En el campo …

J’ai passé trois jours avec les membres techniques d’Aprodesa à El Sauce, pueblo (village) du département de Léon. Chaque jour, nous partions tôt le matin pour rejoindre une communidad (groupement de maisons – une trentaine). Ils rencontraient les paysans et j’observais la vie de la campagne. En voici une petite description :

Les animaux en liberté devant la maison

Les animaux en liberté devant la maison

Les maisons sont faites de bois et d’une sorte de torchis pour les murs de la cuisine. Le four est à l’extérieur. La plus grande partie de la maison est ouverte sur l’extérieur avec un toit bas afin d’assombrir et donc de rafraîchir la pièce. Tout autour de la maison, les chiens, les poules, le cochon et les vaches quand il y en a profitent de la tranquillité de la vie.

Deux soeurs

Deux soeurs

Les habitants sont encore plus calme que ne le sont les Nicaraguayens. Les enfants s’amusent et profitent de ma présence pour jouer avec mon appareil photo. Ils ont tous de grands sourires aux lèvres que ce soit les enfants ou les adultes. Tout autour de nous, s’élève la forêt. Des arbres plus ou moins grands, plus ou moins vieux, qui ne ressentent pas l’emprise de l’homme. El Cacao, comme les autres communautés se situe très en altitude dans la montagne. Le paysage est magnifique. Les étendues de végétations sauvages sont parsemées ça et là de parcelles cultivées de maïs ou de frijoles (haricots rouges).

Un paysage parmi tant dautres ...

Un paysage parmi tant d’autres …

Comme partout au Nicaragua, personne ne viendra vous faire sentir que vous gênez, bien au contraire, on vous accueille, on ne se sent pas obliger de parler si l’on en a pas envie, on répond avec plaisir aux questions qui sont posées. Une vie tranquille au sein de laquelle on ne ressent aucunement le stress de savoir si on se comporte de la bonne manière, si il y a des choses qu’il faut dire ou qu’il ne faut pas dire, pas de manières d’aucune sorte. Juste la vie, la cohabitation tranquille et agréable pour quelques heures, quelques jours et pourquoi pas plus longtemps …?

Une discussion tranquille à lombre dun banc

Une discussion tranquille à l’ombre d’un arbre.

Je pense que l’on aura compris que j’aime particulièrement le calme de la campagne, que ce soit au Nicaragua ou en France. L’avantage du Nicaragua sur cette dernière ? La végétation sauvage telle ce que cela n’existe plus en France et l’absence d’un hiver froid. La température varie entre 15 et 35 degrés au grand maximum, mais reste le plus souvent proche des 28. Cela permet de rester dehors toute l’année et d’avoir des maisons telles que décrites (pas besoin de murs de plusieurs dizaines de centimètre d’épaisseur et de beaucoup de chauffage pour atteindre les 15 degrés comme dans les Pyrénées… ;-))

J’ai tellement apprécié ces quelques jours que je dois avouer que l’absence d’électricité, les deux heures de marche sur un chemin difficile pour aller à la ville et les travaux des champs ne me rebuteraient pas, bien au contraire, pour venir vivre ainsi quelques années, voir plus …

Qui vivra verra ce que l’avenir nous réserve…

One Response to “En el campo …”

  1. la fourmi dit :

    Toujours aussi attrayants, tes carnets de voyage.
    Au diable tes 28°, ici par temps de canicule sur la France…nous atteignons 21° dans la maison.
    Bisous