” m’indique le plus âgé. Son compagnon, lui, va passer la frontière pour la premiére fois. “Il n’y a pas de travail ici”. Ils sont calmes, ils sourient. C’est peut être la nuit ou l’air de la mer qui fait du bien. Peut-être voient-ils leur trajet comme un voyage. Ils sont conscients des risques qu’ils prennent en passant illégalement la frontière mais ne semblent pas s’en inquiéter. Nous arrivons à la première escale du bateau, un membre du personnel de bord nous sépare pour demander le passge. Je ne les reverrai plus.

De futurs immigrés au Costa Rica. Dans trois jours, ils y seront...

De futurs immigrés au Costa Rica. Dans trois jours, ils y seront...

La population du Nicaragua est de 5,6 millions d’habitants au dernier rescencement. Il y aurait 2 millions de personnes qui travailleraient au Costa Rica, 1 million aux Etats-Unis. Ces chiffres sont sont pas vérifiés mais différentes personnes me les ont donné. De nombreux nicaraguayens travaillent également en Espagne. L’idée est de partir un temps pour économiser suffisament d’argent pour constuire une maison et voir l’avenir avec plus de confiance une fois de retour au pays.

Le Costa Rica voisin permet de pouvoir revenir de temps em temps au pays et de voir les enfants que l’on laisse souvent à la charge des grands-parents, d’un membre de la famille ou d’un ami. Quand les gens partent aux Etats-Unis, c’est souvent pour plus longtemps ou pour toujours. Les papiers sont durs à obtenir et nombreux sont ceux qui meurent sur la route d’une entrée clandestine en passant par le Mexique. Le passage est cher (on m’a parlé de 7000 dollars) et j’ai de quoi me demander si c’est vraiment rentable. La vision des USA est idylique et à mon avis très éloignée de la réalité qu’ils vont trouver sur place.

Déchargement, chargement, descente et montée de passagers. Quand le calme revient, je retourne m’asseoir près de la cheminée au fond du bateau. Un garçon s’installe à côté de moi. Il travaille sur le bateau. Avec 7 autres jeunes, il s’occupe de la manutention lors des escales. Les autres sont alongés sur le pont au milieu des autres passagers endormis. Lui n’arrive pas à dormir pendant le trajet alos il vient s’installer ici, près de la cheminée, car il y fait chaud. Il a 18 ans, a terminé la segundaria (l’équivalent du lycée qui se termine à 16 ans). Pendant 2 ans, il a aidé sa mère à s’occuper de la maison, cuisinant et s’occupant de son petit frère. Depuis 3 mois, il travaille sur le bateau. Deux aller/retour par semaine. Départ le lundi de Granada à 14h, retour le mercredi à 5h du matin. Départ le jeudi à 14h, retour le samedi à 5h du matin. Seulement 4 heures de pause à San Carlos à chaque fois, 3 escales à chaque trajets, ce qui signifie peu de nuit complète dans la semaine. “C’est fatiguqnt” me dit-il. Je veux bien le croire. Pour cela, il gagne 1300C$ par mois, soit moins de 50 euros. Pas de quoi vivre dignement à mon avis, mais cela aide la famille. “Ce que je veux, c’est me marier et aller vivre ailleurs, au Honduras, au Salvador, voyager un peu… J’ai plusieurs amis qui ont fait ça”. Ce que j’admire, c’est qu’il y a ces rêves et la volonté de les accomplir.

Jason, qui travaille sur le bateau.

Jason, qui travaille sur le bateau.

Nouvelle escale. Déchargement, chargement. Le quai est bondé. Pour pouvoir faire rentrer tout le monde, on ouvre la première classe. Entre 100 et 200 personnes montent à bord. Au loin, on entend l’hymne du FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale, parti de la révolution de 1979, de nouveau au pouvoir depuis 2006) et les exclamations enregistrées de ” ¡Viva Sandino!”. La grande majorité des nouveaux arrivants font parti des Jeunesses Sandinistes. Ils vont rejoindre San Carlos pour assister au discours de Daniel Ortega, le président de la république le lendemain. Malgré mes questions, je n’ai pas réussit à comprendre quel était exactement le but du discourset de la réunion.

