Le Rio San Juan

Un envol doiseaux sur le bord du Rio San Juan

Un envol d’oiseaux sur le bord du Rio San Juan

Une balade de 7 heures au bord de l’eau à observer les oiseaux, les tortues marines et même quelques crocodiles… C’est le trajet que j’ai effectué sur le Rio San Juan pour me rendre de El Castillo à San Juan de Nicaragua (ancien San Juan del Norte). La descente dure toute la journée mais la faune et la flore ne lassent pas. Mon exercice principal a consisté à capturer en photo les animaux observés mais la vitesse du bateau ne permet pas de faire des miracles et les crocodiles n’ont pas voulu que je leur fasse un portrait.

Les tortues et le vols des papillons jaunes (détail dune photo)

Les tortues et le vols des papillons jaunes (détail d’une photo)

Le Rio San Juan est un fleuve qui constitue la frontière sud-est entre le Nicaragua et le Costa Rica. Long de plus de 100km, il prend sa source dans le lac Cocibolca et plonge dans la mer des Caraïbes. Il est bordé de forêt vierge par endroits et de quelques petits villages et maisons au bord de l’eau.

Un mur de verdure de plusieurs dizaines de mètre de haut au bord du Rio San Juan

Un mur de verdure de plusieurs dizaines de mètre de haut au bord du Rio San Juan

Il est parfois étonnant d’observer la vie d’une famille au bord du fleuve : il n’y a pas d’électricité et la plupart des familles doivent vivre en quasi autonomie pour la nourriture et tous les produits du quotidien car l’épicerie la plus proche est souvent à plus d’une demi-heure en barque a moteur et beaucoup plus à la rame. Les femmes lavent le linge dans le fleuve pendant que les enfants se baignent et plongent de la rive.

Un garçon au bord du Rio San Juan

Un garçon au bord du Rio San Juan

Je n’ai pas eu l’occasion de m’arrêter pour discuter avec les habitants mais il est clair que la vie est très différente de la nôtre en France mais également de la vie de la majorité des Nicaraguayens de la côte Pacifique.

La forêt vierge qui borde le Rio San Juan est pour une grande partie protégée en tant que réserve naturelle : la réserve Indio-Maiz. Je souhaitais y faire un petit tour à partir du Refugio Bartola (un centre de tourisme communautaire qui borde la réserve) mais le manque d’organisation et la difficulté d’accès dans ce lieu m’en a empêché. La réserve est un lieu magique pour observer la richesse de la faune et de la flore. Moi-même, non spécialiste, ai pu observer à partir d’une balade à San Juan de Nicaragua un très grand nombre de papillons, d’oiseaux et de libellules.
Aujourd’hui, cet espace naturel s’ouvre peu à peu aux touristes avec la création d’hôtels et de restaurants. J’espère que la croissance certaine du tourisme dans les prochaine années se fera dans le respect de la nature et des populations locales, selon les principes du tourisme durable et responsable car sinon, les dangers sont grands. Le versant Costa Rica du fleuve, possédait les même richesses. Ouvert aux touristes depuis longtemps, la diversité exceptionnelle que le pays possédait à aujourd’hui disparue (l’instabilité politique du Nicaragua dans les années 80-90 explique cette différence).

One Response to “Le Rio San Juan”

  1. la fourmi dit :

    Qu’ils sont beaux ces oiseaux blancs!
    Et tout le voyage aussi.
    Bisous du pays des neiges (elle a commencé…)