Quelques nouvelles

Trajet Managua-Condega-Léon

Presque dix jours sont passés et me revoilà. Après avoir peaufiné quelques affaires à Managua, je suis partie pour Condega, la ville de l’IDCO. Cela me tenait à coeur d’y retourner pour voir et parler avec les personnes que j’y ai rencontré : Candida, qui m’accueille chez elle avec un sourire qui touche jusqu’au plus profond du coeur, Xilo et Citla, les deux cousines pleines de vie, Victoria, cette femme qui élève 12 petits enfants pleins de vie et tant d’autres.

Aurélila par exemple est depuis 11 ans une professeur de l’école spéciale de Condega. Cette école accueille des enfants ayant de grandes difficultés scolaire ou des sourds et muets. Aurélila a commencé à enseigner aux élèves en grandes difficultés tout en apprennent la langue des signes. Elle est devenue depuis 4 ans l’une des professeurs des élèves sourds. Le mois dernier, avec d’autres membres de l’association, Aurélila nous avait présenté la ville . Elle nous avait aussi emmené visiter sa famille dans l’une des communidad (quelques maisons) à trois heures de marche de Condega (La Laguna, vous vous souvenez ? ). Elle parle très lentement pour qu’on la comprenne bien en tant qu’étranger. Elle a pris l’habitude au sein de son travail.

Invitée dans la classe, les élèves se sont présentés et mon donné mon signe personnel. Plutôt que d’épeler le nom d’un personne à chaque fois que l’on parle d’elle, on lui donne un signe lié à son caractère ou à son physique. Mon signe à moi c’est un deux doigts pointés sur la joue droite. Les deux doigts signifient H pour Hélène et la joue droite car je n’ai qu’un seule fossette, côté droit, quand je sourie !

Aurélila et sa classe

Aurélila et sa classe

Les élèves m’ont appris quelques signes : buenos días, buenas tarde, buenas noches, Francía, Nicaragua, école, travailler, étudier, merci, beaucoup, arbre… Quand je rentrerai je pourrai vous parler un peu mais malheureusement, comme les langues parlées, la langue des signes est différentes selon les pays, je ne pourrai donc pas parler aux personnes sourdes en langue des signes française. Je ne regrette pas pour autant, j’ai ressentie chez les élèves (j’aimerai tellement les appeler par leurs noms mais je ne me souviens que de leurs signes…) une énorme envie de partager et de me faire découvrir cette langue. Je continuerai à apprendre : je les revois aux alentour du 15 septembre car j’irai passer la fête de l’indépendance à Condega.

One Response to “Quelques nouvelles”

  1. Helene dit :

    Quelle femme formidable!