La montée des passagers sous le chant de lhymne du FSLN

La montée des passagers sous le chant de l'hymne du FSLN

Maintenantje souhaite dormir un peu. Il n’y a plus un espace libre. Tant pis, je me recroqueville dans un coin et attends l’arrivée au port, au levé du jour.

Le port de San Carlos au levé du jour. Il est 5h du matin.

Le port de San Carlos au levé du jour. Il est 5h du matin.

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Les ruines du Vieil Hôpital de Granada

Posted by Hélène Legay on septembre 30, 2009
Portraits de Nicaraguayens, septembre 2009 / 1 Comment
Le viel hôpital de Granada

Le viel hôpital de Granada

Comme je l’ai dit, en arrivant en bus à Granada, j’ai vu ce vieux bâtiment en ruine. Un gardest posté à l’entrée. Me voyant discuter avec un viel homme qui passait dans la rue, il s’approche craignant le danger j’imagine. Le viel homme pars et le garde m’interroge sur les photos que je prends. Il me propose d’entrer pour visiter les ruines. J’accepte avec plaisir !

Noel Enrique Bonilla, garde du viel hôpital

Noel Enrique Bonilla, garde du viel hôpital

Il s’apelle Noel Enrique et travaille pour la ville de Granada depuis quelques mois pour veiller sur les ruines tous les jours de 14h à 22h. Cela fait une dizaine d’année que l’hôpital à cesser de fonctionner. Les gens de la ville venaient s’approvisionner en pierre et en tôle ce qui donne l’impression d’un bâtiment abondonné depuis nettement plus longtemps. Noel me présente chacun des lieux spécfique de l’hôpital de la salle d’opération aux appartements des malades. Il est née ici, dans cet hôpital comme beaucoup d’habitants de Granada. La mairie se préoccupe actuellement de l’état des ruines car elle va transformer les lieux en bureaux et magasins tout en gardant ce qui peut être réutilisé.

Les ruines

Les ruines

Le soleil se couche, je dit au revoir à Noel et le remerci. Hasta la proxima. (à la prochaine)

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Los pueblos Blancos y Evert Pavon

Posted by Hélène Legay on septembre 20, 2009
Lieux - Tourisme, Portraits de Nicaraguayens, septembre 2009 / No Comments
Evert Pavón et ses produits à Granada

Evert Pavón et ses produits à Granada

En août, j’avais rencontré à Granada un homme qui vendait de magnifiques poteries en tout genre. Assis à la terrasse d’un café, nous avions discuté: il produisait lui-même ces poteries, accompagné des membres de sa famille. Comme il me voyait intéressée par son travail, il m’avait invité à me rendre  chez lui, à San Juan de Oriente, si un jour je passais par là. J’y suis allée la semaine dernière, accompagnée de mon fidèle appareil photo.

San Juan de Oriente est un village de los Pueblos Blancos, un groupe de villages spécialisés dans l’artisanat, près de la ville de Masaya. Les trois-quart de la population de San Juan de Oriente est constitué d’artisants potiers. La rue principale est bordée de magasins qui vendent sur place une partie de la production. La maison de Evert Pavón est située un peu en retrait, à l’ouest, près d’un sentier duquel on aperçoit la Laguna de Apoyo (cf.: article sur la Laguna de Apoyo). Evert m’attendait au croisement et me fit entrer chez lui. Sur son terrain se trouvent trois bâtiment en bois : deux d’entre eux constituent les pièces de la maison et le troisième, son atelier avec les matières premières et son tour de potier.

