Ce que je veux voir au Nicaragua (2)

Voici la suite de l’article, la prochaine et dernière partie sera pulié demain ou après demain.

Massaya, la ville de l’artisanat

La ville me semble plutôt jolie et surtout les marchés sont intéressants. Il y en a deux : le « marché des touristes » plus cher et plus propre et le « vieux marché ». Le contraste entre les deux peut être intéressant, je compte voir ce qu’il en est. Il vaux mieux passer au « vieux marché » avant le départ pour acheter les cadeaux et tous l’artisanat avant de rentrer chez soi. Les hamacs et les poteries sont  les spécialités mais vous pourrez trouver un peu de tout. Près de Massaya, se dresse le volcan du même nom, en haut duquel on peut apercevoir un lac de lave et des perroquets dont l’existance et la survie dans un lieu si arride est un mystère. Un réserve naturelle se situe au pied du volcan ainsi qu’un musée intéressant. Enfin, non loin de la ville, se trouve les Pueblos Blancos : des villages d’artisants qu’il est possible de visiter. Un mirador (un point de vue – pas une tour de surveillance :-)) situé près d’un lac Catarina vaut le détour.

 

Miraflor

Au sein de cette réserve naturelle près d’Esteli s’est développé le tourisme communautaire (activité secondaire des paysans qui permet de developpement de la communauté et non pas des finance d’un propriétaire déjà riche). Si j’ai l’occasion d’y passer 2 ou 3 jours, cela me permettra d’observer et de discuter avec les paysans des avantages et inconvénients développés par ce type d’action. Je m’intéresse beaucoup aux possibilités offertes par cette alternative au tourisme de masse. Du point de vue touristique, les cabanes ont l’air confortables au vu des photos que m’a montré l’un de leur visiteur. Le confort n’est pas toujours extrème mais ce n’est pas le but. L’intérêt de Miraflor est particulièrement le contact très proche avec la nature, présenté ou non par un habitant des lieux qui connait particulièrment bien la faune et la flore locale.

 

El Refugio de Vida Silvestre del Río Escalante Chacocente

Sous ce nom à ralonge se trouve l’une des plages et réserve naturelle sur laquelle les tortues viennent pondre leurs oeufs entre juillet et novembre. Difficile d’accès, je ne me suis pas encore bien renseignée sur les possibilités de m’y rendre. Mon intérêt pour cette endroit est plus lié à l’emerveillement de pouvoir observer ce qu’y s’y passe : voir, de nuit, arriver par centaines des tortues gigantesques, les voir pondre et cacher leur oeufs dans le sable avant de reprendre la mer. Réussir une photo de qualité serait pour moi un défi si je m’y rend mais oserais-je me concentrer sur mon appareil photo plutôt que sur l’évènement ?  Les nuits d’observation sont très controllées afin de ne pas poser de problème du point de vue écologique.

 

La côte Caraïbe

Cette appelation regroupe plus de la 1/2 du territoire Nicaraguayen. La plus grande partie est couverte de forêt tropicale humide. La population se situe quasi-exclusivement près de la mer : El Rama, Bluefield, la Laguna de Perla. Au dire des Nicaraguayens de la côte Pacifique, les costeniens sont un peu différents. Cette zone n’a pas subi la domination espagnole mais quelques comptoirs anglais s’y sont installés durant l’époque coloniale. Les populations indigènes ont beaucoup moins subi de mélanges que sur la côte pacifique. Les langues parlées sont donc les langues indigènes comme le Misquitos, et un Espanglais étrange (mélange d’espagnol et d’anglais, plus d’anglais que d’espagnol a ce que j’ai compris).
La nourriture est un peu différente, les plats traditionels du moins, les danses et les coutumes également. Le Palo de Mayo, danse traditionelle, fait beaucoup parler d’elle, il faut que je vois cela de plus près.
De nombreuses réserves naturelles sont présentes dans les terres afin de protéger les forêts mais la contrebande et la corruption politique permettent certains abus.
Près de Biliwi, au nord de la côte, se trouve la gigantesque réserve Bosawas où vivent encore des tribus indigènes comme nous les imaginons dans la forêt amazonienne. L’accès est difficile, peu recommandé et aller voir ces peuples pour le simple plaisir touristique me semble assez malsain.

Ainsi, je compte pour la part me rendre à Bluefields afin de rencontrer une association francaise d’énergie propre (je n’en sait pas beaucoup plus pour le moment), passer quelques jours à la Laguna de Perla auprès d’une communauté misquitos qui pratique le tourisme communautaire afin si possible qu’il me fasse partager un peu de leur temps et de même à El Rama, plus proche d’un réserve naturelle et dont la culture indigène est différente, ils sont Ramas. Si le temps et l’argent me le permettent, je me rendrai également à Biliwi auprès d’une association de femmes qui pratique également le tourisme communautaire.

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