Le tour de potier

Le tour de potier

Accompagné par sa femme et ses enfants, il m’a présenté toutes les étapes de production : la création de la forme, l’enduit, la peinture, la gravure et la cuisson. Chacun dans la maison a sa spécialité : Evert s’occupe de la forme, sa femme peint, ses fils gravent et l’une de ses fille fabrique des perles avec la terre pour confectionner des bracelets de toutes les couleurs. Deux autres de ses filles travaillent sur le  marché de Masaya. Il y vend une partie de ses poteries, mais actuellement les temps sont durs…

Evert m’a répété ce que m’avait déjà dit Modesto, un artisan rencontré à Esteli : depuis plus d’un an, avec la crise économique, il y a moins de touristes et ceux-ci achètent moins. Il y a deux ans, Evert employait d’autres artisants pour pouvoir produire toutes les pièces demandées par des associations des Etats-Unis qui venaient acheter les produits directement chez lui. L’une des association avait même constitué un catalogue de certaines pièces  afin de faire des commandes spécifiques pour les clients. Aujourd’hui, les associations viennent encore mais les visites se font plus rares. Evert va donc à Granada le vendredi et le samedi pour vendre et être plus proche des clients potentiels : les touristes. Il ne peux pas passer par l’intermédiaires des magasins, ceux-ci achètent les produits à des prix à peine rentables.

Comme je lui présentai mon projet au Nicaragua, Evert m’a dit que si cela intéressait certains de mes lecteurs, il présentera avec plaisir tout ce qu’il m’a montré à qui le désire, alors si vous passez à proximité, n’hésitez pas à lui rendre visite !

fsdffd

Portrait de la famille et de l'artisant Evert Pavón

Coordonnées :

Evert Antonio Pavón Cano et sa famille
Tél : (505) 8869-3869   ou    (505) 8979-1416
E-Mail : heberartesaniaspavon@yahoo.es
Adresse : Del Colegio Republica Alemana, 150 varas al Norte, Barrio Bueno Vista, Zana #4

Suite à une fausse manipulation, voivi les commentaires sur cette page :

4 commentaires to Evert Pavón y los Pueblos Blancos

ZOE6000
22 septembre 2009

tes photos sont très jolies …

il fait de jolies choses cet artisan … quelle chance tu as de côtoyer autant de personnes si intéressantes.

Bizzz

Hélène Legay
24 septembre 2009

La chance, ou l’opportunité ? Récement une amie Nicaraguayenne m’as dit qu’elle pensait que la chance n’existe pas mais ce sont des opportunités que Dieu met sur ta route et que tu peux prendre ou non… Je ne sais pas ce que je pense moi-même mais il est vrai que de nombreuses rencontres que j’ai faites, je ne les aurait peut-être pas faites si j’avais agit comme j’agissais il y a quelques mois. Ce que je veux dire est que je me suis ouverte et que je parle plus facilement aux personnes dans la rue, ce qui peux ouvrir sur des rencontres extraordinaires. Par exemple, cet artisan a commencé à discuter avec moi car sans vouloir lui acheter des produits, je lui ai porté intérêt : “c’est vous qui les produisez?”, ” vous habitez Granada?” et de son côté, lui a fait de même : “vous êtes ici pour du tourisme?, Vous restez combien de temps?”…
L’une des choses que j’ai appris ici, c’est à accepter ce que l’on m’offre, sans avoir peur de gêner, sans se poser de questions. Accepter. Avant, je disait souvent “non” par peur de déranger et je me suis rendue compte que lorsque quelqu’un te propose quelque chose c’est qu’il a envie de donner et que d’aucune manière, cela peut le déranger au contraire. Ainsi si quelqu’un te propose de te faire visiter la ville, de t’offrir un livre, un collier, ou d’entrer et de te présenter des ruines interdites d’accès et dont il est le gardien, il ne faut pas avoir peur de déranger ou penser aux mauvaises choses que pourrait te faire cette personne. J’accepte de rentrer dans son monde sans peur et je découvre de nouvelles choses.
Plusieurs Nicaraguayens qui se sont ainsi ouvert à moi m’ont parlé d’etrangers qui refusaient leur propositions et je crois bien qu’ils ne les comprennaient pas ou qu’ils se rendaient compte que ces personnes avaient peur… De quoi ? de leur habits qui prouve qu’ils ne sont pas riches économiquement, de déranger ou je ne sais quoi encore…
Accpeter ce que l’on m’offre est l’une des choses de moi-même que j’ai appris au cours de ce voyage, et avec toutes les autres, cela m’a donné de l’assurance, cela m’a affirmé dans ce que je suis et que j’ai toujours été. Cela fait partie des choses qui fabriquent le bonheur de tous les jours. Je souhaite à toutes les personnes de la planète de s’en rendre compte un jour.
Merci pour ton message Zoe6000.
Helene

Ambre
23 novembre 2009

Hélène , tu as eu beaucoup de chance de rencontrer de telles opportunités mais je ne pense pas que cela soit aussi évident ds notre pays dit ” civilisé” où les gens s’ignorent ..j’en ai des exemples tous les jours !!

J’adore ton blog ….je ne m’étais même pas rendue compte de l’heure , j’étais vraiment “partie en voyage ” !! Je n’ai pas pu tout voir …je reviendrai !! Magnifique ..continue de nous faire rêver !!
Ambre

Hélène Legay
23 novembre 2009

Merci beaucoup !
En ce qui concerne les opportunites que j’ai rencontre sur place, il est sur que ce n’est pas aussi evident en France mais je pense que si l’on cherche dans un ville que l’on finit par connaitre, on peut aller chercher ces opportunites-la. Je n’en suis pas sur mais vais chercher a le verifier des mon retour. C’est au fond le travail de chacune des personnes qui le cherche de nous retrouver tous ensemble pour en profiter et permettre a ceux qui ne savent pas ou aller de nous retrouver. Je vais voir si mes paroles se verifient lors de mon retour en France (car je suis aujourd’hui au Canada jusque decembre)

Merci encore et a tres bientot sur le net !
Helene
(PS, desolee pour les accents, je ne les ai pas trouves sur le clavier US)

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Quelques nouvelles

Posted by Hélène Legay on août 27, 2009
Carnet de bord, Portraits de Nicaraguayens, août 2009 / 1 Comment
Trajet Managua-Condega-Léon

Presque dix jours sont passés et me revoilà. Après avoir peaufiné quelques affaires à Managua, je suis partie pour Condega, la ville de l’IDCO. Cela me tenait à coeur d’y retourner pour voir et parler avec les personnes que j’y ai rencontré : Candida, qui m’accueille chez elle avec un sourire qui touche jusqu’au plus profond du coeur, Xilo et Citla, les deux cousines pleines de vie, Victoria, cette femme qui élève 12 petits enfants pleins de vie et tant d’autres.

Aurélila par exemple est depuis 11 ans une profeseur de l’école spéciale de Condega. Cette école accueille des enfants ayant de grandes difficultés scolaire ou des sourds et muets. Aurélila a commencé à enseigner aux élèves en grandes difficultés tout en apprennant la langue des signes. Elle est devenue depuis 4 ans l’une des professeurs des élèves sourds. Le mois dernier, avec d’autres membres de l’association, Aurélila nous avait présenté la ville . Elle nous avait aussi emmené visiter sa famille dans l’une des communidad (quelques maisons) à trois heures de marche de Condega (La Laguna, vous vous souvenez ? ). Elle parle très lentement pour qu’on la comprenne bien en tant qu’étranger. Elle a pris l’habitude au sein de son travail.

Invitée dans la classe, les élèves se sont présentés et mon donné mon signe personnel. Plutôt que d’épeller le nom d’un personne à chaque fois que l’on parle d’elle, on lui donne un signe lié à son caractère ou à son physique. Mon signe à moi c’est un deux doigts pointés sur la joue droite. Les deux doigts signifient H pour Hélène et la joue droite car je n’ai qu’un seule fossette, côté droit, quand je sourie !

Aurélila et sa classe

Aurélila et sa classe

Les élèves m’ont appris quelques signes : buenos días, buenas tarde, buenas noches, Francía, Nicaragua, école, travailler, étudier, merci, beaucoup, arbre… Quand je rentrerai je pourrai vous parler un peu mais malheureusement, comme les langues parlées, la langue des signes est différentes selon les pays, je ne pourrai donc pas parler aux personnes sourdes en langue des signes française. Je ne regrette pas pour autant, j’ai ressentie chez les élèves (j’aimerai tellement les appeller par leurs noms mais je ne me souviens que de leurs signes…) une énorme envie de partager et de me faire découvrir cette langue. Je continuerai à apprendre : je les revois aux alentour du 15 septembre car j’irai passer la fête de l’indépendance à Condega.

En el campo …

Posted by Hélène Legay on août 20, 2009
Portraits de Nicaraguayens, août 2009 / 1 Comment

J’ai passé trois jours avec les membres techniques d’Aprodesa à El Sauce, pueblo (village) du département de Léon. Chaque jour, nous partions tôt le matin pour rejoindre une communidad (groupement de maisons - une trentaine). Ils rencontraient les paysans et j’observais la vie de la campagne. En voici une petite description :

Les animaux en liberté devant la maison

Les animaux en liberté devant la maison

Les maisons sont faites de bois et d’une sorte de torchis pour les murs de la cuisine. Le four est à l’extérieur. La plus grande partie de la maison est ouverte sur l’extérieur avec un toit bas afin d’assombrir et donc de rafaîchir la pièce. Tout autour de la maison, les chiens, les poules, le cochon et les vaches quand il y en a profitent de la tranquilité de la vie.

Deux soeurs

Deux soeurs

Les habitants sont encore plus calme que ne le sont les Nicaraguayens. Les enfants s’amusent et profitent de ma présence pour jouer avec mon appareil photo. Ils ont tous de grands sourires aux lèvres que ce soit les enfants ou les adultes. Tout autour de nous, s’élève la fôret. Des arbres plus ou moins grands, plus ou moins vieux, qui ne ressentent pas l’emprise de l’homme. El Cacao, comme les autres communautés se situe très en altitude dans la montagne. Le paysage est magnifique. Les étendues de végétations sauvages sont parsemées ca et là de parcelles cultivées de maïs ou de frijoles (haricots rouges).

Un paysage parmi tant dautres ...

Un paysage parmi tant d'autres ...

Comme partout au Nicaragua, personne ne viendra vous faire sentir que vous gênez, bien au contraire, on vous accueille, on ne se sent pas obliger de parler si l’on en a pas envie, on répond avec plaisir aux questions qui sont posées. Une vie tranquille au sein de laquelle on ne ressent aucunement le stress de savoir si on se comporte de la bonne manière, si il y a des choses qu’il faut dire ou qu’il ne faut pas dire, pas de manières d’aucune sorte. Juste la vie, la cohabitation tranquille et agréable pour quelques heures, quelques jours et pourquoi pas plus longtemps …?

Une discussion tranquille à lombre dun banc

Une discussion tranquille à l'ombre d'un arbre.

Je pense que l’on aura compris que j’aime particulièrement le calme de la campagne, que ce soit au Nicaragua ou en France. L’avantage du Nicaragua sur cette dernière ? La végétation sauvage telle ce que cela n’existe plus en France et l’absence d’un hiver froid. La température varie entre 15 et 35 degrés au grand maximum, mais reste le plus souvent proche des 28. Cela permet de rester dehors toute l’année et d’avoir des maisons telles que décrites (pas besoin de murs de plusieurs dizaines de centimètre d’épaisseur et de beaucoup de chauffage pour atteindre les 15 degrés comme dans les Pyrénnés… ;-))

J’ai tellement apprécié ces quelques jours que je dois avouer que l’absence d’électricité, les deux heures de marche sur un chemin difficile pour aller à la ville et les travaux des champs ne me rebutraient pas, bien au contraire, pour venir vivre ainsi quelques années, voir plus …

Qui vivra verra ce que l’avenir nous réserve…

La main de son fils …

Posted by Hélène Legay on août 19, 2009
Portraits de Nicaraguayens, août 2009 / 5 Comments

Un court instant, un geste simple. L’instant m’a marqué même s’il est courant. Le père qui donne à son fils le papier qu’il doit signer afin que celui-ci le fasse. Lui, ne peut pas.

Un enfant signe à la place de son père qui ne sait pas écrire.

Un enfant signe à la place de son père qui ne sait pas écrire.

 

Depuis la révolution de 1979, l’anaphalbétisme régresse au Nicaragua. Une grande campagne de lutte est en route depuis 30 ans, mais bien que l’école soit obligatoire, de nombreux enfants n’y vont pas.

Des étudiants ont travaillé sur le sujet pour démontrer que les enfants qui travaillent ne le font pas parce qu’ils sont pauvres mais qu’il s’agit avant tout d’un problème culturel. Il y a-t-il quelque chose de plus dure a faire évoluer ? Mais il faut se battre. Et de nombreux nicaraguayens le font.

Les enfants des rues

Posted by Hélène Legay on août 08, 2009
Portraits de Nicaraguayens, août 2009 / No Comments
Il est courant de voir de jeunes enfants en bande, courrir et jouer dans la rue, avec ou sans produits à vendre, mendiant ou ne mendiants pas…
Mimeto et ses amis

Mimeto et ses amis

 

Quand ils me voient avec mon appareil en main, ils me demandent souvent de les prendre en photo, ce que je fais avec plaisir. Après, je leur montre la photo sur l’écran. Pendant quelques minutes, il auront pensé à autre chose et reprendront leurs activités.  Quand je leur demande leurs noms, ils les inventent comme un jeu…

Un amis de Mimeto vend des cigarettes et des bonbons

Un ami de Mimeto vend des cigarettes et des bonbons

 

Selon Norma Morales, au Nicaragua, 100 000 enfants abandonnés vivent dans la rue. 500 000 enfants travaillent. La population totale du Nicaragua est d’environ 6 000 000 d’habitants.

Norma Morales, professeur d’espagnol

Posted by Hélène Legay on août 05, 2009
Portraits de Nicaraguayens, août 2009 / 2 Comments

J’ai passé la semaine dernière auprès d’une professeur d’espagnol à Esteli.  Il y a encore 6 semaines, j’étais incapable d’aligner deux phrases correctes. Je n’ai jamais étudié l’espagnol à l’école. En un mois, j’ai déjà fait pas mal de progrès. Suffisament en tout cas pour ne pas avoir peur de passer 4 mois “seule” au Nicaragua ! J’ai tout de même pensé qu’il serait intéressant de prendre quelques cours. Suivant les conseils de Philippe Verat sur son site , j’ai été chez Norma Morales.

Norma Morales et sa fille Leslie

Norma Morales et sa fille Leslie

Et bien, je n’ai pas été déçue ! Certes 4 heures de cours de suite pour une personne qui n’a pas été à la fac depuis un an c’est dur mais j’ai appris plein de choses, aussi bien en espagnol que sur le Nicaragua. Norma connaît très bien la situation sociale du pays et elle connaît pas mal de monde à Esteli. Ainsi, je profite de ce site pour faire un peu sa pub car elle le mérite. Ainsi, si vous allez au Nicaragua, vous pouvez prendre des cours chez elle : 4h de cours + logé en chambre avec douche et toilettes perso, le tout très propre + nourri comme un roi (elle a appris à faire la cuisine quand elle a travaillé dans un restaurant à 15 ans) pour 180 dollars par semaine. Pendant les après-midis, elle peut vous faire découvrir les environs et rencontrer des artisans. Pendant la semaine, j’ai rencontré Modesto, un artisan-sculpteur, j’ai visité Esteli, une fabrique de tabac, Matagalpa et la Serva Negra, et la Casita, un restaurant-jardin calme et naturel.

L’ambiance de la maison est familiale, avec sa fille Leslie qui va bientôt partir étudier la médecine à Léon, et pour quelques mois Helen, dont la mère est partie au Costa Rica pour travailler.

Sinon pour les autres, elle peut également être guide du Nicaragua. Elle connaît les coins où il faut aller ainsi que les “bons plans” pour les hôtels et restaurants… Alors n’hésitez pas !

Pour la contacter :
Norma Morales
Tél : 00505 271 521 25
sacuanjochespanishschool@yahoo.es
http://www.sacuanjochespanishschool.com/

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